Depuis quelques temps une saine agitation règne au sein du petit mais trés impliqué monde de la “Savonnerie à Froid”. On y a parlé de “MarketPlace”, de coopérative d’achats groupés, et surtout de reconnaissance des qualités de la Savonnerie à Froid par les consommateurs, et bien tout cela se met en place en commençant par une reflexion autour de la création d’une fédération et d’un cadre autour de notre méthode de fabrication. Là, un espace participatif, s’ouvre à toutes les bonnes volontés, il à été crée dans le but d’avancer ensemble, vers un but commun, faire connaitre la S.A.F. !*

Adresse du forum : http://fede-saf.forumactif.net/

Communiqué des organisateurs du Forum :

Ce forum est né grâce à l’impulsion de savonniers, installés ou en cours d’installation, de personnes qui gravitent autour de la SAF, et d’amateurs avertis, tous passionnés par la saponification à froid.
Il a pour vocation d’être un espace d’échanges entre les différents acteurs de la saponification à froid, dans le but de nous unir.

Nous unir pour quoi ?
Dans un premier temps, définir ce qu’est la SAF, quelles sont ses spécificités, ce qui rend cette méthode unique et si chère à nos yeux.
Fonder une fédération ouverte à tous les savonniers à froid de France et d’ailleurs, pour communiquer ensemble sur ce savoir-faire et ses multiples qualités.
Réfléchir à l’opportunité de créer une coopérative d’achat, une market place commune sur internet, et pourquoi pas, une plate forme d’exportation ?
Mais aussi pour accueillir toutes les idées que vous avez sans doute envie de développer !
Nous vous invitons à rêver et à construire ensembles !
Suite à votre inscription, nous vous invitons à vous présenter rapidement dans la partie « Présentez-vous, vous et votre activité », et à signer le règlement interne au forum en écrivant un message à la suite de celui-ci.
Nous sommes très heureux de vous accueillir pour réfléchir et avancer tous ensembles !

(S.A.F. !* : Méthode de fabrication de savons par Saponification à Froid)

Pour avoir envie d’offrir des savons, genre 6 savons Gaiia pour Noël, nous pensons qu’ils doivent êtres conditionnés sous forme de coffret, que ce soit pour la e-shop ou la vente en magasin. Nous avons donc elaboré un coffret en carton et même si il est magnifique ;-) ça reste un bête coffret en carton que tout le monde connait !

Amoureux que je suis de la sérénité dégagé par certains objets usuels Japonais, j’arrache mon “Google” à ses recherches crépusculaire sur les “macérats” et tape “emballage japonais”. Et là, oh joie ! Je découvre un mode d’emballage séculaire, précieux et poétique aussi codifié que la céremonie du thé… le Furoshiki.

(Petit message pour l’ensemble de la communauté des savonnier(e)s à froid !)

Il nous faut clairement communiquer sur la méthode de fabrication de nos savons naturels ou bio: la saponification à froid. Que ce soit sur nos emballages, nos étiquettes, nos blogs, nos sites, nos e-boutiques et dans chacune de nos conversations autour du savon. A force d’expliquer et de démontrer les bienfaits de ce type de fabrication de savon, chacun dans notre coin, nous arriverons un jour à ce que la saponification à froid soit connue et reconnue par le plus grand nombre.

C’est dans cet esprit que nous avons travaillé sur un logo qui apparaitra dans notre e-boutique et sur nos boites de savon. Le parti pris du look type : coopérative agricole sud-américaine est un vrai choix, après tout ce que certain appelaient le sous-continent Américain à élu des femmes et des Indiens présidents, et même avec une géopolitique incertaine, dangereuse et non maitrisé (voir les dérives Amazoniennes entre autre…), ce continent est un vrai creuset d’expériences nouvelles dans l’agriculture, le commerce et la politique… Des actions révolutionnaires au sens premier du terme.

La S.A.F (Saponification à Froid) doit devenir une dénomination qui compte, c’est faire oeuvre de santé publique !

Face à la glace ce matin, la bouche fraîche et mentholé je me suis posé la question des ingrédients composant mon dentifrice. C’est vrai quoi, on parle toujours de certains cosmétiques à usage externe et potentiellement dangereux, mais l’on s’attarde rarement sur un des premiers cosmétiques en terme de régularité dans l’utilisation: Le Dentifrice!

On sait maintenant que l’application réguliére de vilaines substance sur notre peau est nocive, mais alors, quid du dentifrice? En contact avec l’intérieur de nos bouches entre 2 à 3 fois par jour, je m’interrogeais donc ce matin pour la première fois de ma vie sur la composition de ma pâte à dents…

A l’évidence, j’ai du succombé tout petit aux sirénes de la publicité, exigeant depuis ma tendre enfance un dentifrice avec de l’or sur la boite, un dentifrice “Gold”. Dans mon imaginaire d’enfant, d’adolescent, puis dans ma vie d’adulte mon premier choix face aux lineaires n’a jamais été fondé sur la composition du produit, mais sur le coté clinquant et doré de la boite. (Oui, je me rends bien compte du ridicule de la situation).

Alors, le coeur battant comme toutes les premières fois, je me suis rapproché de l’étuis et j’ai découvert avec horreur que depuis des années je me mettais dans le “cornet” des trucs pas possible comme du Sodium Lauryl Sulfate, du Triclosan, des calciums à base d’os d’animaux ou de chaux… Brrr.

A propos de ça, en Inde il existe des dentifrices dépourvus de dérivés animaux.

Un dentifrice, est principalement composé :

d’excipients :
* agents polissants (abrasifs composés de silice, bicarbonates de sodium ou phosphates de calcium)
* agents humectants
* agents moussants (à base de tensioactifs)
* agents épaississants
* conservateurs
* colorants
* édulcorants
* arômes

de principes actifs :
* anti-caries (à base de fluor)
* agents antibactériens (triclosan ou chlorhexidine)
* agents blanchissants
* anti-tartre

A l’avenir, je vais pister les alternatives possibles à ce type de dentifrice.

“Oui c’est vrai, je sens bon, mais qui et ou suis-je ?
Ah d’accord! Je suis un savon d’hotel…
Mais attendez, c’est tout, vous ne m’utilisez qu’une seul fois?
Please, donnez moi une seconde chance !
Ahhh! Je suis redevenu “clean” , et je deviens une partie d’un truc enorme!”

Chaque jour, en Amérique du Nord, des milliers d’hôtels jettent des millions de savons et de shampoing utilisés une seul fois. Ces produits se retrouvent souvent dans des sites d’enfouissement qui débordent déjà !.


C’est là qu’intervient l’organisation ‘Clean the World‘  qui récupère, recycle et distribue ces nouveaux savons au états unis, mais aussi et surtout dans des pays en difficultés.

C’est une excellente initiative, d’ailleurs les gros fabricants de savons pourrait s’en inspirer et récupérer dans les hotels tout les savons a peine utilisés et les recycler plutôt que de les mettre à la poubelle comme c’est le cas aujourd’hui.

(Sources photos: www.cleantheworld.org)

Dés lors qu’il s’agit de concevoir un produit dit “Eco-conçu” comme nos savons, on ne peut éluder la question de l’emballage qui devient à lui seul aussi complexe à rendre “Eco-frendly” que le coeur de notre projet, vendre des savons 100% naturels.

La première réponse qui vient a l’esprit est celle de l’utilisation de papier recyclé, mais attention tout les papiers et cartons recyclés se trouvant dans le commerce non pas étés purgés de leurs anciennes encres d’impressions (procédé trop onéreux), des encres composés d’huiles minérales donc au potentiel toxique. Dans le cas des  savons Gaiia, nous avons opté pour du carton sans traitement blanchissant et recyclable (pas recyclé).

Pour la protection interne du produit, pas de plastique, mais du papier gras sulfurisé.

Et puis en dernier lieu se pose la question des encres à utilisés, et là, la réponse n’est ni simple ni limpide. La seule alternative aux encres minérales sont les encres végétales, le seul élément qui les différencie est donc l’origine de l’huile, huile qui rentre dans la composition des encres jusqu’à 80%.

Avec quoi produit-on de l’huile végétale pour encre, avec les même végétaux que pour les bio-carburant, Colza, Lin, Soja, Tournesol, Maïs… Mais aussi de Palme, ce qui nous pose le même problème qu’avec nos savons à cause de la déforestation massive et la culture intensive de la Palme. Pour les savons, nous l’avons résolu de la manière suivante : Nous connaissons notre producteur, il est local, et produit de manière raisonné. Nous maitrisons donc ce point, mais pour l’encre, comment savoir ? (Les étiquettes sont plus opaques que sur les cosmétiques Américains).

D’un autre coté, il ne faut pas faire d’angélisme, produire des huiles végétales peut être aussi extrêmement polluant, leur production peut rejeter des nitrates, polluer les cours d’eau et nappes phréatiques, contribuer à l’effet de serre. Ces plantes peuvent, en outre, entrer en concurrence avec des cultures alimentaires. Comment être sur que les producteurs n’utilisent pas des engrais chimiques, des herbicides, des fongicides, des insecticides, des régulateurs de croissance ou encore une irrigation intensive. Auquel cas le bénéfice écologique gagné d’un côté serait perdu de l’autre.

C’est-entre-autre pour cette raison que nous avons voulu rendre la surface imprimé de nos boites la plus petite possible. Mais à ce jour nous n’avons pas encore résolu ce problème d’encre, je crois que comme tout les éco-convaincus, nous tentons de faire de notre mieux, en trébuchant parfois mais sans succomber aux diktats et autres fondamentalisme écologiques. Quoique ;-)

On à aimé leur travail et trouvé leur vidéo très didactique, alors Philippe la traduite et j’ai posé ma voix dessus. C’est trés intéressant, même si au USA les normes sont différentes qu’en Europe (en notre faveur pour l’étiquetage par exemple). Ils parlent entre autre chose de “Bio-accumulation”, n’hésitent pas à dénoncer certaines marques peu scrupuleuses, expliquent ce qui se trouve dans la plupart des shampoings de supermarchés… Tout ça dans une animation très claire. Je vous recommande donc chaudement de ne rien prévoir pour les minutes suivantes et de lire cette vidéo très instructive.

(Sources : http://storyofstuff.org/cosmetics/)

Dans la lignée de mon “post” du 22 juillet 2010, Le savon est dans le sac ! ou j’expliquais pourquoi nous ne voulions pas d’emballage plastique autour de nos savons, ce soir ARTE nous propose justement une émission sur la méconnaissance des substances dangereuses contenues dans les emballages hermétiques…

Face à la hausse du nombre de substances toxiques dans les aliments, scientifiques et consommateurs donnent l’alerte.

À l’heure où les produits “longue conservation” sont de plus en plus prisés, les clients ne soupçonnent pas l’existence de substances dangereuses dans les emballages hermétiques et dans les aliments avec lesquels ils sont en contact. C’est le cas du Bisphénol A, que l’on trouve dans les contenants en plastique rigide et qui peut provoquer des maladies cardiaques ou affaiblir le système immunitaire. Même risque avec les phtalates utilisés pour plastifier les matériaux servant au conditionnement. Agissant comme des hormones, ils peuvent entraîner la stérilité chez les hommes. Nombre de produits figurent sur la liste des substances interdites par l’Union européenne mais comme celle-ci importe massivement des produits venus d’Asie, où les réglementations ne sont guère restrictives…

C’est Eric Allodi d’Integral Vision chargé de promouvoir le concept “Cradle to Cradle” en france qui m’en a informé par e-mail. et qui me dit :

“Ce reportage mettra en évidence la toxicité des “micro-déchets” et proposera des solutions par l’éco-conception. Il présentera, notamment, comment l’approche Cradle to Cradle peut répondre à cette problématique.”

Cradle to Cradle, de la théorie à la pratique et à la certification :
Le concept Cradle to Cradle permet de faire émerger sur le marché des produits certifiés, innovants et performants sur les plans économique, écologique et social. Il s’agit de produits dépourvus de toute substances toxiques et éco-conçus pour être quasi-indéfiniment recyclés à travers des circuits fermés biologiques (ex : tissus compostables, cosmétiques biodégradables) ou techniques (ex : moquettes dépolymérisables ou semelles thermo-recyclables). En fin de vie, chaque objet réintègre son circuit d’origine pour une renaissance prochaine sans perte de qualité ni gaspillage des nutriments qui ont servi à le constituer. L’entreprise peut ainsi se développer sans nuire à l’environnement… et à sa rentabilité puisque désormais ses « déchets » ont de la valeur.

Je regrette simplement que le ticket d’entrée pour obtenir cette certification soit si élevé et du coup pénalise les artisans de l’éco-conception au bénéfice de grosses sociétés.

(L’emballage qui tue, ARTE émission du mardi, 27 juillet 2010 à 21:20 / Réalisateur: Inge Altemeier, Reinhard Hornung)

L’excellent livre “Pour un jardin sans arrosage” d’Olivier Filippi est une de nos lectures d’été, comment créer un jardin sec sans arrosage ? Cela fait deux ans que nous tournons autour de ce sujet et l’ouvrage de O. Philippi vas nous aider à formaliser tout ça. Un chantier à penser dès maintenant pour choisir les plantes que nous planterons au printemps prochain.

“Pour de nombreux jardiniers, la sécheresse est devenue une préoccupation majeure. Les restrictions d’arrosage fréquentes, la prise de conscience que l’eau est une ressource précieuse, inscrivent le jardin dans une perspective nouvelle.

Créer un jardin sans arrosage est non seulement possible, mais extrêmement gratifiant. En jardinant avec la sécheresse, on peut réaliser un jardin remarquable, à la fois beau et original. La principale difficulté réside dans le peu d’informations disponibles : ce n’est pas tant la sécheresse qui est un problème mais la méconnaissance des plantes et des techniques adaptées. Pour aider les jardiniers à évoluer vers une pratique nouvelle du jardinage, Clara et moi menons, depuis de nombreuses années, une recherche approfondie sur les plantes tolérant la sécheresse. Dans ce livre je vous propose une aide concrète en partageant notre expérience, près de vingt ans de travail quotidien avec les plantes pour jardin sec.”

L’auteur possède une Pépinière à Meze dans le Languedoc, et un site internet avec pleins de conseils de plantation, une vrai mines d’informations.

Quelques photos prises la semaine dernière par Philippe en visite chez un de nos producteurs d’huiles essentielles qui travaille comme il y a 500 ans, extraction par distillation et entraînement par la vapeur d’eau, le tout sans électricité. Seule la machine à Vapeur est “moderne” dans cette instalation. Qaund j’ai eu philippe sur Skype lors de notre réunion journalière, il était comme un gamin qui à trouvé un trésor dans le grenier de sa grand-mère. Il n’arrêtait pas de me dire:

“Il faut que tu vois ça! il faut que tu sentes ça, c’est extraordinaire la qualité des ces huiles! C’est vraiment l’Inde que j’aime…”

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