Cet article est l’oeuvre de Raphael, Savonnier à Froid, artiste, bobo assumé et passionné de moto. Son blog : thelittlesunsoapcompany.fr

Quand je parle du savon à des personnes qui n’en utilise jamais, ils me répondent souvent que si le gel douche et le savon liquide se sont depuis longtemps imposés dans nos maisons c’est à cause de leur coté pratique et facile. Je trouve pour ma part cela très dommage, l’efficacité nous a peu à peu éloigné des sensations naturelles, de prendre le temps d’apprécier les choses simples de la vie, comme par exemple de profiter d’un coucher de soleil ou prendre quelques secondes pour faire mousser un savon.

Car on ne le dira jamais assez, il faut quatre à six semaines pour faire un savon saponifié à froid, aujourd’hui dans notre logique industrielle, c’est juste surréaliste, et je ne vous parle même pas du temps d’élaboration de la formule, de la réalisation des prototypes, des tests, car quand on vous dit que les savons sont fait-mains, ils sont aussi le produit de la passion des hommes et des femmes qui les fabriquent.

Je crois que le retour au savon pourrait s’inscrire dans cette tendance qui tente de ralentir le mouvement général, pour un retour à un monde plus humain comme par exemple le slow-food (prendre le temps de manger) ou encore la slow-cosmétique qui prône un retour à une beauté plus naturelle et plus respectueuse de l’environnement. Ainsi les savons saponifiés à froid nécessitent justement de prendre quelques secondes pour les sentir, les ressentir et se laisser porter par leurs parfums, est-ce vraiment un mal ?

Nous vivons dans un monde qui va de plus en plus vite, je ne vous apprends rien. Dans cette course effrénée nous ne pouvons plus nous permettre de perdre quelques minutes, le temps est devenu notre denrée la plus précieuse. Preuve que le sujet est dans l’air du temps (jeu de mot facile), la sortie prochaine du film “In Time : Quand le temps a remplacé l’argent” d’Andrew Nicol a qui l’on doit l’excellent “Bienvenue à Gattaca” entre autres. Vision cynique et aseptisé d’une société futuriste où plus que jamais chaque minute compte.

Mais j’irais plus loin, en disant que notre perception du temps a considérablement évolué. De nos jours ne sommes-nous pas nombreux à vérifier nos mails toutes les cinq minutes ? Il est juste inimaginable de ne pas répondre immédiatement à un SMS, alors que nous sommes en train de discuter avec quelqu’un (ce que je trouve particulièrement impoli). Nous sommes devenus les esclaves de ce système d’alerte, de notification qui nous pollue la vie.

Ce qui est plus grave, c’est que notre cerveau s’adapte à ce nouvel état de fait, et qu’il s’auto-interrompt tout seul pendant des taches importantes, même quand nous ne sommes pas sollicité, on se distrait tout seul, pour aller sur Internet vérifier les dernières mises à jour de nos blogs préférés (bon là c’est moins grave). Ainsi nous avons de plus en plus de mal à nous concentrer longtemps et lire jusqu’au bout un article un peu trop long sur Internet [1] devient difficile. D’ailleurs si je ne veux pas vous perdre, il est temps pour moi de conclure ;-)

En fait nous sommes tous dans une quête d’instantanéité, répondre à un mail dans la minute ou être le premier à commenter un article est gratifiant, cela créer un lien, une interactivité avec la personne avec qui on a cet échange. Ainsi comme toujours, tout est une question de dosage, il faut parfois s’avoir éteindre son téléphone ou son ordinateur, je sais c’est plus facile à dire qu’à faire, moi par exemple je fais quoi en ce moment :-/

Voilà si vous êtes arrivé au bout de cet article, c’est que votre cerveau est en pleine forme, sinon je vous propose un petit exercice avec le site  Donothingfor2minutes [2], la règle du jeu est simple : ne pas toucher la souris pendant deux minutes [3], c’est très révélateur de notre perception du temps, surtout sur Internet.

[1] A l’époque du 56K (un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre) les pages internet mettaient beaucoup de temps à s’afficher, et la règle à l’époque c’était qu’une page devait s’afficher en moins de 8 secondes au delà desquelles l’internaute zapper vers un autre site.

[2] Le créateur de ce site Alex Tew s’est rendu célèbre sur internet en créant le site Million Dollar Homepage et avec son site Donothingfor2minutes il a atteint 1 million de visiteurs uniques en seulement une semaine.

[3] J’ai dû m’y reprendre à trois fois avant d’arriver au bout des 2 minutes…et vous ?

Cet article est l’oeuvre de Raphael, Savonnier à Froid, artiste, bobo assumé et passionné de moto, c’est notre premier blogueur invité. Son blog : thelittlesunsoapcompany.fr

(Photo prise sur la plage d’Anjuna à Goa en 1975)

Connaissez-vous les climatosceptiques ? Non, non, il ne s’agit pas de personnes qui ne croient pas aux bienfaits de la climatisation, non, non, ils défendent l’idée selon laquelle l’activité humaine n’aurait aucun impact sur le climat (si, si). Car il en va du climat comme de la météo, chacun y va de son interprétation et personne n’est vraiment d’accord, à cause des guerres d’experts qui laissent le le public dubitatif, de plus en plus de personnes se rallient chaque jour à cette idée, surtout depuis l’épisode du climategate[1].

Loin de moi l’idée de résoudre la question en quelques lignes, mais je trouve intéressant d’écouter ce que cette tendance nous dit vraiment, et par là même de se livrer à une séance d’auto-critique. Car le principal ressort des écologistes est la culpabilisation, vous avez péché, pollué, c’est mal, très mal, repentez-vous avant qu’il ne soit trop tard, avant le jugement dernier. On retrouve ici un vocabulaire biblique, l’écologie est un peu devenue une nouvelle religion, avec ses sympathisants et aussi ses extrémistes.

Les climatosceptiques[2] (qu’il est long ce mot…) ayant bien compris ces mécanismes psychologiques proposent de nous absoudre (décidément on en sort pas) en nous déculpabilisant, en nous expliquant que si les glaciers disparaissent nous n’y sommes pour rien. Le climat change suivant des cycles millénaires, nous sommes dans une phase de réchauffement, oui, mais ce n’ai pas de notre faute alors fichez nous la paix.

Les écologistes ont-il trop tiré sur la corde du sensationnalisme, sûrement, mais il ne faut pas oublier que le réchauffement climatique n’est qu’une des conséquences des activités humaines en voici d’autres et pas des moindres : déforestation, pollution de l’eau, déchets…etc. Le climat n’est pas le seul enjeu pour les générations futures, nous devrions penser l’écologie d’une manière plus globale, et non pas faire la chasse aux grammes de CO2.

Chacun peut à sa mesure faire des efforts chaque jour pour améliorer les choses, il n’y a ni fatalisme, ni résignation dans cette démarche personnelle, c’est simplement du bon sens.

[1] http://www.alterinfo.net/Changement-climatique-voila-le-pire-scandale-scientifique-de-notre-ère_a39904.html
[2] http://www.slate.fr/story/18809/qui-sont-les-climatosceptiques-giec-allegre-courtillot-

Je ne résiste pas au plaisir de vous présenter le dernier née de la gamme de mobilier de jardin éco-design Staukwood ! (J’en avais déjà parlé par ici…) Un canapé de jardin 3 places. La photo à été prise vite fait avec mon iPhone dans l’atelier de Vincent, les photos en situation pour la presse et le site seront prises cette semaine. Il est super confortable mais n’est pas encore passé au test de la sieste à l’ombre (indispensable dans notre cursus de validation produit).

A titre d’info, voici le nombre de planches de Pin Sylvestre dont nous avons eu besoin pour réaliser le canapé 3 places et 2 fauteuils.

Deux documentaires très intéressants ce soir sur Canal + concernant un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur en France : les entrepreneurs sociaux et solidaires.

Voir le site du mouvement des entrepreneurs sociaux : http://mouves.org/

Résumé du documentaire:
“Les entrepreneurs sociaux se sont créés un métier idéal, dont la vocation est d’aider les autres, de tenter de sauver la planète, tout en étant viable et rentable. Du professeur de sport au routier, en passant par le psychiatre ou l’étudiant en mathématiques, les «innovants» viennent de tous les horizons. En revanche, la raison pour laquelle ils se lancent dans l’entrepreneuriat social est toujours la même : une certaine révolte par rapport à des enjeux sociaux, une quête de sens qui devient impérieuse.

Près d’un emploi sur cinq a été créé par les entreprises sociales en France depuis 2005. Ainsi, plus de deux millions de personnes sont salariées de l’économie sociale et solidaire, soit près d’un employé sur dix.”

(Source : Canal +,  Documentaire de Marion Claus, diffusion le 10/11/2010)

“Karité Kid” c’est Alexis, le patron de Territoire-d’Afrique.
Producteur / Importateur de Karité ! Un passionné qui peut parler de ses produits pendant des heures (vécu).

“Le karité, issu de l’arbre du même nom, est une richesse léguée depuis des temps ancestraux par notre terre Africaine. Son pouvoir est connu depuis l’égypte ancienne, et nous retrouvons sa trace auprès de reines égyptiennes réputées pour leur beauté, comme Nefertiti.

Le karité est un arbre d’Afrique de l’Ouest haut de 10 à 15 mètres. Le nom botanique du karité est Butyrospermum Parkii. Butyrospermum vient du latin butyro (beurre) et spermum (semence), Parkii venant du nom de l’explorateur Mungo Park qui a écrit sur le karité. Le karité pousse à l’état sauvage exclusivement en Afrique (Ceinture karité en Afrique de l’Ouest). Il faut une quinzaine d’années pour récolter les premiers fruits. Le fruit comestible du karité contient l’amende d’où l’on tire le beurre de karité riche des vertus qu’on lui connaît.”

La démarche de Territoire-d’Afrique ne s’arrête pas au commerce de Karité pur et simple, et c’est ce qui m’a séduit,  Alexis, est pleinement investit dans l’économie et la vie sociale de cette région du bénin.

“Nous avons à coeur de promouvoir et mettre en valeur la richesse de cette noble ressource africaine…”

Territoire-d’Afrique peut fournir du Karité Bio (EcoCert) ou non, en grosse comme en petite quantité (mini 1 kilo) il me l’a confirmé hier. Alors, n’hésitez pas à le contacter, il est tout autant passionnant que passionné !

Je le cite une dernière fois :

“Notre but est de créer une plate-forme vers des produits Africains, donc à partir du Bénin, en s’axant sur la qualité, et une très forte valeur éthique. Nous apprécions bien évidemment le travail des savonniers artisanaux, porteurs des mêmes valeurs que nous !”

PORCHER Alexis
TERRITOIRE D’AFRIQUE (SARL)
Matières premières Africaines/African Raw materials
49100 ANGERS
Tél: 02 41 35 06 45 / 06 15 98 83 02
serviceclient@territoire-dafrique.fr

Le “Greenwashing” en anglais, ou “écoblanchiment“, est une technique de marketing utilisée par certaines entreprises qui abusent de l’argument écologique pour vendre des produits dits « verts » alors qu’ils sont polluants ou tout simplement illégitimes dans l’emploi de valeurs dites vertes, écolos, éco-responsables, de développement durable etc…

Utilisé donc pour qualifier une campagne de publicité ou une action de communication ayant pour but de présenter publiquement – et de façon parfois mensongère – une image de responsabilité environnementale. Le “Greenwashing” fait référence à l’expression “Brainwashing” – littéralement “lavage de cerveau”.

Normalement, le bureau de vérification de la publicité (BVP) encadre fortement les pratiques en la matière. Sont ainsi refusées par exemple :

– les publicités représentant un comportement contraire à la protection de l’environnement
– les utilisations d’arguments écologiques de nature à induire en erreur.

Ce qui n’empêche ni les marques ni les agences de pub de nous balancer du vert, du Bio et des petites fleurs tout les jours, sur tout les supports, pensant certainement que ce léger vernis suffira à nous cacher une réalité moins responsable !

Qui « Greenwashe » le plus ?
Les secteurs les plus sanctionnés pour des faits de “Greenwashing” sont l’énergie, l’automobile et les produits de grande consommation (alimentation, lessive, et cosmétique…).

Quelques exemple de “Greenwashing” flagrant :

D’après les données de Peugeot, la 206 CC 1.6 HDI 110 BVM présentée dans cette publicité émet 129 g/km (elle n’est même pas dans la catégorie A, la “moins pire” !).
En France, la Loi du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (dite loi LAURE) introduit dans la législation le CO2 comme polluant. Foutage de gueule!

Juste pour le plaisir, la recommandation du BVP :
“Le choix des signes ou des termes utilisés dans la publicité, ainsi que des couleurs qui pourraient y être associées, ne doit pas suggérer des vertus écologiques que le produit ne posséderait pas”
(art. 2-12 des recommandations écologiques du BVP)


“Grâce à Rêves en Cadeau… 1 stage de pilotage acheté = 1 arbre planté”
Arrêtons nous deux secondes sur ce que propose cette entreprise qui nous fait croire à sa vertu environnementale alors que piloter une voiture est une activité polluante ! Conduire ou piloter oui, mais tenter de se faire passer pour vertueux en plantant 1 seul petit arbre par stage à 1 euros pièce… Foutage de gueule!


“L’éco-engagement” de Lucky Strike France:
Remplacer, dans un paquet de cigarettes voué pour le moment à ne pas être recyclable, un papier métallisé par un papier sans métal soi-disant recyclable, tout en le signalant au consommateur à l’aide d’un papier glacé de fort belle qualité. Foutage de gueule non ?

 

 

(Le logo “GreenWash” présent au début de cet article est une réalisation des savons Gaiia)

Au début j’étais jeune, je ne savais pas, je voulais faire comme les grands et écrire sur nos boites de savons tout ce qu’il n’y avait pas dedans !

0% de Machin, Sans conservateur, Sans paraben, Sans phénoxyéthanol, Sans PEG, Sans silicone, Sans phtalates, Sans éther de glycol, Sans filtres chimiques, Sans colorants ni parfum d’origine synthétique, Sans fluor, Sans alcool, Sans matières premières animales, Sans paraffine, Sans lanoline, Sans dérivés de la pétrochimie, Sans SLS, Sans édulcorants de synthèse, Sans sels d’aluminium, Sans extraits animaux, Sans propylène glycol, Sans EDTA, Sans ingrédients éthoxylés, Sans OGM, Sans huile minérale, Sans…  La liste est longue comme un des bras du Nil.

Maintenant, tout est plus clair, nous ne dirons jamais comme les grands :
ACHETEZ MON GEL DOUCHE IL Y A ZERO% DE MACHIN DEDANS !

Mais plutôt :
NOS SAVONS, C’EST 100% QUE DU BON DEDANS ! Enfin, pas cette phrase, c’est juste pour illustrer le fait qu’il faut que nous communiquions plus sur ce qui se trouve dans nos produits que ce qui ne si trouve pas…

C’est vrai quoi! j’en ai ma claque de voir ces pubs ventant les non-mérites d’un produit en faisant passer l’absence de telle ou telle substance pour une qualité, c’est aussi débile que de vendre une voiture en mettant en avant le fait qu’il n’y ai aucun système a bord de l’automobile susceptible de nous tuer! Ils oublient de dire que pendant des années, les même produits étaient vendus avec 100% des cochonneries  qu’ils ont un jour enlevés sous la pression d’une loi ou pour suivre une tendance sociétale, mais jamais par philosophie!

Ce qui m’a mis en colère ? Garnier veux me prendre par la main et m’expliquer comment faire du tri sélectif dans ma salle de bains ! Le site de garnier est tout vert, leur slogan c’est : Ma planète à tout prix ! Ben quand je regarde la composition de vos produits, je me dit qu’on ne doit pas vivre sur la même planète…

Le must c’est que le zero devient même un gage de qualité et un nom pour Sanex !

0 % Parabens
0 % Colorants
0 % Phtalates
0 % Phenoxyethanol

Formule biodégradable
Peaux normales
Gel douche

Juste un truc, si la formule du Sanex zero% est  biodégradable, ça veux dire que tout les autres produits de leur gamme ne le sont pas ?

Décidément, la tendance des marques à communiquer sur le zero, c’est comment dire ? zero !

Pour avoir envie d’offrir des savons, genre 6 savons Gaiia pour Noël, nous pensons qu’ils doivent êtres conditionnés sous forme de coffret, que ce soit pour la e-shop ou la vente en magasin. Nous avons donc elaboré un coffret en carton et même si il est magnifique ;-) ça reste un bête coffret en carton que tout le monde connait !

Amoureux que je suis de la sérénité dégagé par certains objets usuels Japonais, j’arrache mon “Google” à ses recherches crépusculaire sur les “macérats” et tape “emballage japonais”. Et là, oh joie ! Je découvre un mode d’emballage séculaire, précieux et poétique aussi codifié que la céremonie du thé… le Furoshiki.

Communauté: État de ce qui est commun.

Aux vues de toutes les demandes de logo sur la “Saponification à Froid” sur le blog et par e-mail, les relais d’infos dans vos pages Facebook, les nombreuses manifestations de gentillesses et d’encouragements, je me rends vraiment compte aujourd’hui de l’étendue de la communauté des Savonnier(e)s à froid en France et même en Europe (le logo est aussi parti aux USA).

Nous sommes, Philippe et moi heureux de faire partie de ce grand tout, de cette vaste entreprise ou chacun avec nos moyens nous posons les pierres d’un édifice commun et enfin nous sommes fiers d’appartenir à cette belle communauté d’esprits des “Savonniers à froid” qui veulent du bien à votre corps tout en respectant la terre !