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Cet article est l’oeuvre de Raphael, Savonnier à Froid, artiste, bobo assumé et passionné de moto, c’est notre premier blogueur invité. Son blog : thelittlesunsoapcompany.fr

(Photo prise sur la plage d’Anjuna à Goa en 1975)

Connaissez-vous les climatosceptiques ? Non, non, il ne s’agit pas de personnes qui ne croient pas aux bienfaits de la climatisation, non, non, ils défendent l’idée selon laquelle l’activité humaine n’aurait aucun impact sur le climat (si, si). Car il en va du climat comme de la météo, chacun y va de son interprétation et personne n’est vraiment d’accord, à cause des guerres d’experts qui laissent le le public dubitatif, de plus en plus de personnes se rallient chaque jour à cette idée, surtout depuis l’épisode du climategate[1].

Loin de moi l’idée de résoudre la question en quelques lignes, mais je trouve intéressant d’écouter ce que cette tendance nous dit vraiment, et par là même de se livrer à une séance d’auto-critique. Car le principal ressort des écologistes est la culpabilisation, vous avez péché, pollué, c’est mal, très mal, repentez-vous avant qu’il ne soit trop tard, avant le jugement dernier. On retrouve ici un vocabulaire biblique, l’écologie est un peu devenue une nouvelle religion, avec ses sympathisants et aussi ses extrémistes.

Les climatosceptiques[2] (qu’il est long ce mot…) ayant bien compris ces mécanismes psychologiques proposent de nous absoudre (décidément on en sort pas) en nous déculpabilisant, en nous expliquant que si les glaciers disparaissent nous n’y sommes pour rien. Le climat change suivant des cycles millénaires, nous sommes dans une phase de réchauffement, oui, mais ce n’ai pas de notre faute alors fichez nous la paix.

Les écologistes ont-il trop tiré sur la corde du sensationnalisme, sûrement, mais il ne faut pas oublier que le réchauffement climatique n’est qu’une des conséquences des activités humaines en voici d’autres et pas des moindres : déforestation, pollution de l’eau, déchets…etc. Le climat n’est pas le seul enjeu pour les générations futures, nous devrions penser l’écologie d’une manière plus globale, et non pas faire la chasse aux grammes de CO2.

Chacun peut à sa mesure faire des efforts chaque jour pour améliorer les choses, il n’y a ni fatalisme, ni résignation dans cette démarche personnelle, c’est simplement du bon sens.

[1] http://www.alterinfo.net/Changement-climatique-voila-le-pire-scandale-scientifique-de-notre-ère_a39904.html
[2] http://www.slate.fr/story/18809/qui-sont-les-climatosceptiques-giec-allegre-courtillot-

Que se soit pour les citoyens ou pour les entreprises, la gestion du mur de l’éco-responsabilité est une notion en constante mutation puisque liée aux ressources et l’environnement de chacun.

Definir cette notion pour les citoyens :

Dés lors qu’un citoyen désire s’impliquer dans l’un des principes environnementaux tels que le développement durable, la gestion des déchets, l’impact carbone etc… Il est rapidement confronté à d’une part, l’aspect matériel de son engagement et aux ressources locales misent à sa disposition pour l’aider à concrétiser sa démarche éco-citoyenne.

Il y a d’un coté le désir d’accomplir et de l’autre, le mur des possibilités. Parce qu’il ne suffit pas de prendre conscience et de vouloir s’engager dans la voie du durable et de l’équitable pour pouvoir le faire, il y a aussi et surtout le porte monnaie !

Les revenus sont le premier frein, le premier mur de l’éco-responsabilité.

le deuxième étant l’environnement même du citoyen, ou selon son lieu de vie, il aura plus ou moins accés aux infrastructures de gestion de la “chose” écologique ou éco-citoyenne. Mais, au cours de sa vie il aura la possibilité de faire reculer ce mur et c’est cela le plus important, ne jamais cesser de faire reculer le mur de l’éco-responsabilité !

Pour les entreprises c’est la même chose.

Les entreprises, grandes ou petites sont soumises à la même loi et au même mur : l’argent et l’environnement. Prenons le cas des savons Gaiia par exemple. Notre farouche volonté éco-responsable s’est frotté et continue à être confronté aux coût liés à notre éthique elle même. La “chose” écologique coute cher en recherche et développement et les matériaux désirés ne sont pas forcément conçus à proximité de notre Savonnerie. Voici donc concrètement les deux mur de l’éco-responsabilité pour Gaiia.

Que faire alors ?

Il faut pousser sans cesse ce mur, sans culpabiliser de n’être pas arrivé là ou voulaient nous pousser nos rêves. Et n’avoir à l’esprit, au cours de l’évolution de notre entreprise humaine ou commerciale de continuer à faire reculer le mur de l’éco-responsabilité pour un jour obtenir, soit la vie, soit les produits de nos rêves.

Je ne résiste pas au plaisir de vous présenter le dernier née de la gamme de mobilier de jardin éco-design Staukwood ! (J’en avais déjà parlé par ici…) Un canapé de jardin 3 places. La photo à été prise vite fait avec mon iPhone dans l’atelier de Vincent, les photos en situation pour la presse et le site seront prises cette semaine. Il est super confortable mais n’est pas encore passé au test de la sieste à l’ombre (indispensable dans notre cursus de validation produit).

A titre d’info, voici le nombre de planches de Pin Sylvestre dont nous avons eu besoin pour réaliser le canapé 3 places et 2 fauteuils.

Faire ces cosmétiques à la maison est une tendance lourde depuis quelques années pour beaucoup de femmes (je serais curieux de savoir quel est le pourcentage d’homme dans la ‘cosméto’ home-made), et ce pour de multiples raisons qui n’ont rien à voir avec un phénomène de mode, mais sont soit la résultante d’une réalité économique, soit d’une prise de conscience quant aux compositions et la dangerosité de certains produits industriels, ou tout simplement liés au plaisir de créer…

Preuve que cette nouvelle façon de “Consocréer” (J’invente un mot pour l’occasion, c’est la contraction de créer sa consommation) qui passe par le pain fait à la maison, la confection de couches non jetables en coton ou lin biologique, le compostage des déchets “perso” même en ville, de savons naturels ou bio, tout cela démontre bien que ce type de mode de vie est bien ancré dans notre société et dépasse largement le cadre de l’écologie et les clivages de classe pour tendre vers une forme d’éco-citoyenneté, une conscience collective, un élan commun…

Hélène Guinhut journaliste au ‘Monde’ à écrit un article trés intérressant sur le sujet des cosmétiques fait à la maison, et paru aujourd’hui. Voici le début :

Crème anti-âge, lait démaquillant, gel douche, shampooing, ombre à paupières, rouge à lèvres… de plus en plus de cosmétiques sont fabriqués à la maison par des adeptes qui boudent les rayons beauté des grands magasins. La tendance, comme souvent, est née aux Etats-Unis dans les années 1990 avec le savon et le maquillage. Sur Internet, de nombreux blogs français proposent des astuces et des recettes aux “apprentis cosméticiens”, qui peuvent aussi s’initier dans des ateliers…

La suite est par là : Les cosmétiques c’est chic…

(Source : Extrait de l’article de Hélène Guinhut, publié dans lemonde.fr le 23.09.10. Et photo de 1956 d’Helena Rubinstein au travail.)

Le “Greenwashing” en anglais, ou “écoblanchiment“, est une technique de marketing utilisée par certaines entreprises qui abusent de l’argument écologique pour vendre des produits dits « verts » alors qu’ils sont polluants ou tout simplement illégitimes dans l’emploi de valeurs dites vertes, écolos, éco-responsables, de développement durable etc…

Utilisé donc pour qualifier une campagne de publicité ou une action de communication ayant pour but de présenter publiquement – et de façon parfois mensongère – une image de responsabilité environnementale. Le “Greenwashing” fait référence à l’expression “Brainwashing” – littéralement “lavage de cerveau”.

Normalement, le bureau de vérification de la publicité (BVP) encadre fortement les pratiques en la matière. Sont ainsi refusées par exemple :

– les publicités représentant un comportement contraire à la protection de l’environnement
– les utilisations d’arguments écologiques de nature à induire en erreur.

Ce qui n’empêche ni les marques ni les agences de pub de nous balancer du vert, du Bio et des petites fleurs tout les jours, sur tout les supports, pensant certainement que ce léger vernis suffira à nous cacher une réalité moins responsable !

Qui « Greenwashe » le plus ?
Les secteurs les plus sanctionnés pour des faits de “Greenwashing” sont l’énergie, l’automobile et les produits de grande consommation (alimentation, lessive, et cosmétique…).

Quelques exemple de “Greenwashing” flagrant :

D’après les données de Peugeot, la 206 CC 1.6 HDI 110 BVM présentée dans cette publicité émet 129 g/km (elle n’est même pas dans la catégorie A, la “moins pire” !).
En France, la Loi du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (dite loi LAURE) introduit dans la législation le CO2 comme polluant. Foutage de gueule!

Juste pour le plaisir, la recommandation du BVP :
“Le choix des signes ou des termes utilisés dans la publicité, ainsi que des couleurs qui pourraient y être associées, ne doit pas suggérer des vertus écologiques que le produit ne posséderait pas”
(art. 2-12 des recommandations écologiques du BVP)


“Grâce à Rêves en Cadeau… 1 stage de pilotage acheté = 1 arbre planté”
Arrêtons nous deux secondes sur ce que propose cette entreprise qui nous fait croire à sa vertu environnementale alors que piloter une voiture est une activité polluante ! Conduire ou piloter oui, mais tenter de se faire passer pour vertueux en plantant 1 seul petit arbre par stage à 1 euros pièce… Foutage de gueule!


“L’éco-engagement” de Lucky Strike France:
Remplacer, dans un paquet de cigarettes voué pour le moment à ne pas être recyclable, un papier métallisé par un papier sans métal soi-disant recyclable, tout en le signalant au consommateur à l’aide d’un papier glacé de fort belle qualité. Foutage de gueule non ?

 

 

(Le logo “GreenWash” présent au début de cet article est une réalisation des savons Gaiia)

Au début j’étais jeune, je ne savais pas, je voulais faire comme les grands et écrire sur nos boites de savons tout ce qu’il n’y avait pas dedans !

0% de Machin, Sans conservateur, Sans paraben, Sans phénoxyéthanol, Sans PEG, Sans silicone, Sans phtalates, Sans éther de glycol, Sans filtres chimiques, Sans colorants ni parfum d’origine synthétique, Sans fluor, Sans alcool, Sans matières premières animales, Sans paraffine, Sans lanoline, Sans dérivés de la pétrochimie, Sans SLS, Sans édulcorants de synthèse, Sans sels d’aluminium, Sans extraits animaux, Sans propylène glycol, Sans EDTA, Sans ingrédients éthoxylés, Sans OGM, Sans huile minérale, Sans…  La liste est longue comme un des bras du Nil.

Maintenant, tout est plus clair, nous ne dirons jamais comme les grands :
ACHETEZ MON GEL DOUCHE IL Y A ZERO% DE MACHIN DEDANS !

Mais plutôt :
NOS SAVONS, C’EST 100% QUE DU BON DEDANS ! Enfin, pas cette phrase, c’est juste pour illustrer le fait qu’il faut que nous communiquions plus sur ce qui se trouve dans nos produits que ce qui ne si trouve pas…

C’est vrai quoi! j’en ai ma claque de voir ces pubs ventant les non-mérites d’un produit en faisant passer l’absence de telle ou telle substance pour une qualité, c’est aussi débile que de vendre une voiture en mettant en avant le fait qu’il n’y ai aucun système a bord de l’automobile susceptible de nous tuer! Ils oublient de dire que pendant des années, les même produits étaient vendus avec 100% des cochonneries  qu’ils ont un jour enlevés sous la pression d’une loi ou pour suivre une tendance sociétale, mais jamais par philosophie!

Ce qui m’a mis en colère ? Garnier veux me prendre par la main et m’expliquer comment faire du tri sélectif dans ma salle de bains ! Le site de garnier est tout vert, leur slogan c’est : Ma planète à tout prix ! Ben quand je regarde la composition de vos produits, je me dit qu’on ne doit pas vivre sur la même planète…

Le must c’est que le zero devient même un gage de qualité et un nom pour Sanex !

0 % Parabens
0 % Colorants
0 % Phtalates
0 % Phenoxyethanol

Formule biodégradable
Peaux normales
Gel douche

Juste un truc, si la formule du Sanex zero% est  biodégradable, ça veux dire que tout les autres produits de leur gamme ne le sont pas ?

Décidément, la tendance des marques à communiquer sur le zero, c’est comment dire ? zero !

Suite à quelques questions de Mr Question, Philippe c’est fendu d’un commentaire assez long qui à lui seul mérite un article… Pour lire la suite, cliquer sur Continuer la lecture →

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Pour avoir envie d’offrir des savons, genre 6 savons Gaiia pour Noël, nous pensons qu’ils doivent êtres conditionnés sous forme de coffret, que ce soit pour la e-shop ou la vente en magasin. Nous avons donc elaboré un coffret en carton et même si il est magnifique ;-) ça reste un bête coffret en carton que tout le monde connait !

Amoureux que je suis de la sérénité dégagé par certains objets usuels Japonais, j’arrache mon “Google” à ses recherches crépusculaire sur les “macérats” et tape “emballage japonais”. Et là, oh joie ! Je découvre un mode d’emballage séculaire, précieux et poétique aussi codifié que la céremonie du thé… le Furoshiki.

Communauté: État de ce qui est commun.

Aux vues de toutes les demandes de logo sur la “Saponification à Froid” sur le blog et par e-mail, les relais d’infos dans vos pages Facebook, les nombreuses manifestations de gentillesses et d’encouragements, je me rends vraiment compte aujourd’hui de l’étendue de la communauté des Savonnier(e)s à froid en France et même en Europe (le logo est aussi parti aux USA).

Nous sommes, Philippe et moi heureux de faire partie de ce grand tout, de cette vaste entreprise ou chacun avec nos moyens nous posons les pierres d’un édifice commun et enfin nous sommes fiers d’appartenir à cette belle communauté d’esprits des “Savonniers à froid” qui veulent du bien à votre corps tout en respectant la terre !

(Petit message pour l’ensemble de la communauté des savonnier(e)s à froid !)

Il nous faut clairement communiquer sur la méthode de fabrication de nos savons naturels ou bio: la saponification à froid. Que ce soit sur nos emballages, nos étiquettes, nos blogs, nos sites, nos e-boutiques et dans chacune de nos conversations autour du savon. A force d’expliquer et de démontrer les bienfaits de ce type de fabrication de savon, chacun dans notre coin, nous arriverons un jour à ce que la saponification à froid soit connue et reconnue par le plus grand nombre.

C’est dans cet esprit que nous avons travaillé sur un logo qui apparaitra dans notre e-boutique et sur nos boites de savon. Le parti pris du look type : coopérative agricole sud-américaine est un vrai choix, après tout ce que certain appelaient le sous-continent Américain à élu des femmes et des Indiens présidents, et même avec une géopolitique incertaine, dangereuse et non maitrisé (voir les dérives Amazoniennes entre autre…), ce continent est un vrai creuset d’expériences nouvelles dans l’agriculture, le commerce et la politique… Des actions révolutionnaires au sens premier du terme.

La S.A.F (Saponification à Froid) doit devenir une dénomination qui compte, c’est faire oeuvre de santé publique !