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Suite à l’ensemble de vos questions sur le savon Gaiia, nous venons de rajouter une page consacrée à vos questions et nos réponses. Nous continuerons à étoffer cette page au fil du temps, mais Il y a d’ores et déjà suffisamment de contenu pour vous faire une idée.
Jugez plutôt :

1 – Recommandez vous votre savon pour le nettoyage du visage ?
2 – Recommandez-vous d’utiliser le savon Gaiia comme un shampooing solide ?
3 – Un savon Gaiia permet de se laver combien de fois ?
4 – Vos savons sont ‘surgras’. Qu’est ce que ca veut dire ?
5 – Quelle huiles ou beurres vegetaux utilisez vous dans vos formule de savon ?
6 – Est-ce que votre savon contient de la vraie glycérine végétale naturelle ?
7 – Quel est le PH de votre savon Gaiia ?
8 – Votre savon est-il recommandé pour les peaux sensibles / très sensibles ?
9 – Est-ce que votre savon est bon pour mon eczema ?
10 – Comment justifier le prix de votre savon ?
11 – S’agit-il vraiment d’un savon bio dégradable ?
12 – Vos savons sont-ils hypoallergeniques ?
13 – Le savon Gaiia est fabriqué à Goa en Inde. L’importer en France n’est pas tres écologique ?
14 – Vos savons contiennent-ils de la soude (NaOh) ?
15 – Votre savon est-il teste sur les animaux ?

Les prochaines réponses traiterons de la Palme, des gels douches, du savon à froid, des bébés…

C’est depuis quelques jours mon nouveau livre de chevet, enfin un bouquin sur les huiles qui bouscule les idées préconçues et la pensée unique !

Pour vous donnez une idée du contenu voici le texte du quatrième de couverture :


Les huiles végétales – qui représentent un tiers de notre alimentation et sont omniprésentes dans les produits cosmétiques – sont déterminentes dans nos rapports, bons et mauvais à la santé. Cet ouvrage propose un concept original pour les appréhender. La méthode pratique d’utilisation des huiles passe par une explication claire des fonctions, créant ainsi une nouvelle approche méthodologique pour ces produits naturels essentiels.
300 références botaniques complètes précicent les variétés et confirment l’approche scientifique.

Un ouvrage pratique et engagé pour la défense d’une hygiéne de vie, un outil pour comprendre, expliquer les enjeux et les dessous d’un systeme :

– Histoire, définitions, botanique, étymologie, fabrication, transformation : des bases indispensable.
– Plus de 200 huiles végétales et 40 macérâts huileux.
– Un guide d’utilisation en fonction des effets recherchés ou des troubles à soulager.


L’auteur, Michel Pobeda à travaillé dans le négoce international des huiles, ils les à triturés pour en étudier les applications en cosmétique, nutrition et savonnerie.

Un livre à découvrir d’urgence / Editer chez Marabout / En vente chez Amazon ICI…

Une petite photo de l’artiste réalisé par Anthony et un lien vers le site des huiles de Michel : huile.com

Une des raisons de l’installation de notre savonnerie à Goa est de bénéficier de la richesse de cette région du Konkan en Inde, au niveau des matières première afin de travailler en ‘circuit court’. Tous les ingrédients de base sont disponibles localement! Cette richesse et cette générosité de la nature m’étonnent chaque jour… Manguiers, bananier, rizières, arbre à Kokum, palmiers, cocotiers…

Un de ces ingrédients est très intéressant car il ne pousse que dans cette région du monde! Il s’agit du KOKUM (‘bhirnda’ ou ‘bhinda’ en Konkani).

Comme j’ai deux arbres à Kokum (Garcinia Indica) dans le jardin et que nous sommes au moment de la récolte j’ai décidé d’aller en cueillir quelques uns. J’ai du monter sur un manguier pour accéder aux fruits!!

Alors que fait-on avec ces fruits?

Le jus de Kokum obtenu avec la chair du fruit a des vertus ‘rafraîchissantes’ (en fait il abaisserait la température du corps) et on le consomme pendant les fortes chaleur d’avant moussons. Il peut se manger frais avec du sel ou du sucre ou alors la chair peut être séchée au soleil pour une utilisation dans des plats cuisinés.

Avec les graines nous obtenons le fameux beurre de Kokum que nous utilisons dans nos savons naturels (*) faits-main comme additif. C’est un beurre végétal très dur qui fond au contact avec la peau. Il est aussi utilisé dans les cosmétiques mais les indiens l’ont depuis toujours utilisé ‘pur’ directement sur les lèvres ou la peau. Et le résultat est étonnant!! Nourrissant, hydratant, apaisant… En plus, il se conserve très longtemps!

Le Kokum est aussi utilisé en médecine ayurvedique.

Chez Gaiia nous utilisons 3 beurres végétaux : Kokum, Mangue, Sal (Shorea Robusta). Comme c’est aussi la pleine saison des mangues, je ne manquerai pas de vous parler de ce fruit dans les jours qui viennent!

(*) Le Tonique, Le Sensuel.

“Karité Kid” c’est Alexis, le patron de Territoire-d’Afrique.
Producteur / Importateur de Karité ! Un passionné qui peut parler de ses produits pendant des heures (vécu).

“Le karité, issu de l’arbre du même nom, est une richesse léguée depuis des temps ancestraux par notre terre Africaine. Son pouvoir est connu depuis l’égypte ancienne, et nous retrouvons sa trace auprès de reines égyptiennes réputées pour leur beauté, comme Nefertiti.

Le karité est un arbre d’Afrique de l’Ouest haut de 10 à 15 mètres. Le nom botanique du karité est Butyrospermum Parkii. Butyrospermum vient du latin butyro (beurre) et spermum (semence), Parkii venant du nom de l’explorateur Mungo Park qui a écrit sur le karité. Le karité pousse à l’état sauvage exclusivement en Afrique (Ceinture karité en Afrique de l’Ouest). Il faut une quinzaine d’années pour récolter les premiers fruits. Le fruit comestible du karité contient l’amende d’où l’on tire le beurre de karité riche des vertus qu’on lui connaît.”

La démarche de Territoire-d’Afrique ne s’arrête pas au commerce de Karité pur et simple, et c’est ce qui m’a séduit,  Alexis, est pleinement investit dans l’économie et la vie sociale de cette région du bénin.

“Nous avons à coeur de promouvoir et mettre en valeur la richesse de cette noble ressource africaine…”

Territoire-d’Afrique peut fournir du Karité Bio (EcoCert) ou non, en grosse comme en petite quantité (mini 1 kilo) il me l’a confirmé hier. Alors, n’hésitez pas à le contacter, il est tout autant passionnant que passionné !

Je le cite une dernière fois :

“Notre but est de créer une plate-forme vers des produits Africains, donc à partir du Bénin, en s’axant sur la qualité, et une très forte valeur éthique. Nous apprécions bien évidemment le travail des savonniers artisanaux, porteurs des mêmes valeurs que nous !”

PORCHER Alexis
TERRITOIRE D’AFRIQUE (SARL)
Matières premières Africaines/African Raw materials
49100 ANGERS
Tél: 02 41 35 06 45 / 06 15 98 83 02
serviceclient@territoire-dafrique.fr

Faire ces cosmétiques à la maison est une tendance lourde depuis quelques années pour beaucoup de femmes (je serais curieux de savoir quel est le pourcentage d’homme dans la ‘cosméto’ home-made), et ce pour de multiples raisons qui n’ont rien à voir avec un phénomène de mode, mais sont soit la résultante d’une réalité économique, soit d’une prise de conscience quant aux compositions et la dangerosité de certains produits industriels, ou tout simplement liés au plaisir de créer…

Preuve que cette nouvelle façon de “Consocréer” (J’invente un mot pour l’occasion, c’est la contraction de créer sa consommation) qui passe par le pain fait à la maison, la confection de couches non jetables en coton ou lin biologique, le compostage des déchets “perso” même en ville, de savons naturels ou bio, tout cela démontre bien que ce type de mode de vie est bien ancré dans notre société et dépasse largement le cadre de l’écologie et les clivages de classe pour tendre vers une forme d’éco-citoyenneté, une conscience collective, un élan commun…

Hélène Guinhut journaliste au ‘Monde’ à écrit un article trés intérressant sur le sujet des cosmétiques fait à la maison, et paru aujourd’hui. Voici le début :

Crème anti-âge, lait démaquillant, gel douche, shampooing, ombre à paupières, rouge à lèvres… de plus en plus de cosmétiques sont fabriqués à la maison par des adeptes qui boudent les rayons beauté des grands magasins. La tendance, comme souvent, est née aux Etats-Unis dans les années 1990 avec le savon et le maquillage. Sur Internet, de nombreux blogs français proposent des astuces et des recettes aux “apprentis cosméticiens”, qui peuvent aussi s’initier dans des ateliers…

La suite est par là : Les cosmétiques c’est chic…

(Source : Extrait de l’article de Hélène Guinhut, publié dans lemonde.fr le 23.09.10. Et photo de 1956 d’Helena Rubinstein au travail.)

Au début j’étais jeune, je ne savais pas, je voulais faire comme les grands et écrire sur nos boites de savons tout ce qu’il n’y avait pas dedans !

0% de Machin, Sans conservateur, Sans paraben, Sans phénoxyéthanol, Sans PEG, Sans silicone, Sans phtalates, Sans éther de glycol, Sans filtres chimiques, Sans colorants ni parfum d’origine synthétique, Sans fluor, Sans alcool, Sans matières premières animales, Sans paraffine, Sans lanoline, Sans dérivés de la pétrochimie, Sans SLS, Sans édulcorants de synthèse, Sans sels d’aluminium, Sans extraits animaux, Sans propylène glycol, Sans EDTA, Sans ingrédients éthoxylés, Sans OGM, Sans huile minérale, Sans…  La liste est longue comme un des bras du Nil.

Maintenant, tout est plus clair, nous ne dirons jamais comme les grands :
ACHETEZ MON GEL DOUCHE IL Y A ZERO% DE MACHIN DEDANS !

Mais plutôt :
NOS SAVONS, C’EST 100% QUE DU BON DEDANS ! Enfin, pas cette phrase, c’est juste pour illustrer le fait qu’il faut que nous communiquions plus sur ce qui se trouve dans nos produits que ce qui ne si trouve pas…

C’est vrai quoi! j’en ai ma claque de voir ces pubs ventant les non-mérites d’un produit en faisant passer l’absence de telle ou telle substance pour une qualité, c’est aussi débile que de vendre une voiture en mettant en avant le fait qu’il n’y ai aucun système a bord de l’automobile susceptible de nous tuer! Ils oublient de dire que pendant des années, les même produits étaient vendus avec 100% des cochonneries  qu’ils ont un jour enlevés sous la pression d’une loi ou pour suivre une tendance sociétale, mais jamais par philosophie!

Ce qui m’a mis en colère ? Garnier veux me prendre par la main et m’expliquer comment faire du tri sélectif dans ma salle de bains ! Le site de garnier est tout vert, leur slogan c’est : Ma planète à tout prix ! Ben quand je regarde la composition de vos produits, je me dit qu’on ne doit pas vivre sur la même planète…

Le must c’est que le zero devient même un gage de qualité et un nom pour Sanex !

0 % Parabens
0 % Colorants
0 % Phtalates
0 % Phenoxyethanol

Formule biodégradable
Peaux normales
Gel douche

Juste un truc, si la formule du Sanex zero% est  biodégradable, ça veux dire que tout les autres produits de leur gamme ne le sont pas ?

Décidément, la tendance des marques à communiquer sur le zero, c’est comment dire ? zero !

Suite à quelques questions de Mr Question, Philippe c’est fendu d’un commentaire assez long qui à lui seul mérite un article… Pour lire la suite, cliquer sur Continuer la lecture →

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J’attaque ce début de semaine avec une vrai grosse bonne humeur ! Tout d’abord parce que grâce à “Monsieur Skype” j’ai pu assister samedi en direct de notre “Savonnerie” à Goa à la réalisation d’un batch (fabrication d’un lot de savons), du début à la fin et commenté en “live” par “Mister Philippe” avec comme acteur “Mister Yogesh” et son aide “Mister Radeshan”. Du coup, lors de mon prochain déplacement en Inde je prendrais une petite caméra numérique dans mes bagages pour faire quelques vidéos sympathiques à mettre sur le blog Gaiia.

Bonne humeur aussi à cause de prises de consciences multiples sur les effets (toxiques) dus à la “bioaccumulation”* de substances contenus dans certains cosmétiques. Exemple, cet article “Produits de beauté, danger” sur le trés sérieux magazine d’infos de J.M Colombani et J. Attali, SLATE. Et bien sur “The story of cosmetics“.

Bonne humeur enfin de voir un métier se révéler à lui même, celui des savonniers utilisant la méthode de saponification à froid. Méthode d’ailleurs trés bien expliqué sur le blog de Swanee “Mots clés : la saponification à froid !“.

* bioaccumulation: processus d’accumulation de produits chimiques par les organismes, provenant directement de l’eau ou découlant de la consommation de nourriture et l’application de produits sur la peau contenant des produits chimiques.

Sur les conseils avisés de Swanee concernant le choix d’une alternative aux dentifrices classiques (avec la boite en or qui brille), j’ai commandé sur le site mondebio.com deux boites de cette poudre magique, Le “Per Blan” le tout pour 10 euro frais de ports compris et reçu en 48 heures, donc déjà coté e-commerce, rien à dire, un sans faute.

Le produit maintenant. Avec Sabine nous l’utilisons au quotidien depuis 5 jours, c’est un dentifrice bio de fabrication Belge sous forme de poudre enrichie avec 8 extraits végétaux biologiques dont l’Aloé Vera. Il faut tremper sa brosse à dent légèrement humide dans la boite, la mousse est très fine et parfumé à la menthe et au citron (j’ai préféré la menthe).

J’aime beaucoup ce produit, et le seul bemol concerne l’emballage en plastique et le sur-emballage en carton. Je le dit souvent, si l’on prone le coté naturel ou bio d’un produit, il faut que l’emballage entre lui aussi dans une démarche d’éco-conception.

Face à la glace ce matin, la bouche fraîche et mentholé je me suis posé la question des ingrédients composant mon dentifrice. C’est vrai quoi, on parle toujours de certains cosmétiques à usage externe et potentiellement dangereux, mais l’on s’attarde rarement sur un des premiers cosmétiques en terme de régularité dans l’utilisation: Le Dentifrice!

On sait maintenant que l’application réguliére de vilaines substance sur notre peau est nocive, mais alors, quid du dentifrice? En contact avec l’intérieur de nos bouches entre 2 à 3 fois par jour, je m’interrogeais donc ce matin pour la première fois de ma vie sur la composition de ma pâte à dents…

A l’évidence, j’ai du succombé tout petit aux sirénes de la publicité, exigeant depuis ma tendre enfance un dentifrice avec de l’or sur la boite, un dentifrice “Gold”. Dans mon imaginaire d’enfant, d’adolescent, puis dans ma vie d’adulte mon premier choix face aux lineaires n’a jamais été fondé sur la composition du produit, mais sur le coté clinquant et doré de la boite. (Oui, je me rends bien compte du ridicule de la situation).

Alors, le coeur battant comme toutes les premières fois, je me suis rapproché de l’étuis et j’ai découvert avec horreur que depuis des années je me mettais dans le “cornet” des trucs pas possible comme du Sodium Lauryl Sulfate, du Triclosan, des calciums à base d’os d’animaux ou de chaux… Brrr.

A propos de ça, en Inde il existe des dentifrices dépourvus de dérivés animaux.

Un dentifrice, est principalement composé :

d’excipients :
* agents polissants (abrasifs composés de silice, bicarbonates de sodium ou phosphates de calcium)
* agents humectants
* agents moussants (à base de tensioactifs)
* agents épaississants
* conservateurs
* colorants
* édulcorants
* arômes

de principes actifs :
* anti-caries (à base de fluor)
* agents antibactériens (triclosan ou chlorhexidine)
* agents blanchissants
* anti-tartre

A l’avenir, je vais pister les alternatives possibles à ce type de dentifrice.