La longue tradition des savons à l’huile d’olive au moyen orient ne s’arrete pas a Alep, c’est certes le plus célèbre, mais dans des villes moins touristiques ou moins accessibles, il existe des Savonneries séculaires qui produisent des savons d’aussi bonne qualité, voir meilleures puisque moins copiés.

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Il s’agit des Savons de Naplouse (Cisjordanie / Palestine),
et de Tripoli (Liban).

Le savon de Naplouse ou de Nablus:

Dans la ville de Naplouse, la tradition de la fabrication d’un savon à base d’huile d’olive est devenue une industrie majeure et un art. Dès le 10ème siècle, les savons traditionnel à l’huile d’olive de la ville de Naplouse ont été exporté dans le monde arabe et l’Europe dans une moindre mesure.

Les savonneries traditionelles ne sont plus très nombreuses, mais les palestiniens font des efforts pour préserver cette partie importante de leur patrimoine culturel.

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Je trouve leur technique de stockage très esthétique, une multitude de tours, de murs et de remparts posés briques par briques.

MAJ du 28/06 : Swannee me dit que ces tours de savons s’appellent des “tananîr”.

“Bling-Bling”, néologisme dont le synonyme est tape-à-l’œil.
comptoirLes savons de la marque “le Comptoir des Savonniers” n’ont de transparent que leur look, il n’en va pas de même avec leur communication, opaque comme le marché du savon d’Alep.

C’est pratiquement mission impossible de connaitre la composition INCI de leurs savons,  affiché nul part en magasin (Antibes), Nul part sur leurs différents sites internet, alors que c’est une obligation légale. C’est la moindre des choses quand on vend des savons à 9,79 euro les 100 grammes (presque 100 euro le kilo! Et les gars vous êtes tombés sur la tête!).
Après quelques recherches j’ai trouvé sur un forum la composition d’un de leur savon réclamé par une consommatice qui à brandi la menance de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).

Sorbitol, prolylène glycol, aqua, sodium stéarate, sodium laureth sulphate, sodium laurate, sodium laureth-13-carboxylate, parfum, sodium chloride, glycerin, sodium behenate, caprilic/capric triglycéride, tetra sodium EDTA, CI 77891, CI 74260.

En gros des savons “Melt & Pour”, avec des ingrédients pas franchement naturels comme laisse à penser leur communication, et surtout rien à voir avec les prix prohibitifs affichés en magasin!

Quand je pense qu’il y a 4 ans je bavais devant la vitrine de leur magasin… (pardonnez lui, il ne savait pas).

(Credit photo : Le Comptoir des Savonniers d’Antibes)

MISE A JOUR : J’ai oublié de dire hier, que visuellement et “olfactivement” je trouvais leurs savons très beaux, les photos aussi sont magnifiques. je suis juste déçu par le coté (notre savon est tellement extraordinaire, que nous ne communiquons pas sur sa composition. Bullshit!).

Un coup de gueule à propos du faux savon d’Alep

Que des consommateurs non avertis se fassent avoir en achetant un faux savon d’Alep (Presque la couleur de l’Alep, presque le sceau de l’Alep, le nom de l’Alep mais ce n’est pas un Alep), soit, mais que des professionnels (boutique Bio) vous soutiennent mordicus que le produit qu’ils vous proposent est un authentique  savon d’Alep alors que ce n’est qu’une vulgaire copie, là je dit non, et je gueule ! Je ne doute pas de la sincérité du commerçant à qui on a dû faire le coup du certificat d’authenticité traduit par un Syrien agrée ! Et oui, même dans l’univers du Bio ça existe les représentants peu scrupuleux !

Avant d’aller plus loin et de décortiquer la composition de ce fameux savon d’Alep (Le vrai et le faux), un peu d’histoire :

L’histoire donc, nous raconte que le savon d’Alep serait à l’origine de tous les savons dur du monde (3500 ans environ selon les sources) et fait référence à un de ces prestigieux descendant, le savon de Marseille (fin 17e siècle). J’ajouterais aussi la longue tradition des savons dur Africains. En Afrique, dans la littérature est décrit par exemple qu’au Ghana, avant l’arrivée des Portugais en 1482, les Fanti préparaient du savon à partir de l’huile de palme brute et de la potasse, extraite des cendres de bois. En inde, c’était aussi une activité importante avant l’arrivé des anglais et l’implantation d’Unilever en Inde (appelé Hindustan Lever). Il me reste à rajouter qu’il y a à peine 10 ans, personne (ou très peu) ne connaissait ce savon en France, aujourd’hui on peux en trouver partout, et parfois (souvent) à des prix très élevés.

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La composition du savon d’Alep (le vrai)

* Huile d’olive de deuxième pression.
* Un peu d’eau.
* De la soude (autrefois extraite de la cendre de salicorne)
* l’huile de baies et de feuilles de laurier (Laurus nobilis)

L’huile de laurier étant plus rare et plus chère que l’huile d’olive, son pourcentage influe considérablement sur le prix des savons.

Voilà, c’est extrêmement simple et complètement naturel ! Le savon d’Alep traditionnel se présente donc toujours sous la forme d’un pain parallélépipédique marron, sur lequel sont inscrits le nom du fabricant ainsi que la qualité du savon.

Mais, sous la dénomination “Savon d’Alep” on trouve de vulgaires copies qui sont la plupart du temps fabriquées comme des savons industriels. Dans ces savons, la quantité d’huile d’olive est alors réduite a son minimum et est souvent remplacée par de l’huile de palme ou de coprah. Pour l’huile de laurier (trop chère) caractéristique principale et source des bienfaits du savon d’Alep, il n’y en a pas ! Il n’y a aucun contrôle obligatoire pour cette méthode de fabrication, ce qui n’est pas le cas pour l’appellation d’origine “Savon de Marseille”. Il peut donc être produit dans d’autres pays et l’on voit maintenant arriver sur le marché français des quantités importantes de savons d’Alep fabriqués avec des huiles d’olive de plus ou moins bonne qualité, et parfois même avec des mélanges d’huiles dégradées d’olive, de palme et de coprah (ils sont ensuite colorés et parfumés afin de leur donner un aspect plus authentique). Il est tentant aussi d’indiquer des % fantaisistes d’huile de laurier afin de faire plus de profit.

Quelques pistes pour reconnaitre un vrai savon d’Alep
* Sa surface est rugueuse et l’aspect général est assez brut.

* Il doit comporter le sceau du fabricant (en Arabe, et parfois en dessous la marque en lettres latines).

* Sa couleur est brun-beige à l’extérieur et vert émeraude à l’intérieur. (Due à la présence naturelle de chlorophylle).

* Le savon d’Alep flotte. (Ce qui n’est pas le cas de la plupart des savons)

* Le savon d’Alep n’est pas liquide. (Autrement sa composition contient des éléments chimiques comme des tensioactifs, des agents anti-bactériens etc… Du coup ce n’est plus un savon d’Alep!)

* De façon générale aussi, il faut se méfier des “Alep” qui ne sont pas carrés. Souvent, les copies sont faites sous forme de barre ou petite savonnette car cela est plus facile à produire. Il suffit de mettre le savon liquide dans des moules. La production sous la forme carrée demande beaucoup de place et un matériel spécifique que les faussaires ne possèdent pas.

Voilà, vous en savez un peu plus pour avancer dans la quête de “l’Alep” parfait…

Mise à jour du 4 février 2015 :

Depuis notre article de 2010 sur les faux savons d’Alep qui pullulaient à l’époque dans les rayons et les marchés (au détriment des vrais merveilles d’Alep), nous avons eu énormément de demandes pour appliquer la recette authentique d’un Alep à celle d’un savon à froid. J’y étais réticent pour plusieurs raisons dont la principale concernait la possible confusion entre nos deux modes de fabrications, la méthode à chaud utilisée à Alep et la notre, la méthode de saponification à froid qui avait de la peine à se faire connaitre il y à presque cinq ans.

Et puis, suite aux terribles événements en Syrie, la ville d’Alep fut dévastée, cette ville qui fut l’une des plus vieilles villes du monde, cette ville classée au patrimoine mondial de l’humanité est maintenant détruite… La production de savon aussi et je me contenterais de ne commenter que cet aspect du désastre… voir la suite de ce nouvel article par ici…

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Voila une autre phrase que j’entends beaucoup en ce moment. Alors je vais tenter rapidement d’expliquer les événements qui depuis plusieurs années nous on menés Philippe et moi sur la voie du savon naturel.

La première fois que nous avons évoqué la possibilité et le désir de faire du savon avec Philippe remonte à plus de 15 ans. C’était à l’époque ou nous travaillions sur notre marque “Câlin d’Amour”, et dans notre dossier de presse nous évoquions déjà la notion “d’entreprise citoyenne” parce que nous voulions reverser une partie de notre chiffre d’affaire à des oeuvres caritatives. A cette époque, nous sommes passés pour des farfelus, alors qu’aujourd’hui de nombreuses entreprises se revendiquent “citoyennes” et participent à des projet comme 1% de son CA pour la planète (entre autres).

A cette époque donc, nous voulions créer un savon didactique pour inciter les enfants à se laver. Notre idée était de mettre un objet (une surprise) à l’intérieur de chaque savonnette pour inciter l’enfant à se servir du savon (donc de se laver sans rechigner et avec plaisir). Nous voulions appeler cette collection “Petit Câlin d’Amour”. Cette idée est resté au stade embryonnaire.

Il ya 6 ans, presque 7 nous avons participer à un projet “Tridosha Expérience” visant à faire connaitre les principes de la médecine “Ayurvedique” en France.

C’est en 2009 lors d’un passage de Philippe à Valence que l’envie de travailler avec des savons nous est revenue. En réalité, pendant toutes ces années nous évoquions souvent le sujet, mais sans donner de suite. Philippe avait donc en 2009, dans ses bagages des savons fabriqués en Inde, pas les savons Indiens classiques que nous utilisions depuis des années comme le savon “Mysore” ou “Chandrika“, mais des savons transparents avec des inclusions de formes et de couleurs à l’intérieur, des savons qu’on appelle “Melt and Pour”. Ce sont des savons à base de glycérine, et c’était là tout notre problème. La glycérine naturel étant très cher, tout ces savons sont en général réalisés a base de glycérine industrielle de synthèse. De notre coté nous voulions faire des savons naturels, donc l’accumulation de produits chimiques dans les savons “Melt and Pour” nous à tout naturellement conduits vers la création de notre propre Savonnerie afin d’élaborer le / les savons qui nous convenaient.

Donc nous ne surfons pas sur une vague, nous sommes la vague…

Les abus d’utilisation du qualificatif “naturel” sur des produits comme les gels douches ou savons sont tellement nombreux, que les consommateurs peinent pour s’y retrouver. Il faut donc apprendre à reconnaître les produits qui offrent réellement une qualité écologique. Normalement, Naturels ou Bio devrait forcément dire que les ingrédients sont d’origine végétale et non pétrochimique. Et là, autant vous dire que c’est pratiquement mission impossible de trouver ce type de produits dans la grande distribution au milieu des rayons cosmétiques. Alors, si on ne sait pas lire les étiquettes, il vaux mieux plutôt se fier à la typologie du magasin, cela ressemble peut être à une lapalissade, mais au moins dans un magasin ou une e-shop estampillé Naturel / Artisanal ou Bio, les possibilités de se faire avoir sont bien plus réduites que de succomber aux packaging faussement naturels de certaines cochonneries proposés en GMS !

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Avantages des vrais produits dit Naturels ou Bio :
* Ils sont généralement moins agressifs pour la peau.
* Ils stimulent moins la sécrétion de sébum, qui incite à se laver plus souvent (plus précisément pour les cheveux).
* Leur biodégradabilité est rapide.
* Leur impact sur la vie aquatique est minimal et ils ne sont généralement pas testés sur les animaux.
* Ils ne sont pas bourrées de cochonneries pétrochimiques.

Donc, si dans les grandes surfaces, il est très difficile de trouver des savons naturels ou bio. En revanche, la plupart des parapharmacie proposent des marques de qualité et elles en sont généralement proche géographiquement.
(Attention toutefois avec certains faux savons d’Alep).

Enfonçons encore un peu le clou des gels douches :
Typiquement l’exemple du produit marketing (don’t be evil mister marketing man !), qui permet aux fabricants de vendre nettement plus cher un produit qui contient beaucoup plus d’eau que le savon ainsi que de nombreux additifs, tout en générant de grandes quantités de déchets d’emballage et de pollution aquatique. Aux agents lavants (tensioactifs) sont ajoutés des gélifiants d’origine naturelle (caroube, pectine, alginates…) ou plus souvent synthétiques s’il s’agit de produits conventionnels (c’est à dire 98% des produits vendus en grandes surface). Peuvent être ajoutés également des épaississants, des surgraissants, des correcteurs de pH, des conservateurs antimicrobiens, des antioxydants, des parfums…
Ils s’usent aussi plus vite de part la quantité utilisé a chaque fois, ils reviennent donc plus cher que du vrai savon.

Les savons naturels par saponification à froid eux :
* Sont issus de recettes ancestrales.
* Ce type de  savon est un detergent à base de corps gras (huile végétales, parfois des graisses).
* Ils sont totalement biodégradables.
* Ils nécessitent trés peu d’énergie lors de leurs fabrication et ont donc un impact moins important sur l’environnement.

Ne nous mettons pas n’importe quoi sur le corps, la peau est le plus grand et le plus poreux de tous nos organes, alors prenons en grand soin et jettons à la poubelle les “Talliti douche Machin” et les “Uschouaia aux extraits de bois de n’importe quoi” !

Contexte :
Le respect des Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) est un des piliers du règlement européen sur les cosmétiques. Ce règlement impose des mesures très strictes pour garantir la sécurité des produits cosmétiques aux consommateurs de l’ensemble du marché commun. Fabricants d’ingrédients, producteur de produits finis, distributeurs, importateurs/exportateurs, tous les acteurs de la branche cosmétique sont concernés par ces obligations et la définition d’une responsabilité accrue de chacun.
Tous les produits circulant sur le marché européen devront être élaborés en respectant les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF), décrites par la norme ISO 22716.

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Les avantages des BPF sur les cosmétiques :
* Faciliter l’organisation et la réalisation des activités d’un établissement cosmétique, de façon à maîtriser les facteurs pouvant avoir une incidence sur la qualité des produits cosmétiques.
* Prendre en compte les besoins spécifiques du secteur cosmétique.
* Diminuer les risques de confusions, d’oublis, de détériorations, de contaminations, d’erreurs.
* Impliquer le personnel par une meilleure connaissance des activités.
* Garantir au consommateur un produit cosmétique d’une qualité définie.
* Disposer d’un référentiel international reconnu lors de lors de l’exportation et de l’importation.

Comment :
Divers organismes ou consultants indépendants proposent des certifications pour la fabrication des produits cosmétiques sur la base des bonnes pratiques figurant dans la Norme ISO 22716.
Cette certification s’adresse à tous les acteurs de l’industrie cosmétique, qu’ils interviennent au stade de la fabrication, de la production, du contrôle, du stockage, du conditionnement ou de l’expédition des produits cosmétiques. Avec la Norme ISO 22716, ils disposent d’un référentiel commun à toute la profession et reconnu internationalement.

Pour allez plus loin je met en lien un fichier PDF de 28 pages, texte complet de la norme ISO 22716 et des bonnes Pratiques de Fabrication (BPF). Le texte date de 2007, il y a eu quelques petites mises à jours depuis, mais pour ceux ou celles que cela intéresse l’essentiel est là.

(Credit photo: Photo prise dans l’usine de Helena Rubinstein’s à long Island, NY, US en 1953.)

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Depuis plusieurs semaines, une des discussions récurrentes avec Franck concerne les couleurs des savons. Vous imaginez que cela laisse place a des discussions animées!

Il se dégage quelques tendances:

* Les savons auront la couleur de ce qu’on ‘met dedans’, sans ajout de colorants. (plutôt Franck)
* On pourrait ajouter des colorants naturels pour que la couleur du savon évoque sa personnalité et /ou ses ingrédients. Classique, mais efficace commercialement. (plutôt moi)

Aussi, comme nous utilisons certains savons le matin, d’autres le soir ou a certaines occasions, le fait d’avoir des couleurs permet de ne pas se ‘melanger les savons’ dans la salle de bain!

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J’avoue que les premiers essais effectues avec différents produits naturels donnaient un résultat trop inconsistant. Donc je me suis mis en recherche de produits plus performants et nous avons réalisés quelques essais qui sont assez concluants. Nous avons éliminés les oxydes et autres Mica pour se focaliser sur quelques produits vraiment naturels (végétaux) dans une forme concentrée. Je ne rentrera pas dans les détails des pourcentages, mix, moment de l’introduction dans le mélange etc… mais les colorants utilisés sont issus des produits suivants:

* Curcuma
* Annato (Roucou en francais il me semble)
* Chlorophylle
* Paprika
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Evidemment, après les premiers résultats, Franck entreprit de me harceler afin que je prenne des photos pour le blog! et vous pouvez me croire, le bonhomme est pugnace!!! La mauvaise nouvelle – et la triste réalité, c’est que je suis un bien médiocre photographe! Mais, très bonne nouvelle, par chance mon ami Faiz Dadarkar qui me rendait visite ce week-end a beaucoup aimé les produits et nous a offert une série de photos que je trouve très réussies!!! Pour info, Faiz est un ami de Mumbai, qui est Consultant mais qui se révèle être un excellent peintre et photographe. Les photos ont été prises en lumière naturelle.

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Alors, j’admets que ces produits ne sont pas du niveau esthétique de certains savons de nos amies savonnières (comme celui-ci que j’adore www.kafee.fr/savon-uzumaki ) mais cela peut correspondre après quelques réglages a notre recherche de sobriété évocatrice.

Petite note de Franck:
Après avoir vu les photos (il y en a beaucoup d’autres) je commence à pencher dans le clan de Philippe et trouver ça très beau. Et vous, que préférez vous ? des savons colorés (naturellement bien sur!) ou non teintés?

(Crédits Photos : Faiz Dadarkar)

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Pourquoi un savon Gaiia (ou un savon naturel à froid) est t’il meilleur qu’un savon industriel ?

A cause de grandes différences :
* La saponification à froid conserve la glycérine naturelle (qui adoucit le nettoyage de la peau), alors qu’elle est absente de la plupart des savons vendus dans le commerce.

* L’ajout d’huile végétale vierge après la saponification permet de conserver toutes les propriétés de l’huile puisqu’elle n’est pas saponifié.

* L’ajout d’huile essentielle, ou autre produits naturels après la saponification permet de conserver les propriétés des ingrédients actifs.

* Il sont totalement naturel et ne contiennent aucun produits chimique.

* Le PH correct de nos savon évite les sensation de tiraillement, d’impression de chaleur, de brûlure et apparition de rougeurs dû au pouvoir détergeant trop puissant de certains tensio-actifs produits à base de dérivés du pétrole (c’est à dire la plupart des savons du commerce).

Et la liste des bienfaits des savons dit “à froid” est bien plus longue… Donc n’hésitez pas (ou plus) à acheter des savons naturels à froid, que ce soit des savons Gaiia ou d’autres marques.

ARRÊTONS DE NOUS METTRE N’IMPORTE QUOI SUR LE CORPS !

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Un titre super long, mais qui en une phrase traduit bien la menace. J’ai vu ce soir Elisabeth Badinter sur le plateau de “Canal +” qui faisait la promo de son dernier livre , “le Conflit, la femme et la mère“. cela m’a rappelé une lecture publié dans un magazine “Bio” (vous savez, les gratuits bio ou on trouve des machines pour faire du  jus de gazon à boire !!!) ramassé chez mon boulanger cet été. Cet article très pertinent (malgré la présence de jus de gazon dans l’ouvrage), traitait d’une certaine forme de régression féministe imposée par des courants naturaliste* ou écologiste en donnant deux exemples bien concrets :

* Le retour de la couche culotte en tissus lavable.
* L’allaitement maternel pendant 6 mois minimum.

Et de développer que l’une ou l’autre de ces deux pratiques renvoyaient tous doucement les femmes dans leurs foyers.

Et bien cet aussi exactement une des choses écrites par d’Elisabeth Badinter dans son dernier livre.

Extrait d’une interview d’Elisabeth Badinter publier dans le journal “20 minutes”:

Vous dénoncez l’idéologie de la mère parfaite. Pourquoi?
La mère parfaite est au service de son enfant. C’est celle qui allaite pendant au moins six mois, à la demande. Cette idéologie s’est imposée de façon insidieuse au fil du temps. On est passé du «moi d’abord», des années 1970, au «bébé d’abord». Il y a une réelle menace pour la liberté des femmes, qui sont culpabilisées si elles ne se conforment pas à ce modèle.

Qui porte cette idéologie?
Des mouvements très différents. Les spécialistes de l’enfance prônent une «fusion» de la mère et de l’enfant pendant les premières années de sa vie. Une certaine frange d’écologistes refuse le biberon, les petits pots et les couches jetables. Or, c’est toujours à la femme qu’incombe de préparer les repas et de laver les couches. Dans un couple avec deux enfants, la mère assume 90% des tâches ménagères.

Se livre figure bien entendu dans la liste des ouvrages à acheter ce mois ci…

*En éthique, le naturalisme donne une valeur morale à ce qui est désigné comme « naturel ». Selon ce précepte, il faudrait non seulement connaitre la nature mais la suivre, voire lui obéir.

*En philosophie, le naturalisme est la thèse selon laquelle rien n’existe en dehors de la Nature. Dans sa forme contemporaine, le naturalisme accorde une place essentielle aux sciences expérimentales dans la résolution des problèmes philosophiques.

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Pourquoi choisir un savon naturel ou bio, plutôt qu’un gel douche ?

Sans rentrer dans les détails et en ne parlant même pas de l’accumulation de substance petro-chimiques contenus dans un gel douche classique.
Sans parler des multiples avantages pour l’environnement que l’ont peux trouver dans l’utilisation d’un savon.
Sans non plus mettre en avant les problèmes de tuyaux bouchés a cause des conglomérats de gel et de cheveux.
(Interrogez un plombier la dessus, d’abord il vas se marrer parce que c’est un peu son fond de commerce, puis il vous expliqueras que c’est comme la graisse et les artères et que ça représente un paquet d’interventions.)

Non, parlons simplement d’emballage, de pouvoir d’achat et de confort.

Pour ne pas produire trop de déchet évitez d’acheter des gels douches dans des emballages plastiques.

Avec un savon :
* Vous réduisez vos déchets.
* Vous faites des économies
(le savon dure beaucoup plus longtemps).
* Vous faites du bien à votre peau…

Voila !