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Communauté: État de ce qui est commun.

Aux vues de toutes les demandes de logo sur la “Saponification à Froid” sur le blog et par e-mail, les relais d’infos dans vos pages Facebook, les nombreuses manifestations de gentillesses et d’encouragements, je me rends vraiment compte aujourd’hui de l’étendue de la communauté des Savonnier(e)s à froid en France et même en Europe (le logo est aussi parti aux USA).

Nous sommes, Philippe et moi heureux de faire partie de ce grand tout, de cette vaste entreprise ou chacun avec nos moyens nous posons les pierres d’un édifice commun et enfin nous sommes fiers d’appartenir à cette belle communauté d’esprits des “Savonniers à froid” qui veulent du bien à votre corps tout en respectant la terre !

(Petit message pour l’ensemble de la communauté des savonnier(e)s à froid !)

Il nous faut clairement communiquer sur la méthode de fabrication de nos savons naturels ou bio: la saponification à froid. Que ce soit sur nos emballages, nos étiquettes, nos blogs, nos sites, nos e-boutiques et dans chacune de nos conversations autour du savon. A force d’expliquer et de démontrer les bienfaits de ce type de fabrication de savon, chacun dans notre coin, nous arriverons un jour à ce que la saponification à froid soit connue et reconnue par le plus grand nombre.

C’est dans cet esprit que nous avons travaillé sur un logo qui apparaitra dans notre e-boutique et sur nos boites de savon. Le parti pris du look type : coopérative agricole sud-américaine est un vrai choix, après tout ce que certain appelaient le sous-continent Américain à élu des femmes et des Indiens présidents, et même avec une géopolitique incertaine, dangereuse et non maitrisé (voir les dérives Amazoniennes entre autre…), ce continent est un vrai creuset d’expériences nouvelles dans l’agriculture, le commerce et la politique… Des actions révolutionnaires au sens premier du terme.

La S.A.F (Saponification à Froid) doit devenir une dénomination qui compte, c’est faire oeuvre de santé publique !

Dés lors qu’il s’agit de concevoir un produit dit “Eco-conçu” comme nos savons, on ne peut éluder la question de l’emballage qui devient à lui seul aussi complexe à rendre “Eco-frendly” que le coeur de notre projet, vendre des savons 100% naturels.

La première réponse qui vient a l’esprit est celle de l’utilisation de papier recyclé, mais attention tout les papiers et cartons recyclés se trouvant dans le commerce non pas étés purgés de leurs anciennes encres d’impressions (procédé trop onéreux), des encres composés d’huiles minérales donc au potentiel toxique. Dans le cas des  savons Gaiia, nous avons opté pour du carton sans traitement blanchissant et recyclable (pas recyclé).

Pour la protection interne du produit, pas de plastique, mais du papier gras sulfurisé.

Et puis en dernier lieu se pose la question des encres à utilisés, et là, la réponse n’est ni simple ni limpide. La seule alternative aux encres minérales sont les encres végétales, le seul élément qui les différencie est donc l’origine de l’huile, huile qui rentre dans la composition des encres jusqu’à 80%.

Avec quoi produit-on de l’huile végétale pour encre, avec les même végétaux que pour les bio-carburant, Colza, Lin, Soja, Tournesol, Maïs… Mais aussi de Palme, ce qui nous pose le même problème qu’avec nos savons à cause de la déforestation massive et la culture intensive de la Palme. Pour les savons, nous l’avons résolu de la manière suivante : Nous connaissons notre producteur, il est local, et produit de manière raisonné. Nous maitrisons donc ce point, mais pour l’encre, comment savoir ? (Les étiquettes sont plus opaques que sur les cosmétiques Américains).

D’un autre coté, il ne faut pas faire d’angélisme, produire des huiles végétales peut être aussi extrêmement polluant, leur production peut rejeter des nitrates, polluer les cours d’eau et nappes phréatiques, contribuer à l’effet de serre. Ces plantes peuvent, en outre, entrer en concurrence avec des cultures alimentaires. Comment être sur que les producteurs n’utilisent pas des engrais chimiques, des herbicides, des fongicides, des insecticides, des régulateurs de croissance ou encore une irrigation intensive. Auquel cas le bénéfice écologique gagné d’un côté serait perdu de l’autre.

C’est-entre-autre pour cette raison que nous avons voulu rendre la surface imprimé de nos boites la plus petite possible. Mais à ce jour nous n’avons pas encore résolu ce problème d’encre, je crois que comme tout les éco-convaincus, nous tentons de faire de notre mieux, en trébuchant parfois mais sans succomber aux diktats et autres fondamentalisme écologiques. Quoique ;-)

On à aimé leur travail et trouvé leur vidéo très didactique, alors Philippe la traduite et j’ai posé ma voix dessus. C’est trés intéressant, même si au USA les normes sont différentes qu’en Europe (en notre faveur pour l’étiquetage par exemple). Ils parlent entre autre chose de “Bio-accumulation”, n’hésitent pas à dénoncer certaines marques peu scrupuleuses, expliquent ce qui se trouve dans la plupart des shampoings de supermarchés… Tout ça dans une animation très claire. Je vous recommande donc chaudement de ne rien prévoir pour les minutes suivantes et de lire cette vidéo très instructive.

(Sources : http://storyofstuff.org/cosmetics/)

Dans la lignée de mon “post” du 22 juillet 2010, Le savon est dans le sac ! ou j’expliquais pourquoi nous ne voulions pas d’emballage plastique autour de nos savons, ce soir ARTE nous propose justement une émission sur la méconnaissance des substances dangereuses contenues dans les emballages hermétiques…

Face à la hausse du nombre de substances toxiques dans les aliments, scientifiques et consommateurs donnent l’alerte.

À l’heure où les produits “longue conservation” sont de plus en plus prisés, les clients ne soupçonnent pas l’existence de substances dangereuses dans les emballages hermétiques et dans les aliments avec lesquels ils sont en contact. C’est le cas du Bisphénol A, que l’on trouve dans les contenants en plastique rigide et qui peut provoquer des maladies cardiaques ou affaiblir le système immunitaire. Même risque avec les phtalates utilisés pour plastifier les matériaux servant au conditionnement. Agissant comme des hormones, ils peuvent entraîner la stérilité chez les hommes. Nombre de produits figurent sur la liste des substances interdites par l’Union européenne mais comme celle-ci importe massivement des produits venus d’Asie, où les réglementations ne sont guère restrictives…

C’est Eric Allodi d’Integral Vision chargé de promouvoir le concept “Cradle to Cradle” en france qui m’en a informé par e-mail. et qui me dit :

“Ce reportage mettra en évidence la toxicité des “micro-déchets” et proposera des solutions par l’éco-conception. Il présentera, notamment, comment l’approche Cradle to Cradle peut répondre à cette problématique.”

Cradle to Cradle, de la théorie à la pratique et à la certification :
Le concept Cradle to Cradle permet de faire émerger sur le marché des produits certifiés, innovants et performants sur les plans économique, écologique et social. Il s’agit de produits dépourvus de toute substances toxiques et éco-conçus pour être quasi-indéfiniment recyclés à travers des circuits fermés biologiques (ex : tissus compostables, cosmétiques biodégradables) ou techniques (ex : moquettes dépolymérisables ou semelles thermo-recyclables). En fin de vie, chaque objet réintègre son circuit d’origine pour une renaissance prochaine sans perte de qualité ni gaspillage des nutriments qui ont servi à le constituer. L’entreprise peut ainsi se développer sans nuire à l’environnement… et à sa rentabilité puisque désormais ses « déchets » ont de la valeur.

Je regrette simplement que le ticket d’entrée pour obtenir cette certification soit si élevé et du coup pénalise les artisans de l’éco-conception au bénéfice de grosses sociétés.

(L’emballage qui tue, ARTE émission du mardi, 27 juillet 2010 à 21:20 / Réalisateur: Inge Altemeier, Reinhard Hornung)

PISCINE-NATURELLE-06
Enfin ça y est, on à inauguré la bassin naturel / piscine biologique chez nos amis du sud aquaverde.fr les “As” du lagunage, des plantes aquatiques et des piscines sans aucun produit chimique !… C’est frais non? En tout cas, autre avantage par rapport à une piscine type carré bleu traditionnel : L’aspect contemplatif.

J’ai passé des heures en compagnie de Gael à regarder les poissons qui se cachent dans les galets, les libellules qui pondent sur des feuilles de nénuphar, ou plus simplement laisser pousser les galets d’un regard bienveillant, assis sur le ponton de mélèze un verre de blanc du var à la main.

Vous pouvez même prendre contact avec eux, ce bassin est leur bassin témoin et ils vont organiser des journées portes ouvertes, alors…

AQUA-VERDE-PISCINE-06
(Crédit photo : Un humaniste, Michel Andrieu.)

Cela fait un moment que je voulais parler du blog et de l’activité d’amis très chers : Aqua-Verde !

Gael, Nadine, Pascale, et toute leur équipe travaillent depuis plus de 20 ans à créer, améliorer, entretenir, des jardins, des espaces vert et des aménagements intérieurs dans le sud de la France (Saint Paul de Vence). A signaler que depuis une quinzaine d’années Gael n’utilise plus de produit Phytosanitaire (pesticides chimiques) pour le traitement des plantes, préférant des traitements plus doux, naturels, biologiques ou organiques. C’est dans cette juste logique que cette équipe de fou furieux du beau et du bien fait s’est lancé dans l’aventure du bassin naturel.

Après de nombreux essais autour de la filtration idéale, de la conception du bassin et toutes ces choses imprévues qui font qu’on ne tient jamais un planning quand on lance un projet (j’en sais quelque chose). Ils ont décidé de montrer tout cela à travers un blog qui parle aussi de photo, de plante aquatique et de jardin…

Un voyage doux et léger comme le vent du sud (j’me comprends !).
aqua-verdehttp://www.aquaverde.fr/

Un grand week-end ensoleillé dont la majeure partie du temps passé sur la terrasse à “un-peu-bouquiner”, “petit-jardiner”, “mini-barbecuter”, “boire-discuter” m’a donné envie de parler de mon deuxième bébé : Le fauteuil Eco-design Staukwood (1 an environ).
staukwood

Ce fauteuil à été conçu avec un ami ébéniste dans le respect de l’environnement. Notre mobilier de jardin articulé autour du fauteuil Staukwood est réalisé en Pin Sylvestre européen (essentiellement des landes) et livré sans aucun traitement. Il ne participe donc pas à la déforestation de l’Amazonie ou de l’Afrique. La proximité de fabrication (Drome) et d’achat des troncs (chaque fauteuil est fabriqué à partir d’un tronc) implique aussi moins de transport donc moins d’impact sur l’environnement.

Nos fauteuils se vendent doucement, à leurs rythmes mais commencent à se tailler une belle réputation, tant sur le web que dans la presse magazine qui nous demande régulièrement des visuels pour illustrer des articles sur les jardins responsables.
staukwood-02Voilà, une belle aventure qui continue son chemin…