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“Karité Kid” c’est Alexis, le patron de Territoire-d’Afrique.
Producteur / Importateur de Karité ! Un passionné qui peut parler de ses produits pendant des heures (vécu).

“Le karité, issu de l’arbre du même nom, est une richesse léguée depuis des temps ancestraux par notre terre Africaine. Son pouvoir est connu depuis l’égypte ancienne, et nous retrouvons sa trace auprès de reines égyptiennes réputées pour leur beauté, comme Nefertiti.

Le karité est un arbre d’Afrique de l’Ouest haut de 10 à 15 mètres. Le nom botanique du karité est Butyrospermum Parkii. Butyrospermum vient du latin butyro (beurre) et spermum (semence), Parkii venant du nom de l’explorateur Mungo Park qui a écrit sur le karité. Le karité pousse à l’état sauvage exclusivement en Afrique (Ceinture karité en Afrique de l’Ouest). Il faut une quinzaine d’années pour récolter les premiers fruits. Le fruit comestible du karité contient l’amende d’où l’on tire le beurre de karité riche des vertus qu’on lui connaît.”

La démarche de Territoire-d’Afrique ne s’arrête pas au commerce de Karité pur et simple, et c’est ce qui m’a séduit,  Alexis, est pleinement investit dans l’économie et la vie sociale de cette région du bénin.

“Nous avons à coeur de promouvoir et mettre en valeur la richesse de cette noble ressource africaine…”

Territoire-d’Afrique peut fournir du Karité Bio (EcoCert) ou non, en grosse comme en petite quantité (mini 1 kilo) il me l’a confirmé hier. Alors, n’hésitez pas à le contacter, il est tout autant passionnant que passionné !

Je le cite une dernière fois :

“Notre but est de créer une plate-forme vers des produits Africains, donc à partir du Bénin, en s’axant sur la qualité, et une très forte valeur éthique. Nous apprécions bien évidemment le travail des savonniers artisanaux, porteurs des mêmes valeurs que nous !”

PORCHER Alexis
TERRITOIRE D’AFRIQUE (SARL)
Matières premières Africaines/African Raw materials
49100 ANGERS
Tél: 02 41 35 06 45 / 06 15 98 83 02
serviceclient@territoire-dafrique.fr

Faire ces cosmétiques à la maison est une tendance lourde depuis quelques années pour beaucoup de femmes (je serais curieux de savoir quel est le pourcentage d’homme dans la ‘cosméto’ home-made), et ce pour de multiples raisons qui n’ont rien à voir avec un phénomène de mode, mais sont soit la résultante d’une réalité économique, soit d’une prise de conscience quant aux compositions et la dangerosité de certains produits industriels, ou tout simplement liés au plaisir de créer…

Preuve que cette nouvelle façon de “Consocréer” (J’invente un mot pour l’occasion, c’est la contraction de créer sa consommation) qui passe par le pain fait à la maison, la confection de couches non jetables en coton ou lin biologique, le compostage des déchets “perso” même en ville, de savons naturels ou bio, tout cela démontre bien que ce type de mode de vie est bien ancré dans notre société et dépasse largement le cadre de l’écologie et les clivages de classe pour tendre vers une forme d’éco-citoyenneté, une conscience collective, un élan commun…

Hélène Guinhut journaliste au ‘Monde’ à écrit un article trés intérressant sur le sujet des cosmétiques fait à la maison, et paru aujourd’hui. Voici le début :

Crème anti-âge, lait démaquillant, gel douche, shampooing, ombre à paupières, rouge à lèvres… de plus en plus de cosmétiques sont fabriqués à la maison par des adeptes qui boudent les rayons beauté des grands magasins. La tendance, comme souvent, est née aux Etats-Unis dans les années 1990 avec le savon et le maquillage. Sur Internet, de nombreux blogs français proposent des astuces et des recettes aux “apprentis cosméticiens”, qui peuvent aussi s’initier dans des ateliers…

La suite est par là : Les cosmétiques c’est chic…

(Source : Extrait de l’article de Hélène Guinhut, publié dans lemonde.fr le 23.09.10. Et photo de 1956 d’Helena Rubinstein au travail.)

Au début j’étais jeune, je ne savais pas, je voulais faire comme les grands et écrire sur nos boites de savons tout ce qu’il n’y avait pas dedans !

0% de Machin, Sans conservateur, Sans paraben, Sans phénoxyéthanol, Sans PEG, Sans silicone, Sans phtalates, Sans éther de glycol, Sans filtres chimiques, Sans colorants ni parfum d’origine synthétique, Sans fluor, Sans alcool, Sans matières premières animales, Sans paraffine, Sans lanoline, Sans dérivés de la pétrochimie, Sans SLS, Sans édulcorants de synthèse, Sans sels d’aluminium, Sans extraits animaux, Sans propylène glycol, Sans EDTA, Sans ingrédients éthoxylés, Sans OGM, Sans huile minérale, Sans…  La liste est longue comme un des bras du Nil.

Maintenant, tout est plus clair, nous ne dirons jamais comme les grands :
ACHETEZ MON GEL DOUCHE IL Y A ZERO% DE MACHIN DEDANS !

Mais plutôt :
NOS SAVONS, C’EST 100% QUE DU BON DEDANS ! Enfin, pas cette phrase, c’est juste pour illustrer le fait qu’il faut que nous communiquions plus sur ce qui se trouve dans nos produits que ce qui ne si trouve pas…

C’est vrai quoi! j’en ai ma claque de voir ces pubs ventant les non-mérites d’un produit en faisant passer l’absence de telle ou telle substance pour une qualité, c’est aussi débile que de vendre une voiture en mettant en avant le fait qu’il n’y ai aucun système a bord de l’automobile susceptible de nous tuer! Ils oublient de dire que pendant des années, les même produits étaient vendus avec 100% des cochonneries  qu’ils ont un jour enlevés sous la pression d’une loi ou pour suivre une tendance sociétale, mais jamais par philosophie!

Ce qui m’a mis en colère ? Garnier veux me prendre par la main et m’expliquer comment faire du tri sélectif dans ma salle de bains ! Le site de garnier est tout vert, leur slogan c’est : Ma planète à tout prix ! Ben quand je regarde la composition de vos produits, je me dit qu’on ne doit pas vivre sur la même planète…

Le must c’est que le zero devient même un gage de qualité et un nom pour Sanex !

0 % Parabens
0 % Colorants
0 % Phtalates
0 % Phenoxyethanol

Formule biodégradable
Peaux normales
Gel douche

Juste un truc, si la formule du Sanex zero% est  biodégradable, ça veux dire que tout les autres produits de leur gamme ne le sont pas ?

Décidément, la tendance des marques à communiquer sur le zero, c’est comment dire ? zero !

Suite à quelques questions de Mr Question, Philippe c’est fendu d’un commentaire assez long qui à lui seul mérite un article… Pour lire la suite, cliquer sur Continuer la lecture →

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Pour avoir envie d’offrir des savons, genre 6 savons Gaiia pour Noël, nous pensons qu’ils doivent êtres conditionnés sous forme de coffret, que ce soit pour la e-shop ou la vente en magasin. Nous avons donc elaboré un coffret en carton et même si il est magnifique ;-) ça reste un bête coffret en carton que tout le monde connait !

Amoureux que je suis de la sérénité dégagé par certains objets usuels Japonais, j’arrache mon “Google” à ses recherches crépusculaire sur les “macérats” et tape “emballage japonais”. Et là, oh joie ! Je découvre un mode d’emballage séculaire, précieux et poétique aussi codifié que la céremonie du thé… le Furoshiki.

Sur les conseils avisés de Swanee concernant le choix d’une alternative aux dentifrices classiques (avec la boite en or qui brille), j’ai commandé sur le site mondebio.com deux boites de cette poudre magique, Le “Per Blan” le tout pour 10 euro frais de ports compris et reçu en 48 heures, donc déjà coté e-commerce, rien à dire, un sans faute.

Le produit maintenant. Avec Sabine nous l’utilisons au quotidien depuis 5 jours, c’est un dentifrice bio de fabrication Belge sous forme de poudre enrichie avec 8 extraits végétaux biologiques dont l’Aloé Vera. Il faut tremper sa brosse à dent légèrement humide dans la boite, la mousse est très fine et parfumé à la menthe et au citron (j’ai préféré la menthe).

J’aime beaucoup ce produit, et le seul bemol concerne l’emballage en plastique et le sur-emballage en carton. Je le dit souvent, si l’on prone le coté naturel ou bio d’un produit, il faut que l’emballage entre lui aussi dans une démarche d’éco-conception.

(Petit message pour l’ensemble de la communauté des savonnier(e)s à froid !)

Il nous faut clairement communiquer sur la méthode de fabrication de nos savons naturels ou bio: la saponification à froid. Que ce soit sur nos emballages, nos étiquettes, nos blogs, nos sites, nos e-boutiques et dans chacune de nos conversations autour du savon. A force d’expliquer et de démontrer les bienfaits de ce type de fabrication de savon, chacun dans notre coin, nous arriverons un jour à ce que la saponification à froid soit connue et reconnue par le plus grand nombre.

C’est dans cet esprit que nous avons travaillé sur un logo qui apparaitra dans notre e-boutique et sur nos boites de savon. Le parti pris du look type : coopérative agricole sud-américaine est un vrai choix, après tout ce que certain appelaient le sous-continent Américain à élu des femmes et des Indiens présidents, et même avec une géopolitique incertaine, dangereuse et non maitrisé (voir les dérives Amazoniennes entre autre…), ce continent est un vrai creuset d’expériences nouvelles dans l’agriculture, le commerce et la politique… Des actions révolutionnaires au sens premier du terme.

La S.A.F (Saponification à Froid) doit devenir une dénomination qui compte, c’est faire oeuvre de santé publique !

Dés lors qu’il s’agit de concevoir un produit dit “Eco-conçu” comme nos savons, on ne peut éluder la question de l’emballage qui devient à lui seul aussi complexe à rendre “Eco-frendly” que le coeur de notre projet, vendre des savons 100% naturels.

La première réponse qui vient a l’esprit est celle de l’utilisation de papier recyclé, mais attention tout les papiers et cartons recyclés se trouvant dans le commerce non pas étés purgés de leurs anciennes encres d’impressions (procédé trop onéreux), des encres composés d’huiles minérales donc au potentiel toxique. Dans le cas des  savons Gaiia, nous avons opté pour du carton sans traitement blanchissant et recyclable (pas recyclé).

Pour la protection interne du produit, pas de plastique, mais du papier gras sulfurisé.

Et puis en dernier lieu se pose la question des encres à utilisés, et là, la réponse n’est ni simple ni limpide. La seule alternative aux encres minérales sont les encres végétales, le seul élément qui les différencie est donc l’origine de l’huile, huile qui rentre dans la composition des encres jusqu’à 80%.

Avec quoi produit-on de l’huile végétale pour encre, avec les même végétaux que pour les bio-carburant, Colza, Lin, Soja, Tournesol, Maïs… Mais aussi de Palme, ce qui nous pose le même problème qu’avec nos savons à cause de la déforestation massive et la culture intensive de la Palme. Pour les savons, nous l’avons résolu de la manière suivante : Nous connaissons notre producteur, il est local, et produit de manière raisonné. Nous maitrisons donc ce point, mais pour l’encre, comment savoir ? (Les étiquettes sont plus opaques que sur les cosmétiques Américains).

D’un autre coté, il ne faut pas faire d’angélisme, produire des huiles végétales peut être aussi extrêmement polluant, leur production peut rejeter des nitrates, polluer les cours d’eau et nappes phréatiques, contribuer à l’effet de serre. Ces plantes peuvent, en outre, entrer en concurrence avec des cultures alimentaires. Comment être sur que les producteurs n’utilisent pas des engrais chimiques, des herbicides, des fongicides, des insecticides, des régulateurs de croissance ou encore une irrigation intensive. Auquel cas le bénéfice écologique gagné d’un côté serait perdu de l’autre.

C’est-entre-autre pour cette raison que nous avons voulu rendre la surface imprimé de nos boites la plus petite possible. Mais à ce jour nous n’avons pas encore résolu ce problème d’encre, je crois que comme tout les éco-convaincus, nous tentons de faire de notre mieux, en trébuchant parfois mais sans succomber aux diktats et autres fondamentalisme écologiques. Quoique ;-)

On à aimé leur travail et trouvé leur vidéo très didactique, alors Philippe la traduite et j’ai posé ma voix dessus. C’est trés intéressant, même si au USA les normes sont différentes qu’en Europe (en notre faveur pour l’étiquetage par exemple). Ils parlent entre autre chose de “Bio-accumulation”, n’hésitent pas à dénoncer certaines marques peu scrupuleuses, expliquent ce qui se trouve dans la plupart des shampoings de supermarchés… Tout ça dans une animation très claire. Je vous recommande donc chaudement de ne rien prévoir pour les minutes suivantes et de lire cette vidéo très instructive.

(Sources : http://storyofstuff.org/cosmetics/)

Dans la lignée de mon “post” du 22 juillet 2010, Le savon est dans le sac ! ou j’expliquais pourquoi nous ne voulions pas d’emballage plastique autour de nos savons, ce soir ARTE nous propose justement une émission sur la méconnaissance des substances dangereuses contenues dans les emballages hermétiques…

Face à la hausse du nombre de substances toxiques dans les aliments, scientifiques et consommateurs donnent l’alerte.

À l’heure où les produits “longue conservation” sont de plus en plus prisés, les clients ne soupçonnent pas l’existence de substances dangereuses dans les emballages hermétiques et dans les aliments avec lesquels ils sont en contact. C’est le cas du Bisphénol A, que l’on trouve dans les contenants en plastique rigide et qui peut provoquer des maladies cardiaques ou affaiblir le système immunitaire. Même risque avec les phtalates utilisés pour plastifier les matériaux servant au conditionnement. Agissant comme des hormones, ils peuvent entraîner la stérilité chez les hommes. Nombre de produits figurent sur la liste des substances interdites par l’Union européenne mais comme celle-ci importe massivement des produits venus d’Asie, où les réglementations ne sont guère restrictives…

C’est Eric Allodi d’Integral Vision chargé de promouvoir le concept “Cradle to Cradle” en france qui m’en a informé par e-mail. et qui me dit :

“Ce reportage mettra en évidence la toxicité des “micro-déchets” et proposera des solutions par l’éco-conception. Il présentera, notamment, comment l’approche Cradle to Cradle peut répondre à cette problématique.”

Cradle to Cradle, de la théorie à la pratique et à la certification :
Le concept Cradle to Cradle permet de faire émerger sur le marché des produits certifiés, innovants et performants sur les plans économique, écologique et social. Il s’agit de produits dépourvus de toute substances toxiques et éco-conçus pour être quasi-indéfiniment recyclés à travers des circuits fermés biologiques (ex : tissus compostables, cosmétiques biodégradables) ou techniques (ex : moquettes dépolymérisables ou semelles thermo-recyclables). En fin de vie, chaque objet réintègre son circuit d’origine pour une renaissance prochaine sans perte de qualité ni gaspillage des nutriments qui ont servi à le constituer. L’entreprise peut ainsi se développer sans nuire à l’environnement… et à sa rentabilité puisque désormais ses « déchets » ont de la valeur.

Je regrette simplement que le ticket d’entrée pour obtenir cette certification soit si élevé et du coup pénalise les artisans de l’éco-conception au bénéfice de grosses sociétés.

(L’emballage qui tue, ARTE émission du mardi, 27 juillet 2010 à 21:20 / Réalisateur: Inge Altemeier, Reinhard Hornung)