Quelques conseils pour reconnaître un savon à froid (SAF)…

savons-saf Petit guide pratique en 7 points pour reconnaitre un savon à froid dans le vaste monde des savons solides.

C’est quoi déjà du savon et quels sont les enjeux ?

Le savon est le résultat d’un mélange de corps gras (ex: huiles végétales) et d’un agent alcalin (ex: soude, potasse, cendre…).
Le savon et la glycérine résultent de cette réaction appelée saponification.

Un savon à froid est un savon de qualité, la chose est maintenant reconnue mais il y a aussi et surtout un enjeu culturel !
– Les dernières vraies savonneries de Marseille ferment les une après les autres sans êtres aidées par la région ou l’état.
– Une appellation non protégée laissant 99% de la production hors France et sans huile d’olive, ce qui est scandaleux alors que le savon est un objet du patrimoine français et reconnu comme tel dans le monde entier…

C’est au savon à froid de re-devenir un emblème culturel, le symbole du nouveau savon français de qualité !

1 – l’INCI (liste des ingrédients).

Lire l’INCI (liste des ingrédients) est le premier des réflexes à avoir pour différencier un savon à froid d’un savon industriel, mais ce n’est pas si simple.

La plupart des savons industriels étant fabriqués à partir de bondillons de savon (chips ou copeaux de savon tout prêts sans glycérine fabriqués pour la plupart à base de palme en Indonésie) ou à partir de graisse animale (Sodium tallowate, graisse non noble comme des déchets d’abattoir, os etc…).
La méthode la plus simple est de lire les deux premiers ingrédients cités, si ces deux premiers ingrédients sont :

« sodium palmate » puis « sodium palm kernelate » = Savon industriel / ex : Douce Nature…
« sodium tallowate » puis « sodium palm kernelate » = Savon industriel / ex : Savons Donge…
« sodium tallowate » puis « sodium cocoate » = Savon industriel / ex : Mont St Michel…

Invariablement, ces deux combinaisons des deux premiers ingrédients ne sont jamais des savons à froid.

Il existe deux types d’INCI chez les savonniers à froid :
cas N°1 – Sont mentionnées les matières premières mises en œuvre avant la saponification.
cas N°2 – Sont mentionnés les ingrédients présent après saponification.

Dans le cas N°1, les huiles conservent leurs noms, ex : cocos nucifera oil / huile de noix de coco.
Dans le cas N°2, le nom des huiles saponifiés, ex : sodium cocoate / huile de noix de coco saponifié (transformé en savon)

Dans le cas N°1 aucun doute n’est possible, puisque l’INCI prouve que c’est bien le savonnier lui même qui à saponifié ses huiles.
Dans le cas N°2 l’intitulé : sodium + nom de l’huile peut troubler un non initié et laisser penser qu’il s’agit d’un savon à base de bondillons, ce qui n’est évidemment pas le cas chez un savonnier à froid.

Les conservateurs et agents de chélation pétrochimiques aussi sont de bonnes pistes : EDTA, Tetrasodium Glutamate, BHT… vous n’en trouvez jamais dans un savon à froid.

2 – Savon à froid / Ingrédients en français.

Un savonnier à froid a une grande connaissance des huiles végétales, c’est sa matière première, la base, l’ingrédient qui fera toute la différence dans sa formule.

En règle générale, la liste des ingrédients est souvent traduite en français pour que les utilisateurs soient correctement informés. Un savonnier à froid est fier des ingrédients mis en œuvre dans ses formules, alors il en parle volontiers et avec transparence. Parfois les huiles utilisées sont des huiles locales voir même très rares cela peut être aussi un bon indicateur.

3 – Forme / Texture / Transparence.

En grande majorité (mais il existe quelques exceptions) la forme du savon et sa découpe sont de bons indicateurs, il est rare que des savonniers à froid professionnels coulent leurs savons dans de petits moules individuels. Donc le plus souvent les savons à froid sont rectangulaires avec des bords assez francs et semblent êtres coupés à la main. Ils peuvent êtres aussi de forme ronde (autre type de moule), mais pratiquement jamais ovales, arrondis ou d’une forme tarabiscotée. C’est le cas pour l’essentiel des savonniers à froid, toutefois je connais 2 ou 3 savonniers qui coulent leurs savons individuellement dans des moules de type « cupcake », forme de coeur, fleurs…

Les savons à froid sont aussi plus gras au toucher, d’une texture moins compacte ou moins homogène et moins rêche qu’un savon industriel.

La transparence d’un savon SAF (Pour le fun)
Mettez un savon à froid qui ne contient ni colorants, ni poudre ni argile, que du savon, devant une lumière, vous verrez qu’il sera légèrement translucide tandis qu’un savon industriel restera complètement opaque. Cela ne doit pas non plus etre un critère de sélection, c’est juste pour le coté amusant bien sur.

gaiia-translucide

4 – Un logo SAF / Mention de Saponification à Froid

 logo-SAF-uniqueOn peut aussi reconnaitre un savon SAF grâce au logo de Saponification à Froid qui est de plus en plus répandu, certains savonniers à froid n’ont  pas désirés apposer de logo sur leurs emballages mais dans tout les cas de figure, même sans le logo SAF, la mention : « Savon à Froid » ou « Savon par saponification à froid » ou  est toujours présente.

5 – Un label bio / Une mention Slow Cosmétique…

Pour le moment, il semblerait que le label bio le plus utilisé par les savonniers à froid soit « Nature & Progrès« , la certification bio la plus exigeante. De plus en plus de savonniers à froid reçoivent aussi la mention « Slow Cosmétique« . Mais même sans label Bio ou mention Slow Cosmétique, un savon SAF est par nature et philosophie plus « biologique » et écologique dans sa conception globale et sa composition que tout les savons « bio » industriels du marché. Un label bio ne permet donc pas d’identifier sur cette seule base un savon à froid.

6 – Le type de marque / Réseaux de distribution.

Bon, là c’est simple, vous pouvez d’emblée rayer toutes les grandes marques présentes dans la grande distribution classique. Ce sont tous des savons industriels réalisés à base de bondillons, des sortes de chips de savon industriel (sodium palmate, sodium palme kernalate…) ou de graisse animal (sodium tallowate).

Aucune grande marque industrielle ne produit de savon à froid, de part son procédé de fabrication et ses quatre semaines d’affinage (cure), ce mode de fabrication n’est pas assez rentable au yeux des industriels.

Les savons à froid se trouvent plutôt en boutique Bio / produits naturels, sur les marchés, en herboristerie et surtout sur internet.

7 – Googliser la marque / Association de Savonniers.

Pour ceux qui on un peu de temps avant un achat, une recherche Google pour vérifier la réputation des produits et de la marque ou une visite sur le site du fabricant est souvent très instructive et une réponse peut être trouvée dans les pages « qui sommes nous » et « mode de fabrication » .

Il est possible aussi en cas de doute sur un savon ou un fabricant de questionner l’association de savonniers à froid comme l’ADNS (Association Des Nouveaux Savonniers)  : www.saponification.org qui gère la distribution du logo « SAF », ou tout simplement consulter la liste (non exhaustive) des savonniers à froid adhérents : Liste ADNS des adhérents « Pro ».

Conclusion

En résumé, l’INCI, le logo SAF ou une mention « savon à froid » vous permettrons d’identifier un savon saponifié à froid. le dernier test étant sans conteste de l’essayer pour enfin l’adopter !

43 réponses
  1. Franck
    Franck dit :

    @ Marie,
    Vous avez raison, cette phrase qui se voulait anecdotique peut apporter de la confusion dans cet article et se serais dommage, suivant vos conseils, je l’ai donc réécrite afin d’être plus clair dans mon propos :-) :

    « La transparence d’un savon SAF (Pour le fun)
    Mettez un savon à froid qui ne contient ni colorants, ni poudre ni argile, que du savon, devant une lumière, vous verrez qu’il sera légèrement translucide tandis qu’un savon industriel restera complètement opaque. Cela ne doit pas non plus etre un critère de sélection, c’est juste pour le coté amusant bien sur. »

    Répondre
  2. Marie
    Marie dit :

    Bonjour,
    Utilisatrice des savons de Gaiia, quelque chose me gêne dans votre article. J’utilise également trois autres types de savons SAF certifiés, en dehors de Gaiia, dont certains sont opaques devant une lampe. Ceux-ci étant composés d’argile naturel (pas de colorant), il me semble évident qu’ils ne peuvent être translucides. Pourquoi affirmer qu’un savon SAF doit être translucide ? Je trouve que cette information, un peu mensongère, peut pousser les clients à se détourner des savons opaques, les laissant croire qu’ils ne sont pas SAF alors que c’est faux. Sur le coup, en vous lisant, ma réaction a été de passer les savons que j’ai en ce moment chez moi (dont 1 Gaiia) devant une lampe, et de douter de vos propos puisque, parmi les autres savons que je possède, deux d’entre eux ont été confectionné par moi-même lors d’un atelier SAF. J’avais choisi d’inclure de l’argile rouge. Ces deux savons sont donc opaques devant ma lampe, mais véritablement SAF (oui, j’étais présente lors de leur confection).
    Je suis un peu gênée à l’idée de lire cette information, probablement mal formulée, sur votre site, me laissant croire à de la manipulation clientèle. Faites plus attention à vos formulations, peut-être., ou ajoutez les éléments véritables comme la présence d’argile qui peut rend opaque un savon SAF etc.
    Bonne journée!

    Répondre
  3. Peirre
    Peirre dit :

    Un tissu de conneries !
    Etant savonnier professionnel, je peux vous affirmer que la majeure partie de vos informations est totalement fausse, tout particulièrement la partie 3 ! « Un savon artisanal se reconnait à sa transparence » : vous vous fichez de qui ??? C’est tout l’inverse ! Quand je pense que des gens, et c’est bien normal lorsque l’on est novice, vous croient. Merci de faire le jeu des labos, ce qui à long terme, nous fera mourir nous les petits artisans.

    Répondre
    • Franck
      Franck dit :

      Bonjour Pierre,
      Vous vous dites savonnier professionnel, mais votre commentaire me prouve le contraire :-)
      Ce n’est pas parce que l’on découpe des boudins de savon industriels à partir de bondillons qu’on est un savonnier à froid cher Pierre, un savonnier à froid saponifie lui même ses huiles et ses beurres. Alors ne vous trompez pas de cible parce que les savons à froid réalisés par Gaiia sont réalisés par des maitres savonniers, ce qui n’est pas votre cas.
      Quant à la transparence de nos savons, oui, comme sur la photo de cet article, nos savons sans adjuvant type argile ou colorant naturel ne sont pas opaques quant ils sont mis devant une lampe.

    • Anonyme
      Anonyme dit :

      Hello,

      J’avoue avoir hésiter a répondre de suite … mais je vois que Frank a bien rendu le fond de ma pensée ;-)

    • Pierre
      Pierre dit :

      Et bien si cela peut vous donner bonne conscience peu m’importe.
      Vous ne faites pas du 100% naturel, il suffit de l’assumer.
      Maître savonnier ou pas, mes savons sont TOUS saponifiés à base d’huiles végétales biologiques, d’eau et d’hydroxyde de sodium et donc au rendu obligatoirement OPAQUE !

    • Franck
      Franck dit :

      Je ne sais pas ce qui vous pousse à autant de vindicte et franchement, vos commentaires haineux me laissent froid. Cependant, vous devriez nous donner la marque de vos savons ou un lien vers vos savons puisque apparemment vous êtes une référence dans le domaine :-) Sinon, comment vous croire, vous connaissez mon travail, montrer moi le votre et nous jugerons sur pièce. A bon entendeur…

    • Anonyme
      Anonyme dit :

      heu? au fait, un savonnier professionnel c’est juste un savonnier qui en a fait sa profession … cela ne correspond à aucune évaluation de sa qualité. Le public est là pour ça je pense. Ensuite, l’opacité ou pas et une des caractéristiques. Je suis aussi savonnier à froid HV BIO et tout le toutim et certains de mes savons sont opaques. Mais je ne vais aller dire que c’est de la connerie. C’est une question de technique, d’épaisseur du savon, de coloration, … tellement de facteurs qui font que. Alors Monsieur, A part ce sujet « controverse », vous pouvez étayer d’autres sujets qui sont des conneries … qu’on rigole éventuellement un peu.

  4. Franck
    Franck dit :

    C’est un vaste débat, mais pour faire court, la Palme en soit n’est pas mauvaise pour le savon bien au contraire, c’est son exploitation qui pose un problème éthique à la planète. De plus la Palme est utilisée depuis au moins 200 ans dans certaines recettes de savons de Marseille.
    Les trois huiles utilisés dans ce type de savon sont l’olive, la coco et la palme, parfois seules, parfois mélangés. :-)

    Répondre
  5. ferdelance
    ferdelance dit :

    Bonjour,

    Je pensais que l’huile de palme n’était pas bonne pour le savon, et qu’il devait être fait soit avec de l’huile d’olive ou de coco mais pas de palme.

    Apparent je suis dans l’erreur….

    Répondre
  6. ferdelance
    ferdelance dit :

    Bonjour
    Je suis déçue car je viens d’acheter 3 savons sur un site connu FER A CHEVAL et je lis dans la composition SODIUM PALMATE AQUA SODIUM HYDROXYDE

    Qu’en pensez vous???

    Merci à vous

    Répondre
  7. les paniers de maryse
    les paniers de maryse dit :

    Bonjour clem,

    Tout d’abord, bien être sûr que c’est un savon à froid et non un vulgaire tensio-actif. Car nous rencontrons très souvent ce genre de produit qui malgré le lait reste un produit pas top.

    Ensuite, nous utilisons pour notre part du lait d’ânesse et même de chèvre dans nos savons. Au niveau bactério, le lait peut être fourni lyophilisé, c’est donc ainsi un produit qui risque moins les contaminations si il est bien conservé. Et n’oublions pas que la saponification est stérilisante (température + soude).

    Enfin, le savon de part sa nature « lavante » est sanitisante. Donc même si la charge micro biologique devient élevée, cela n’aura aucun impact. Les micro organisme seront éliminé avec le lavage.

    En tout cas, nos savons au lait ne sont pas plus instable dans le temps que les autres.

    Répondre
  8. Clem
    Clem dit :

    Bonjour
    Je souhaite savoir ce que vous pensez des savons au lait d’ânesse à froid,puisque le lait d’ânesse est une matière active au contact de l’eau. Bactériologiquement peut il y avoir un souci de conservation dans le temps par exemple .

    Répondre
  9. vanille
    vanille dit :

    bonjour
    les savons à chaud ne sont pas moins bons que les savons à froid. je fabrique tous les cosmétiques de la famille et tous les savons shampooings, lessives.. Je fais des savons à froid et des savons à chaud. Les uns ne sont pas meilleurs que les autres. Du moment qu’on a un processus artisanal, le savon est plein de glycérine. C’est le lavage réalisé par les industriels qui ôte la glycérine du savon, et non le fait qu’on le chauffe ! J’ai l’impression qu’on prend les gens pour des imbéciles à leur faire croire que le savon à froid est meilleur. Il ne faut opposer que les savons artisanaux et les savons industriels et encore, un industriel peut s’il le veut faire un excellent savon, et certains savons à froid sont juste médiocre. La saponification à froid ne garantit pas du tout la qualité du savon.
    Le savon à chaud a le mérite d’être prêt tout de suite, il a perdu toute son eau, et il est bien dur. C’est idéal pour des savons traditionnels comme le 100 % olive et le savon alep (olive et laurier) qui sinon devraient sécher des mois. Mon savon d’alep maison est fait au chaudron et n’est pas lavé, il est d’une douceur incomparable, et on l’utilise pour le corps et les cheveux. Je ne trouve pas que les savons à froid sont meilleurs, mais le procédé à froid présente l’avantage de permettre de créer tout un tas de marbrages, décos, que ne permet pas le procédé au chaudron. Je trouve que c’est mentir de dire que le savon à chaud est moins bon, et j’imagine que c’est parce que vous vendez du savon fabriqué à froid. Mais un savon à chaud peut être largement plus doux et bon pour la peau qu’un savon à froid , cela dépend juste des huiles employées. Rien ne vaut un 100 % huile d’olive réalisé à chaud pour un bébé par exemple, zéro allergène, pas de fragrance, pas de colorant, et tellement doux..Et ils moussent !

    Répondre
  10. Océane
    Océane dit :

    Je commence à me remettre en question sur tout ce que nous consommons et je suis ainsi arrivé à me poser la question : MAIS QU’EST-CE QUON A DANS NOS SAVONS INDUSTRIEL???

    Merci pour cet article qui m’a bien aidé à découvrir que l’on peut consommer autrement. je compte faire partager autour de moi pour faire connaitre.

    Un grand merci. Pour ma part j’ai commandé du savons des pyrénées, étant de la bas ! Encore gros merci

    Répondre
  11. David
    David dit :

    Bonjour,

    Très bon article, mais il serait bon de signaler que des savons saponifiés à chaud peuvent être de bonnes factures, comme par exemple la maison Marius Fabre qui fabrique le savon de Marseille à l’ancienne.

    Je trouve le commentaire de véro, très juste à ce propos, il serait bon de faire une note à ce sujet dans votre article, car croyez moi, beaucoup d’internaute n’iront pas lire les commentaires.

    Répondre
  12. Franck
    Franck dit :

    Bonjour Krys,

    Merci pour le compliment :-)

    Nous avons choisi à l’époque (2009) l’INCI N°2 pour une simple raison : La présence de Glycérine constituée pendant la saponification. Ors, dans l’INCI N°1, pas encore de glycérine dans le savon mais de la soude indiqué dans l’INCI.

    Il y quelques années, la saponification à froid n’était vraiment pas un procédé connu et nous avons pensé à l’époque qu’il valait mieux capitaliser sur les bienfaits de la glycérine naturellement présente dans nos savons plutôt que de la mise en oeuvre de la soude.

    Répondre
  13. Krys
    Krys dit :

    Bonjour Frank,

    Merci pour ce superbe article et vos incroyables savons !

    Du coup je ne comprends pas trop pourquoi vous avez choisi le cas INCI N°2 plutôt que le 1 pour lister les ingrédients de vos savons ?

    (Cas INCI N°1 – Sont mentionnées les matières premières mises en œuvre avant la saponification.
    Cas INCI N°2 – Sont mentionnés les ingrédients présent après saponification.)

    Parce qu’en lisant les ingrédients sur vos savons, on pourrait se dire que vous utilisez des bondillons «ex: Sodium Cocoate » plutôt que des huiles « ex: Cocos nucifera oil ». Hors ce n’est pas le cas.

    Vous devriez mettre davantage en avant votre fierté des ingrédients mis en œuvre dans les formules et le fait que vous avez une grande connaissance dans les huiles et leurs manipulations (comme vous le dites si bien l’article).

    D’avance un grand merci pour votre clarification.

    Répondre
  14. Franck
    Franck dit :

    @ Kitty : Tout a fait d’accord avec Maryse, après vérification, vous pouvez essayer avec une huile de palme alimentaire, d’ailleurs l’huile d’olive bio première pression utilisé par certain « Saffeur » est bien aussi une huile alimentaire avant tout.

    On peut faire plein d’essais avec des corps gras, par exemple un jour avec Philippe en mode apprentis sorciers nous avons essayé de faire un savon avec de la « Végétaline » de supermarché ;-) Ben ça marche aussi… Pour rire hein ! Pas pour vendre bien sur ;-)

    Répondre
  15. les paniers de maryse
    les paniers de maryse dit :

    Bonjour,

    Pour répondre a la question sur l huile de palme.

    Au niveau du débat palme, vous pouvez trouver des huiles de qualité éthique. La plus courante c’est le label rspo. Celui ci garanti pas mal de chose avec un cahier des charges severe.

    Quand a l utilisation, cette huile permet une dureté au savon. Et oui, vous pouvez utiliser l huile de votre rayon alimentaire. Seule précaution, vérifier la qualité en lisant la fiche technique. Vérifiez la composition, huile pure, mélange, … .

    Ceci afin de ne pas avoir de mauvaise surprise lors du calcul de la concentration de soude.

    Voila

    Répondre
  16. Kitty
    Kitty dit :

    je m’intéresse de plus en plus à la fabrication de savon maison et je trouve les différentes expériences des uns et des autres assez enrichissantes. J’ai une préoccupation : au delà du débat ecolo sur l’huile de palme, peut on utiliser l’huile de palme pour la cuisine, donc ce qu’on trouve dans les rayons de nos super marché, dans une saponification à froid ? Merci pour le travail que vous abattez sur ce site

    Répondre
  17. bertrand
    bertrand dit :

    nous souhaitons utiliser de l’huile de lin. En effet, une usine près de chez nous connait les pires difficultés et si nous pouvions faire beaucoup de savon, nous pourrions sauver l’usine !!! l’idée de faire du savon à froid paraît tout a fait génial et nous espérons nous former pour démarrer une activité !!!
    si quelqu’un avait une recette pour faire du savon mou, ce serait génial !!!!
    Merci pour ce beau site et ces infos si passionnantes !!!

    Répondre
  18. Cédric
    Cédric dit :

    Merci pour ce superbe article!
    Très pédagogique!
    J’espère qu’il aura une grande audience!
    Je débute dans l’activité, non pas en tant que savonnier mais en tant que revendeurs de savons à froid! Pour moi, ce type d’articles est tout simplement existentiel pour expliquer pédagogiquement aux clients qu’elles sont les différences entre un savon à froid et un savon industriel.
    Pourrais-je avoir l’autorisation de partager votre article sur mon site en mettant votre lien biensur!

    Répondre
  19. les paniers de maryse
    les paniers de maryse dit :

    Bonjour,

    Et bien que voilà une lecture agréable. Nous sommes savonnier Belge (si,si, ca existe aussi ;-)) et le discours est le même.

    Nous avons commencer en 2011 avec les mêmes envies que vous : des savons à froid et des huiles essentielles, aucun produits chimiques. Et comme vous, la première chose a faire et la plus compliquée, ne fut pas de faire du savon … mais bien de faire comprendre la différence entre savon et détergents ou tensio-actifs.

    Nous sommes (mon épouse et moi) bio-chimiste de formation ce qui nous a aidé énormément dans l’analyse des produits « grandes distribution ». Mais encore fallait-il le faire comprendre. Et bien je dois dire que après quelques tâtonnements, l’information passe bien maintenant.

    De notre coté, nous expliquons comment fonctionne un savon et pourquoi les détergents ne font que copier un effet. Quand à la soude, il suffit juste d’expliquer le principe de surgras et la différence avec la saponification à chaud.

    Par contre, en Belgique, il n’y a aucune association de savonnier, ni aucun logo fédéralisateur. Nous ne disposons, a l’heure actuelle, même pas d’un vrai statut artisan. Il est donc très difficile de se différencier car pour la plupart des gens, un savon = un savon. Espérons que cela change rapidement.

    Répondre
  20. Isabelle
    Isabelle dit :

    Merci du fond du coeur Franck pour vos encouragements car la route est longue je pense, pour pouvoir vivre de ma passion, il faut aider les consommateurs à changer leur mode de fonctionnement au niveau d el’hygiène, mais ce sont des gens comme vous, et tant d’autres qui arriveront à réveiller les consciences.

    Je suis complètement d’accord également sur la réponse que vous avez donné à véro. Pour l’huile de palme, il y a beaucoup d ecroyances erronnées, il faut utiliser celle des pays de l »Amérique du sud ( Colombie par exemple ), et non pas asiatiques, par exemple, la société PROFOREST protège la déforestation et impose des replanations.

    Excellente semaine à vous et vive la SAP !!!!

    Isabelle

    Répondre
  21. Franck
    Franck dit :

    Bonjour Isabelle,

    Bienvenue au club des Savonniers à Froid !

    Vous pouvez bien entendu utiliser notre article comme bon vous semble, l’important est de diffuser au maximum toutes les informations sur la « Saponification à Froid » afin de faire connaitre au plus grand nombre ce merveilleux mode de fabrication de savons naturels !

    Et que la route de la Savonnerie de Papillon soit longue et prospère…

    Répondre
  22. Isabelle
    Isabelle dit :

    Bonsoir Franck,

    Je suis toute nouvelle en tant qu’artisan savonnière ( janvier 2014 ), SAF.
    J’ai été formé par Sylvain et Leanne Chevallier, Maître savonnier.

    Pourrais-je avoir l’autorisation de partager votre article sur mon site, en mettant bien évidemment le lien de votre site Gaiia ?.

    Votre site est une véritable mine d’or, merci pour cette qualité extraordinaire que vous avez à vouloir partager votre passion pour ce si beau métier.

    Je vous souhaite une excellente soirée,

    Isabelle

    Répondre
  23. esmaga
    esmaga dit :

    Bonjour,

    je fabrique mes propres savons à froid et ils sont en effet bien plus doux et plus agréables à utiliser que les savons industriels.
    Cependant je ne comprends le dernier commentaire de Franck : « La fabrication à froid est assez compliquée et ne peut pas être industrialisée de part sa nature même ». Je trouve au contraire que le procédé est simple, mise à part la nécessité de calculer soigneusement la quantité de soude pour ne pas avoir un savon caustique ; mais avec les calculateurs en ligne, c’est facile !

    Répondre
  24. Franck
    Franck dit :

    Bonjour Vero,

    Merci pour ce long commentaire.
    Commentaire malheureusement bourré d’inexactitudes tant historiques, industrielles que chimiques…

    Le propos de cet article n’était pas d’opposer deux modes de fabrication du savon, le chaud (chaudron) et le froid qui sont des procédés de très bonne qualité tout les deux. Mais de reconnaître un savon à froid dans la jungle des savons industriels qui ont eux un seul et unique mode de fabrication (l’empatage) et qui utilise un bondillon de savon (chips de savon) en général de provenance asiatique, sans glycérine.

    Ce qu’il faut savoir, c’est que la plupart des savons de marques que vous utilisez (même bio) sont issus du même savon, cette chips industrielle re-mélangée à laquelle suivant les marques on rajoute couleurs et parfums.

    En ce qui concerne le Marseille et l’Alep, les vrais, c’est à dire à base d’huile d’Olive, d’eau, de soude et d’huile de baie de Laurier pour l’Alep, le constat est tristement clair, à cause d’une guerre sans fin, les vrais « Alep » deviennent introuvables en France, et quant aux vrais « Marseille », il n’existe à ma connaissance plus que deux savonneries en France à en fabriquer. Les 99% de la production de savons de « Marseille » viennent d’Asie ou du Magreb et même estampillés « Savon de Marseille », ce sont eux aussi des savons industriels fabriqués à base de la même chips de savon que cité plus haut.

    Il est aussi insultant de votre part de dire que les « Savonniers à Froid » sont des opportunistes qui surfent sur la vague du bio et du naturel. La fabrication à froid est assez compliquée et ne peut pas être industrialisée de part sa nature même. Les « Savonniers à Froid » sont très sensibles aux questions environnementales et c’est une véritable démarche de leur part et non une posture commerciale.

    Il existe même un diplôme d’état !

    Historiquement, avant l’ère de l’industrialisation de savon sous Colbert tous les savons de France et du monde étaient faits à froid, et ce depuis la création même du savon. Et dans certains pays (Afrique) c’est encore aujourd’hui une activité fortement pratiquée.

    Le Savon à Froid est aussi une véritable institution dans les pays anglo-saxon et ce depuis bien longtemps.

    Et pour conclure, j’affirme encore une fois que oui, un savon à froid est le meilleur savon du monde puisqu’il est fortement surgraissé (donc très doux), bourré de glycérine naturelle (donc hydratant), sans aucune cochonnerie chimique, il est 100% bio-dégradable (donc non-polluant pour les nappes phréatiques) et surtout, il est fabriqué par des savonniers PRO qui choisissent avec soin des matières premières de qualité…

    Répondre
  25. véro
    véro dit :

    Le fait qu’un savon soit saponifié à chaud ou à froid n’a rien à voir avec le côté naturel ou pas. Il ne faut pas tout mélanger !
    Le savon d’Alep qui est fabriqué de façon naturelle depuis 4000 ans (à base d’huile d’olive et de laurier) est fait à chaud. Le véritable savon de Marseille traditionnel à l’huile d’olive est aussi fait à chaud depuis toujours.
    Il n’y a pas de savons traditionnels fait à froid, c’est plutôt une invention récente de personnes qui veulent faire leurs savon à la maison. (ce qui peut être très dangereux à cause de la soude caustique utilisée) ou de nouveaux savonniers qui lancent leur affaire en surfant sur la vague de la recherche du naturel écolo.
    Par contre il est vrai que les savons industriels contiennent une tonne de cochonneries chimiques qu’il vaut mieux éviter car dangereuses pour la santé, inefficaces pour la peau et nuisibles à l’environnement.
    Là en effet il faut étudier les étiquettes pour éviter le pire par exemple quand on lit dans la composition Minéral oil il faut savoir que c’est un dérivé de pétrole ! si on voit EDTA = poison…
    Les savons contiennent aussi presque tous de l’huile de palme, cette huile est tout à fait bonne pour la peau mais le problème est que pour la produire de grandes cultures sont nécessaires et pour cela des forêts tropicales sont détruites et les habitants chassés de chez eux, donc si on veut avoir un comportement éthique il vaut mieux éviter d’en acheter, mais il y en a surtout dans les produits alimentaires et beaucoup moins dans les savons.
    Pour la question sur la soude : en fait la soude est l’ingrédient de base de la fabrication du savon avec l’huile, c’est le mélange des deux qui produit une réaction chimique (la saponification) qui fait que l’huile se transforme en savon. Cette soude est ensuite rincée plusieurs fois avec de l’eau salée (pour le savon de Marseille) ou bien on la laisse s’évaporer pendant 1 ans (pour le savon d’Alep), donc il n’y a plus de soude dans le savon final.
    Dans les savons industriels ils rajoutent des produits chimiques pour éliminer la soude plus rapidement. Si on veut fabriquer son savon soi-même il faut faire très attention aux recettes et bien respecter les doses car c’est de la soude caustique qui peut brûler fortement la peau.

    Conclusion : renseignez-vous bien sur le sujet (lisez juste wikipédia et vous aurez déjà pas mal d’infos)
    -lisez les étiquettes de ce que vous achetez
    -préférez les produits naturels (fait à chaud ou à froid) et de préférence sans trop d’huile de palme
    Bon bain !

    Répondre
  26. Missrimel
    Missrimel dit :

    Excellent article ^-^
    Pour ce qui est de la soude, si besoin j’ai dû publier quelques articles sur la chimie du savon il y a quelques mois de cela, où son processus de transformation et la notion de réaction totale + surgraissage est abordée…

    Répondre
  27. Mylène
    Mylène dit :

    Bonjour Franck…
    Très bon article pour expliquer comment reconnaître le graal, aka le savon SAF…
    une petite question, j’ai fait lire l’article à ma maman (elle est déjà persuadé des bienfaits de la SAF par mes soins…), mais elle se demande toujours comment on peut évoquer un savon naturel avec l’utilisation de la soude, bref, comment expliquer son élimination par le processus saponification… Si tu avais moyen de rajouter un petit édit pour expliquer cela… ça serait super! Merci!

    Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.