Décidément, c’est à croire que les agences de “com” qui travaillent pour les leaders du savon / shampoing liquide industriel adorent se tirer des balles dans le pied !

Décryptage d’une opération de greenwashing basée sur la culpabilité, l’action citoyenne, le Bio, le développement durable et qui n’est qu’un gros “foutage” de gueule au final.

Cette fois ci, se sont les savons et shampoings DOP qui s’y collent avec leur campagne “Adopte un déchet”. Dés l’ouverture du site ils affichent un landeau bourrés jusqu’a la gueule de détritus, ça donne le ton. Page suivante, une plage de sable avec des détritus savamment mis en scène. On trouve tout ce que l’homme peut produire comme déchet source de pollution maritime, pêle-mêle, une bouteille d’eau et de lait, une conserve métallique et une canette de bierre, un jerrican, des sacs plastiques et un bidon d’huile.

Il manque un super déchet dans ce tableau, ça saute au yeux les gars : Pas un seul emballage de gel douche et de shampoing liquide ! A croire qu’une industrie qui produit pratiquement autant de bouteilles en plastique que l’industrie des sodas, de l’eau ou du lait ne pollue pas les plages. Scoop ! Les bouteilles plastique DOP ne s’approchent pas des plages ou elles restent dans l’eau, ou elles sont 100% biodégradables ?

Objectif de l’action DOP : 1 tonne de déchets ramassée !  soit 5 euro par kilo adoptés sur leur site pour une somme total de 5000 euro. 5000 euro, c’est même pas le tiers du quart du millième de ce que leur à couté leur dispositif de “com” qui en fait ne sert qu’a promouvoir leur dernière gamme : DOP Nature.
Disont les choses clairement, on met en avant une action citoyenne qui n’est en réalité qu’ un élément du plan de communication de cette marque et ça représente quoi au final 5000 euro pour une entreprise comme l’Oreal ?

Passons au produit, sur leur page Facebook une amie de la marque à posé cette question:

Question : “Les produits de gamme Dop Nature sont-ils écocertifiés ou intègrent-ils la charte Bio Cosmétique ?”

Réponse : “Bonjour, DOP Nature s’engage à concevoir des shampooings 90% d’origine naturelle, aux ingrédients bio, dont les formules sont 94% biodégradables, sans silicone, sans colorant, sans paraben. A date, ils ne sont pas écocertifiés.”

Rien que ça, pour moi c’est super louche, je m’explique. Pour des entreprises de cette taille, quant on veux obtenir un label Bio, rien de plus facile il existe des labels pas trop exigeants spécialements taillés pour les industriels. Conclusion, la mise en avant de cette phrase sur le site : “Aux ingredients BIO” peut laisser penser que tous les ingredients sont bio non ? Sur les boites il est notés par exemple : “Aux extraits d’agrumes BIO”. Donc en gros, le bio peut ne représenter que 0,1% du produit mais est mis en avant comme argument trompeur pour le consommateur.

Ma conclusion :
A force d’utiliser le terme BIO à toutes les sauces, on risque de banaliser de vrais produits Bio et des labels exigeant comme “Nature & Progrès”. Que DOP investisse de l’argent et de l’énergie en travaillant sur le développent de vrais alternatives aux emballages plastiques. Plutôt que de jouer sur la corde de la sensibilité verte pour vendre un nouvel emballage aux codes “nature” pour un produit qui existe dans leur gamme depuis des années. Et quid du reste de leur gamme alors ? Si on nous présente DOP Nature comme un produit sans paraben, sans silicone et autres cochonneries cela signifie que depuis des lustres le reste de leur gamme en est bourrés ?

J’suis vert… de colère !

C’est proprement scandaleux ! A cause de la directive européenne dite Traditional Herbal Medicinal Products Directive (THMPD), la commercialisation et l’utilisation des plantes médicinales pourrait devenir très difficile voir impossible et ce à partir du 1er mai 2011.

Extrait d’un article du figaro par Marie-France Calle :

“Décrétée en 2004, la THMPD vise à réglementer l’usage de ces plantes qui circulaient jusqu’ici librement. Le but n’est pas, affirme l’UE, d’interdire les plantes médicinales, mais d’en règlementer l’usage. Elles devront être soumises au même traitement que les médicaments et être testées cliniquement avant de pouvoir être brevetées. Alors seulement, elles auront droit de cité dans l’UE… Inutile de dire qu’une telle démarche entraîne des coûts énormes. Sans compter le manque à gagner pendant la période probatoire. Peut-on demander à ceux qui en font le commerce aujourd’hui de payer des milliers d’euros pour faire breveter des feuilles et des racines utilisées depuis des milliers d’années ? La plupart n’ont pas les mêmes moyens que les grands laboratoires pharmaceutiques.”

La médecine Chinoise, nos remedes de région,  la médecine Ayurvédique, a partir du 1er mai, tous les produits et ces plantes seront interdits dans l’Union européenne (UE). Sauf s’ils ont été dûment brevetés… Choquant pour des pays comme l’Inde ou la Chine, où ces médecines sont millénaires et notoirement reconnus pour leurs effets thérapeutiques.

C’est encore une enorme victoire des “labos”  pharmaceutique qui doivent se frotter les mains. Qu’importe alors pour eux si la moitié des médicaments du marché ne soigne pas ou soigne mal, ou provoque des effets secondaires énormes, qu’importe, puisque dans quelques jours ils auront verrouillés tout le système ne laissant aux malades aucune autre alternative que de consommer leurs produits.

Je vois déjà le marché noir avec la Suisse, ou d’autres pays simplement pour obtenir une tisane de thym medicinal ! Il y a d’ors et déjà des actions entamés contre cette directive, notamment le gouvernement Indien par le biais de leur ministère de la Santé et de la Famille qui à envoyé une délégation à Bruxelles pour tenter d’arracher un délai de 10 ans à l’Union européenne.

Nous pouvons de notre cotée, signer des pétitions, comme par exemple sur le site www.defensemedecinenaturelle.eu qui vous le propose après la lecture d’une vidéo édifiante ou directement sur cette page signerlapetition.php.

Décidément, le 21eme siècle ne sera pas seulement spirituel, mais aussi celui des salauds sans limite !

Je viens d’apprendre la mésaventure juridique d’une consœur Savonnière à qui l’on reproche d’utiliser la mention : “Shampoing solide” sur ses étiquettes sous pretexte que “Shampoing solide” à fait l’objet d’un dépot de marque à l’INPI en février 2010.

La même personne, un certain Rémy D…….. Un savonnier de Vendée à aussi déposé :
Shampooing solide, Shampoing dur, Shampooing dur, mais aussi :
Savon de Nice, Savonnerie de Nice, et quelques autres noms de marques toutes aussi descriptives comme “savon anti-moustiques” !  Preuve que l’on peux fabriquer et vendre du naturel et de l’éthique et ne pas en avoir soit même.

Cela pose plusieurs questions :

1 – Normalement l’utilisation d’un terme trop descriptif  peux faire l’objet d’une contestation. Dans les faits, il faut qu’un tiers conteste le dépot devant le Tribunal de Grande Instance. Parmi les causes de nullité, on retrouve notamment l’absence de distinctivité et il appartiendra au contestataire d’apporter la preuve que la marque ne remplit pas les critères de distinctivité ou que le terme déposé présente un caractère descriptif.
– Ne serais ce pas normalement à l’INCI de faire ces vérifications ?

2 – Pendant plusieurs années, des noms de marques ont été trustés sur internet, des aigrefins déposaient en leurs noms les noms de domaines de marques (célèbres ou pas) dans le but de leur revendre plus tard à bon prix. Ces pratiques existent encore, mais les marques sont de plus en plus protégés contre ces pratiques, surtout si elles ont une antériorité commerciale avéré. (Faudrait voir avec les spécialistes de : www.forumndd.com).
– Truster les noms de marques avec des termes génériques est-ce une nouvelle tendance ?

3 – Je me souviens d’un autre cas (dramatique) , avec l’utilisation du terme “pain” et “Alep” qui avait obligé une entreprise à mettre la clef sous la porte parce qu’elle avait utilisé (en toute bonne fois) un terme qu’elle pensait générique pour décrire un de ses savons.
– Alors doit-on verifier chaque mots génériques utilisés sur nos étiquettes et nos descriptifs ?

Savon naturel : est-ce une marque ? Presque, SAVON LE NATUREL est déposé.
Pain dermatologique : est-ce une marque ?
Savon Bio : est-ce une marque ? Presque, BIO SAVON est déposé.
etc…

Voilà en tout cas des pratiques que la fédération des Savonniers à Froid vas bientôt combattre. Et si Monsieur Rémy D….. décide d’attaquer toute la profession sur le terme “Shampoing solide” il à du souci à se faire parce que nous sommes tous unis aujourd’hui !

Et là, je parle de savon, mais c’est pareil pour d’autres métiers.

Je vais de ce pas déposer la marque “Servir frais”,  j’attaque Coca-cola et je deviens le maitre du monde !

Ce que vous voyez là est un produit lavant !
La marque “égérie cosmétique” précise sur ses boites :

“Pain dermatologique enrichi au beurre de karité, sans savon.”

L’objet sur la photo est aux fragrances Pralines et Noisettes (oO) et risque en se réduisant à l’usage de procurer de moins en moins de plaisir ! Je ne suis ni prude, ni conservateur, mais là franchement, pour moi ce produit c’est le top de la vulgarité déguisé en “cosméto sensuelle” pour couple moderne ! Vite un sac, faut que je rende mon 4 heure !

Derrière l’appellation pain dermatologique sans savon aux fragrances de… paré de magnifiques couleurs imitant à la perfection le plastique de “sex toy” se cache certainement des ingredients pour le coup pas sexy du tout !

la petite trace de mousse tout en délicatesse sur le corps des modèles, tout ce truc semble aussi naturel que le plaisir qu’il est sensé provoqué.

Une “com” qui copie les codes d’Aubade. Moi je dit qu’avec un truc comme ça, Rogé Cavaillès n’a qu’à bien se tenir ! Et puis ça revient cher d’avoir un savon pour les fesses et un autre pour le reste du corps…

Je vous laisse juge le site est par là : www.egerie-cosmetique.com.

Je crois bien que c’est le truc le plus débile que j’ai jamais vu dans l’univers du savon ! Des savons en forme de poing Américain, de pistolets automatique et de grenades !

soapweapons.com, ça mérite même pas un lien…

Du coup, ça y est je suis en colère, bravo les gars !
Alors j’en profite pour râler sur les bonimenteurs et les charlatans du savon transparent en forme de parts de gateau soit-disant naturel qui oeuvrent sur les marchés et dans les galleries marchandes des grandes surfaces.

C’est pas joli-joli de faire croire que vos savons qui brillent comme les néons d’un casino de Las-Vegas sont des savons naturels fait à la main ! C’est pas sympa de dire qu’ils sont bourrés d’huile essentielle de Fraise des bois et que c’est ce qui confère à votre savon tarte aux fraises sa jolie couleur grenadine !

C’est vrai que ça respire le naturel tout ça !

Tard dans la soirée,  j’attaque l’ouverture de compte des savons Gaiia sur Facebook et là, au dernier moment, pour valider mon inscription, Facebook me demande de taper le texte écrit en haut dans l’image… No comment non ?

Encore un article pour la catégorie “Pas content” !
Demain promis, je fais dans les “Bisousnours” !


Aprés les céreales Spécial K. des céréales spéciales minceur qui ne font pas maigrir, la marque Nestlé qui n’a peur ni du ridicule, ni de nager à contre courant de l’éco-responsabilité, lance Special T.,  la dosette à thé façon Nespresso , hors de prix et surtout pas écologique du tout !

Décryptage (expression utilisé par les journalistes de M6) :
35 centimes (pour 2,43 grammes) c’est le prix que vous coutera chaque prise de thé !
Soit 144 euros le kilo !

De plus alors que tout les fabricants, les distributeurs et enfin les consommateurs tendent vers des démarches responsables,  et que des marques commencent à proposer comme Casino des dosettes de café biodégradables. Chez Nestlé, clairement on s’en fout, on transforme un produit à la base complétement biodégradable comme le thé en une cochonerie encapsulé qui finira en déchet incinéré ! Un comble !

A boycott “thé” donc !

Autres articles sur le sujet :
Eco89 et/ou peauethique.canalblog.com et bien sur special-t.fr

Le “Greenwashing” en anglais, ou “écoblanchiment“, est une technique de marketing utilisée par certaines entreprises qui abusent de l’argument écologique pour vendre des produits dits « verts » alors qu’ils sont polluants ou tout simplement illégitimes dans l’emploi de valeurs dites vertes, écolos, éco-responsables, de développement durable etc…

Utilisé donc pour qualifier une campagne de publicité ou une action de communication ayant pour but de présenter publiquement – et de façon parfois mensongère – une image de responsabilité environnementale. Le “Greenwashing” fait référence à l’expression “Brainwashing” – littéralement “lavage de cerveau”.

Normalement, le bureau de vérification de la publicité (BVP) encadre fortement les pratiques en la matière. Sont ainsi refusées par exemple :

– les publicités représentant un comportement contraire à la protection de l’environnement
– les utilisations d’arguments écologiques de nature à induire en erreur.

Ce qui n’empêche ni les marques ni les agences de pub de nous balancer du vert, du Bio et des petites fleurs tout les jours, sur tout les supports, pensant certainement que ce léger vernis suffira à nous cacher une réalité moins responsable !

Qui « Greenwashe » le plus ?
Les secteurs les plus sanctionnés pour des faits de “Greenwashing” sont l’énergie, l’automobile et les produits de grande consommation (alimentation, lessive, et cosmétique…).

Quelques exemple de “Greenwashing” flagrant :

D’après les données de Peugeot, la 206 CC 1.6 HDI 110 BVM présentée dans cette publicité émet 129 g/km (elle n’est même pas dans la catégorie A, la “moins pire” !).
En France, la Loi du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (dite loi LAURE) introduit dans la législation le CO2 comme polluant. Foutage de gueule!

Juste pour le plaisir, la recommandation du BVP :
“Le choix des signes ou des termes utilisés dans la publicité, ainsi que des couleurs qui pourraient y être associées, ne doit pas suggérer des vertus écologiques que le produit ne posséderait pas”
(art. 2-12 des recommandations écologiques du BVP)


“Grâce à Rêves en Cadeau… 1 stage de pilotage acheté = 1 arbre planté”
Arrêtons nous deux secondes sur ce que propose cette entreprise qui nous fait croire à sa vertu environnementale alors que piloter une voiture est une activité polluante ! Conduire ou piloter oui, mais tenter de se faire passer pour vertueux en plantant 1 seul petit arbre par stage à 1 euros pièce… Foutage de gueule!


“L’éco-engagement” de Lucky Strike France:
Remplacer, dans un paquet de cigarettes voué pour le moment à ne pas être recyclable, un papier métallisé par un papier sans métal soi-disant recyclable, tout en le signalant au consommateur à l’aide d’un papier glacé de fort belle qualité. Foutage de gueule non ?

 

 

(Le logo “GreenWash” présent au début de cet article est une réalisation des savons Gaiia)

Au début j’étais jeune, je ne savais pas, je voulais faire comme les grands et écrire sur nos boites de savons tout ce qu’il n’y avait pas dedans !

0% de Machin, Sans conservateur, Sans paraben, Sans phénoxyéthanol, Sans PEG, Sans silicone, Sans phtalates, Sans éther de glycol, Sans filtres chimiques, Sans colorants ni parfum d’origine synthétique, Sans fluor, Sans alcool, Sans matières premières animales, Sans paraffine, Sans lanoline, Sans dérivés de la pétrochimie, Sans SLS, Sans édulcorants de synthèse, Sans sels d’aluminium, Sans extraits animaux, Sans propylène glycol, Sans EDTA, Sans ingrédients éthoxylés, Sans OGM, Sans huile minérale, Sans…  La liste est longue comme un des bras du Nil.

Maintenant, tout est plus clair, nous ne dirons jamais comme les grands :
ACHETEZ MON GEL DOUCHE IL Y A ZERO% DE MACHIN DEDANS !

Mais plutôt :
NOS SAVONS, C’EST 100% QUE DU BON DEDANS ! Enfin, pas cette phrase, c’est juste pour illustrer le fait qu’il faut que nous communiquions plus sur ce qui se trouve dans nos produits que ce qui ne si trouve pas…

C’est vrai quoi! j’en ai ma claque de voir ces pubs ventant les non-mérites d’un produit en faisant passer l’absence de telle ou telle substance pour une qualité, c’est aussi débile que de vendre une voiture en mettant en avant le fait qu’il n’y ai aucun système a bord de l’automobile susceptible de nous tuer! Ils oublient de dire que pendant des années, les même produits étaient vendus avec 100% des cochonneries  qu’ils ont un jour enlevés sous la pression d’une loi ou pour suivre une tendance sociétale, mais jamais par philosophie!

Ce qui m’a mis en colère ? Garnier veux me prendre par la main et m’expliquer comment faire du tri sélectif dans ma salle de bains ! Le site de garnier est tout vert, leur slogan c’est : Ma planète à tout prix ! Ben quand je regarde la composition de vos produits, je me dit qu’on ne doit pas vivre sur la même planète…

Le must c’est que le zero devient même un gage de qualité et un nom pour Sanex !

0 % Parabens
0 % Colorants
0 % Phtalates
0 % Phenoxyethanol

Formule biodégradable
Peaux normales
Gel douche

Juste un truc, si la formule du Sanex zero% est  biodégradable, ça veux dire que tout les autres produits de leur gamme ne le sont pas ?

Décidément, la tendance des marques à communiquer sur le zero, c’est comment dire ? zero !

Il n’y a pas de mots assez fort pour décrire l’horreur et l’abomination dont est victime Sakineh, une femme Iranienne de 43 ans condamnée à la lapidation pour adultère.

Après la grande manifestation de soutien au Trocadéro à Paris le 28 aout, nous pouvons avec nos petits moyens soutenir Sakineh en signant une pétition (72200 signataires  pour le moment) sur le site : laregledujeu.org

MAJ du 8 septembre: Via le Monde.  l’Iran confirme que la peine de Sakineh est suspendue, à suivre…

MAJ du  13 Septembre: Le combat continu…