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Militer pour une beauté plus naturelle et plus éthique…

Il y a des projets, des actions, des mouvements humains qui avancent lentement mais avec la tranquille mesure d’un rouleau de beauté naturelle compressant sur son passage le « brainwashing » tapageur des grosses marques de cosmétique conventionnelle.

Il y a des actes militants, des blogs et des livres qui décortiquent la cosmétique pétrochimique, synthétique et polluante avec beaucoup de méthode et de simplicité. Exposant clairement la vérité crue à propos des abus, des dangers et surtout des mensonges de la cosmétique conventionnelle.

Il y a des paroles qui dégonflent tranquillement, une par une, les baudruches de nos certitudes, bousculant avec un large sourire tout le petit monde de la beauté, en nous apprenant à nous défendre contre de faux discours et à décrypter d’illisibles listes d’ingrédients (INCI) tels des « Champollion » d’un nouveau genre : Le mouvement Slow Cosmétique !

C’est au travers de livres et de conférences que ces lanceurs d’alertes de la beauté prêchent une parole pleine de bon sens, celle d’une beauté plus naturelle, d’une cosmétique plus saine, plus éthique et enfin plus raisonnée tant du coté des fabricants que des utilisateurs.

Ce mouvement, cette association de consommateurs créée sous l’impulsion de « Mister Magic Kaibeck » suite au fabuleux succès de son livre : « Adoptez la Slow Cosmétique » en 2012, est une première dans le monde de la cosmétique. Aujourd’hui leur mention est une véritable référence d’éthique et de qualité pour ceux qui désirent donner du sens à leurs achats :

– Donnez du sens à vos achats beauté –
Julien Kaibeck

Mais une fois que le discours est compris et la méthode adoptée, quelles sont ces marques portant la mention « Slow » et où trouver leurs produits de beauté « Slow » ?


1 – L’association « Slow Cosmétique » :
www.slow-cosmetique.org

Cette année, l’association a attribué plus de 42 mentions « Slow », ce sont les membres de l’association eux mêmes qui attribuent les mentions et les étoiles (et oui, comme pour le Guide Michelin :-) selon une liste de critères précis et très pointus, vraiment très pointus.
Vous trouverez la liste des marques par ici : www.slow-cosmetique.org.

Nos savons à froid surgras ont obtenu la mention « Slow Cosmétique » pour la deuxième année et avec deux étoiles !

– Yeah ! Les savons Gaiia ont la mention « Slow » ! –
Franck Peiffer

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2 – La marketplace « Slow Cosmétique » :
www.slow-cosmetique.com

C’est la grande nouveauté de cette année, cette marketplace rassemble tous les produits dont vous avez besoin pour prendre soin de votre peau en mode slow : démaquillage, hydratation, soins ciblés, cheveux, maman et bébé, aromathérapie, faits maison… Tout y est !

Ce site est le fruit d’un gros travail réalisé par des bénévoles en partenariat avec les marques Slow Cosmétique et une start-up française. Visitez-le, partagez-le et faites y vos emplettes slow ! Chaque achat génère un don de 10 % pour cette belle association.

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3 – Le nouveau livre « Slow Cosmétique / Le guide visuel »

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Un livre furieusement didactique écrit par Julien Kaibeck et Mélanie Dupuis, illustré par la talentueuse Scarlatine.

Un guide 100% illustré pour apprendre à chouchouter votre peau au naturel !

Les savons à froid y sont présentés sur une double page comme l’un des 10 ingrédients phares de la Slow Cosmétique et surtout, notre méthode de fabrication : La saponification à froid est citée en exemple tout au long du livre.

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Vous trouverez leur livre directement chez l’éditeur, pas la peine de faire bosser Amazon : les éditions Leduc à cette adresse : Slow cosmétique, le guide visuel.

Quand je vous disais que l’été sera « Slow » :-)


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Pour nous aussi c’est la rentrée. Nous avons gardé un oeil ouvert sur vos commandes et vos questions tout l’été, alternant comme tout le monde le bermuda et le K-Way dans une France qui cette année ressemblait beaucoup plus au vert bocage Anglais qu’a une Provence écrasée sous le soleil.

Nous naviguâmes nonchalamment pendant deux mois entre le transat et les expéditions Colissimo, la pétanque et Facebook, le suivi des fabrications et la piscine, les nombreux amis et la famille de passage, l’entretient d’un jardin trop exubérant et les rendez-vous boulot, bref un été langoureux dans la Drôme quoi !

Comme il est de coutume à chaque rentrée d’énoncer le programme de l’année, voici le notre, livré brut, sous réserve d’un éventuel remaniement :-)

  1.  – Bientôt nous vous proposerons une gamme de vrais savons Ayurvédiques ! Réalisés par Gaiia en partenariat avec un médecin et un laboratoire Ayurvédique certifié.
  2.  – Le savon de Goa ! (enfin). Un savon uniquement saponifié à partir d’huiles locales.
  3.  – Les frais de ports offerts à partir de 29 euros qui passent malheureusement à 39 euros (pour suivre les augmentions des tarifs de la poste).
  4.  – Continuer notre développement en Belgique.
  5.  – Continuer de se battre pour une cosmétique simple et naturelle, contre les gels douche pétrochimiques et le « greenwashing » de certaines grosses marques.
  6.  – Rester au maximum à l’écoute des utilisateurs et utilisatrices Gaiia.
  7.  – Abandonner le short et passer provisoirement au pantalon.
  8.  – Et faire ce que nous savons faire de mieux : Du véritable savon surgras à froid !

 

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Bonne rentrée à tous et toutes !

« GEL DOUCHE, PEAUX SENSIBLES S’ABSTENIR »

Documentaire à voir et revoir en replay sur France 5 ! par ici : http://www.france5.fr/emission/gel-douche-peaux-sensibles-sabstenir/diffusion-du-13-04-2014-20h35

RÉSUMÉ
En seulement trente ans, le gel douche a remplacé le savon dans les habitudes, et les salles de bains, des Français. Il s’en vend même plus de 500 000 flacons par jour : un marché extrêmement juteux de plus d’un demi-milliard d’euros par an. Mais les consommateurs savent-ils exactement ce qui se cache dans leur précieux fluide qui, à en croire les industriels, lave, hydrate, gomme, tonifie et relaxe ? Vendu comme du rêve, le gel douche cache bien des pratiques douteuses derrière son abondante mousse. Enquête sur un marché pas très propre, sur fond d’une question essentielle : le retour au savon est-il en définitive l’unique solution ?

Liza Fanjeaux / Réalisateur
Emeline Ménage / Auteur

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Un très bon « doc » qui me permet de ressortir quelques vieux articles du grenier Gaiia traitant du même sujet et ce depuis 4 ans maintenant, ça prouve que les choses bougent vraiment quand des médias classiques comme France 5 traite à charge des sujets sur des industriels aussi énormes que l’Oreal ou Unilever.

Mes archives sur le sujet :

1 – A FORCE TA TÊTE C’EST LA SILICONE VALLÉE !
2 – QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE…
3 – POURQUOI UTILISER UN SAVON À FROID PLUTÔT QU’UN GEL DOUCHE !
4 – DOPÉ AU GREENWASHING !
5 – SANS CECI, AVEC 0% DE CELA…
6 – POURQUOI PRÉFÉRER UN SAVON NATUREL À UN VULGAIRE GEL DOUCHE !

Rhhaaaa ! Je meurs d’envie de parler de certains scandales alimentaires aujourd’hui, mais je préfère en remettre une couche sur d’autres scandales et pratiques en cosmétique.

L’histoire des cosmétiques avec Annie Leonard.

En juin 2010 nous avons découvert cette vidéo très didactique d’Annie Leonard et de son collectif : storyofstuff.org qui à réalisé déjà pas mal de vidéos comme le désormais célèbre l’histoire des objets (The story of stuff) qui revendique déjà plus de 15 000 000 vues ! Du coup en juillet 2010, Philippe la traduite en français et j’ai posé ma voix dessus.

Attention c’est édifiant, clair et bien documenté. Je vous recommande donc chaudement la lecture de cette animation.

Et en français plus de 50 000 vues monsieur !

La vidéo en version originale a été visionnée plus de 3 500 000 de fois sur divers sites depuis sa création. La version française, « Traduction & Voix Off By Gaiia » plus de 50 000 vues en total.
D’autres l’ont traduit en italien, japonais, espagnol, hébreux etc… vous imaginer le nombre total de vues dans le monde ?

De plus en plus de gens savent et le font savoir…

Oui, de plus en plus de personne font bouger les choses et proposent des alternative aux travers d’entreprises, de mouvements, de philosophies ou d’associations comme :

La « Nouvelle Cosmétique ».
Des entreprises qui repartent de zéro pour créer des cosmétiques naturels sans plastique, sans pétrole, de façon raisonnée et raisonnable.

– La Cosmétique « Home-made ».
Une énorme communauté trés active, qui réalise et partage expériences, recettes et cosmétiques.
Il suffit de taper « cosmeto home made » sur votre moteur de recherche pour voir l’étendue du mouvement.

La « Slow Cosmétique ».
Une association de consommateurs qui prône une cosmétique plus sensée et dont voici un des slogans :

Libérez-vous du Brainwashing Cosmétique & Consommez la beauté AUTREMENT​ !

Et  j’en oublie certainement beaucoup… Mais après avoir vu cette vidéo, vous ne pourrez plus dire : « Je ne savais pas ! » (elle fait un peu peur cette dernière phrase j’ai l’impression)

(Sources : http://storyofstuff.org/cosmetics/)

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Préambule à charge.

Il n’aura échappé à personne que les lignes bougent dans le monde de la cosmétique, et les différentes orientations choisies par certaines marques vont bien au delà de la mise en avant de tel ou tel nouvel actif miracle, breveté,  issu de la pétrochimie et à qui parfois on donne un nom de plante. Non, il existe une vraie rupture initiée il y a un certain nombres d’années par quelques laboratoires pionniers mais aussi par un groupe de filles résolues à fabriquer leurs propres cosmétiques à la maison (la cosméto home-made). Bien entendu, l’un comme l’autre on été moqués voir étrillés par la pensée unique des gros acteurs de la cosmétique pétrochimique des années 50, cosmétique qui peuple encore 99% des linéaires de supermarché.

Les différences avec la cosmétique « traditionnelle ».

C’est une autre façon de penser la cosmétique et surtout et c’est là où se situe la vraie différence, une autre façon de la fabriquer !

Il s’agit d’une philosophie globale plutôt que de simples différences. D’un coté vous avez une industrie cosmétique pétrochimique qui crée ses produits sur une base pétrochimique commune, à base d’eau, d’huile minérale inerte, de plastique, de silicone et de paraffine, que du pétrole en somme. De l’autre, une cosmétique qui à tout repris a zéro en termes de développement et de fabrication et dont les bases sont toujours des ingrédients végétaux ou naturels. Pas de pétrole, pas de silicone, pas de plastique , pas d’agents polluants, pas de conservateurs douteux etc…

La philosophie du plus et celle du moins.

Sans parabens, sans ceci, sans cela… Voilà la philosophie de l’industrie de la cosmétique pétrochimique actuelle, on ne change rien, on se contente de supprimer (jamais de leur propre chef, mais sous la contrainte d’une nouvelle législation européenne ou de l’action d’associations de consommateurs) un ingrédient suspect par un autre parfois encore plus nocif. La dérive ultime de ce type de fabrication reste sans conteste le risible gel douche Sanex 0%, qui affiche comme une gloire : contient 0% de parabens, 0% de colorants, 0% de phtalates et 0% de phenoxyethanol.  Il est intéressant dans ce cas précis de constater d’une part, que le « RIEN », le « SANS » ou le « Zéro » devient un plus produit, un argument voire une qualité, mais aussi que par voie de conséquence tout les autres produits de la marque continuent d’être fabriqués avec les cochonneries supprimées dans le Sanex 0%.  Et le plus grave pour finir : Cela veut dire que depuis des dizaine d’années nous nous tartinons le visage, les cheveux et le corps avec de parfaites saloperies sans qu’à aucun moment l’une ou l’autre de ces marques ne se soit excusée auprès de ses utilisateurs maltraités !

J’enfonce le clou.

Cette cosmétique là, avec ses fausses promesses et ses postures pseudo-scientifiques est en réalité une industrie de la bidouille, qui ne crée plus rien depuis des années, qui se contente de recycler de vieilles formules (pétrochimiques) au gré des désirs du département marketing, des changements de modes des consommation ou des ingrédients stars du moment.

L’argan est à la mode ? Ok les gars, reprenez toutes nos vielles formules, rajoutez 1% d’huile d’Argan, faites mousser et donnez ça aux « pubards », y vont nous faire une « comm » aux petits oignons !

Et la « Nouvelle Cosmétique » alors ?

La « Nouvelle Cosmétique » a, elle, dès le début adopté la philosophie du plus :
Du plus naturel, du plus écologique, du plus éthique, du plus responsable, du plus logique, du plus simple enfin.

Cette philosophie basée sur des cosmétiques fabriqués avec autre chose que du pétrole et qui faisait sourire il n’y a pas si longtemps, ébranle aujourd’hui les consciences des plus sceptiques en contraignant même de très gros industriels à revoir leurs copies, en surface malheureusement (publicités / marketing / greenwashing) mais pas en profondeur (ingrédients / fabrication / éthique / pratiques commercial).

Cette nouvelle cosmétique est une vraie lame de fond qui s’inscrit dans un changement de société qui me parait inéluctable et qui touche à tous les domaines. Le mouvement vers cette nouvelle ère a déjà pris des formes diverses, l’essor du « Bio », la cosmétique « home-made », des pratiques comme le « layering » et parmi les acteurs les plus actifs de ce changement le mouvement « Slow Cosmétique » initié par Julien Kaibeck (lire : « Adoptez la Slow Cosmétique« ) dont nous nous sentons très proches.


La place du « Bio » là-dedans.

Et bien, même si je conseillerais toujours dans le doute entre deux produits de choisir le produit estampillé « Bio », les choses ne sont pas si simples.
Par exemple, prenons un produit issu de la « Nouvelle Cosmétique », comme cette chantilly de Karité à la Vanille Omum. Même sans label « Bio » cette émulsion créée à partir de produits naturels comme du beurre de Karité, de l’Aloé Vera, de l’huile de Sésame, un macérât de Vanille et rien d’autre, ne contiendra aucune pétrochimie ni conservateur nocif ou polluant parce que ce n’est tout simplement pas dans la philosophie de cette nouvelle cosmétique.

Tandis que, et c’est souvent la cas, pour faire d’un produit pétrochimique non « Bio » un produit pétrochimique « Bio » il suffit selon la tolérance du label choisi de garder la même composition de base et d’y adjoindre un ou des ingrédients « Bio ».


Pour les derniers sceptiques…

Pour les derniers sceptiques, ceux qui pensent que les « Big Boss » de l’industrie cosmétique pétrochimique sont tellement gros et puissants qu’ils sont indéboulonnables.  Je citerai en exemple le cas de « Kodak » le géant de la photo argentique pendant plus de cent ans. Une des boites les plus riches de la planète encore dans les années 90. Des p’tits gars, ingénieurs chimiste qui se marraient en voyant se développer sous leurs yeux la photo numérique. Ils n’y ont pas cru, ils se sont moqués, ils étaient très gros et ils sont maintenant à genoux et très très morts.

En plus, le plus idiot dans l’histoire est que c’est un gars de Kodak qui a inventé la photo numérique !

A suivre…

(Source photo : Stephan Beutler)

 

– Un gel pour la douche.
– Un shampoing pour les cheveux.
– Un anti-pelliculaire.
– Un bain moussant.
– Une crème de douche.
– Un gel lavant pour les mains dans une entreprise ou un atelier .
– Un liquide vaisselle.
– De la lessive liquide pour le linge.
– Un produit pour laver le sol / sa voiture /  ou son bébé.
– Un dentifrice.
– De la mousse à raser.

AUCUNE !

La composition de base de tous ces produits est rigoureusement la même :
De l’eau (Aqua) suivi immédiatement par un tensio-actif de synthèse (Sodium Laureth Sulfate) ou pire, son petit frère (Sodium Lauryl Sulfate) encore plus irritant !

Pourquoi s’en priver, explique cyniquement des fabricants comme « Unilever » à leurs cadres. Confirmé pendant une discussion amicale avec un cadre de ce géant mondial du produit lavant pétro-chimique, je le cite (Mais Procter & Gamble, Loréal ou d’autres gros auraient pu dire la même chose) :

« On sait bien que c’est de la merde, mais ça coute pas cher à produire et notre marché est énorme, le naturel et le bio c’est une petite niche pour activistes barbus dont on se fout complètement ! »

Ma sensibilité de presque-barbu éco-concerné en a pris un coup !

Cette substance (Sodium Lauryl/Laureth Sulfate) forme une abondante mousse, donnant l’impression d’être lavé en douceur. Mais en vérité, elle assèche et irrite, du coup par exemple, votre cuir chevelu graisse et sur-graisse beaucoup plus vite vous obligeant à vous laver les cheveux tous les jours et bien sur, à acheter des quantités de produits connexes pour pallier le problème.
Il faut aussi savoir que toutes ces substances ne sont pas complétement dégradables et polluent tous les jours nos nappes phréatiques. D’aucun s’accordent aussi pour dire que les Sodium Lauryl/Laureth Sulfate seraient nocifs pour l’organisme.

ALORS ?

On pourrait donc se laver sous la douche avec du « Paic Citron » ? sans doute, (même de l’écrire ça me fiche la chair de poule). La grande force de cette industrie lourde depuis plus de quarante ans est d’avoir extrêmement segmenté tous les produits lavant en nous faisant peur,  et en nous culpabilisant si nous ne nous servons pas du produit adéquat ! Un peu comme avec les médicaments d’ailleurs…

ET ON FAIT QUOI MAINTENANT ?

Vous vous en doutez, c’est maintenant que je vais vous parler du savon à froid et des savons Gaiia ! Idéals pour le corps, le visage et les cheveux de toute la famille nos savons lavent en douceur, sans assécher votre peau (c’était la minute de pub obligatoire).

Ils nous faut êtres vigilants, apprendre à lire les étiquettes, se méfier de certaines publicités trop vertes (Ushaiia et consorts…). Des alternatives douces existent pour les shampoings, les lessives, les dentifrices et pratiquement tous les produits lavants, il suffit de creuser un peu sur internet pour trouver son bonheur. Ceux et celles qui en connaissent peuvent les laisser dans les commentaires, non ?

(Crédit photo : www.lesenviesdegeorgette.fr)

Un des objectifs fixés par l’ADNS (l’Association Des Nouveaux Savonniers) était d’organiser une action lors du plus gros salon du Bio en France, Marjolaine à Paris.  Le but : mutualiser les dépenses et les énergies pour présenter un savonnier membre de notre association par jour pendant les 10 jours du salon. C’était une première dans notre profession où nous considérons les autres savonniers comme des confrères et non comme des concurrents. Pourquoi ? Simple, ensemble nous sommes plus forts face à une industrie cosmétique qui nous/vous raconte des « bullshit* » tous les jours en vous incitant à continuer de vous tartiner le visage, le corps, les mains et le reste avec du pétrole, du plastique, de la parafine et du silicone ! Plus fort aussi pour vous faire connaitre notre mode de fabrication, la saponification à froid dont tout le monde s’entend aujourd’hui pour dire qu’il n’y a pas mieux pour obtenir un véritable soin lavant, doux, surgras et hydratant…

Les nouveaux savonniers, ne sont pas simplement des confrères qui se rassemblent au sein d’une association, ce sont surtout des artisans, des producteurs, des entrepreneurs et des passionnés responsables, convaincus que les questions environnementale et humaine doivent se poser avant la question de la rentabilité. Et ça marche !

Cette opération a aussi été l’occasion de mettre le pied à l’étrier à 4 nouveaux savonniers à qui nous souhaitons le meilleur  du meilleur. (voir les adresses et les noms de chacun sur le site de l’association : www.saponification.org)

Un énorme « poutou » (pas le syndicaliste, mais le truc qui claque avec la bouche ) à tous ceux qui ont participé à cette belle aventure et à tous ceux qui sont venus nous voir dimanche à Marjolaine : Amis, savonniers, nouveaux clients, anciens clients, blogueurs / blogueuses, pharmaciens, distributeurs, photographes, prêtres ouvrier, cosmonautes, rémouleurs de céleris, les dubitatifs et les passionnés… Désolé j’en oublie.

Rendez-vous « next time » sur un autre événement du même genre organisé par notre magnifique association.

*bullshit : Fadaises en Anglais châtié, ou conneries en Américain usuel.

Suite à mon article du 18 avril 2011 sur la nouvelle gamme de savons Dop : « Dopé au greenwashing !« , l’Oréal à tenu à répondre, a chacun donc de se faire une idée :

« Désolé que notre démarche vous déplaise, elle est pourtant sincère. Ce site avait uniquement pour ambition de sensibiliser les gens à la protection de l’environnement et de promouvoir le lancement de nos nouvelles formules de shampooings et de douches biodégradables.

DOP s’engage concrètement pour l’environnement :
– en promouvant des formules biodégradables, sans paraben, sans silicone, sans colorant, beaucoup moins polluantes que les produits actuellement utilisés par une majorité de Français,
– en finançant à hauteur de 100 000 € un programme de l’ONF jusqu’ici non financé, de nettoyage des déchets sur Oléron suite à la tempête Xynthia,
– en finançant à hauteur de 10 000 € le nettoyage de déchets suite au site www.adopteundéchet.com où nous allons atteindre les 2 tonnes de déchets « adoptés».
– DOP sensibilise également les enfants au respect de l’environnement dans la moitié des écoles françaises.

Nous essayons d’avoir une attitude responsable et volontariste sur ces questions environnementales, bien loin du « greenwashing » que vous évoquez.

Concernant le pourcentage d’ingrédients bio dans nos formules, il dépasse 10%, ce qui est conforme à la charte Ecocert.
Nous tenions juste à rétablir une certaine vérité. En effet, il reste encore du travail, et nous y travaillons. »

(Source photo: Campagne 2010 de La Surfrider Foundation, célèbre pour ses campagnes chocs, afin de lutter contre la pollution et la dégradation des plages comme des océans, basée sur des photos de Ben Stockley, avec pour baseline : « In the sea there’s no such thing as a little bit of rubbish » (en mer, il n’y a rien de tel qu’un morceau de déchet – ?)

Décidément, c’est à croire que les agences de « com » qui travaillent pour les leaders du savon / shampoing liquide industriel adorent se tirer des balles dans le pied !

Décryptage d’une opération de greenwashing basée sur la culpabilité, l’action citoyenne, le Bio, le développement durable et qui n’est qu’un gros « foutage » de gueule au final.

Cette fois ci, se sont les savons et shampoings DOP qui s’y collent avec leur campagne « Adopte un déchet ». Dés l’ouverture du site ils affichent un landeau bourrés jusqu’a la gueule de détritus, ça donne le ton. Page suivante, une plage de sable avec des détritus savamment mis en scène. On trouve tout ce que l’homme peut produire comme déchet source de pollution maritime, pêle-mêle, une bouteille d’eau et de lait, une conserve métallique et une canette de bierre, un jerrican, des sacs plastiques et un bidon d’huile.

Il manque un super déchet dans ce tableau, ça saute au yeux les gars : Pas un seul emballage de gel douche et de shampoing liquide ! A croire qu’une industrie qui produit pratiquement autant de bouteilles en plastique que l’industrie des sodas, de l’eau ou du lait ne pollue pas les plages. Scoop ! Les bouteilles plastique DOP ne s’approchent pas des plages ou elles restent dans l’eau, ou elles sont 100% biodégradables ?

Objectif de l’action DOP : 1 tonne de déchets ramassée !  soit 5 euro par kilo adoptés sur leur site pour une somme total de 5000 euro. 5000 euro, c’est même pas le tiers du quart du millième de ce que leur à couté leur dispositif de « com » qui en fait ne sert qu’a promouvoir leur dernière gamme : DOP Nature.
Disont les choses clairement, on met en avant une action citoyenne qui n’est en réalité qu’ un élément du plan de communication de cette marque et ça représente quoi au final 5000 euro pour une entreprise comme l’Oreal ?

Passons au produit, sur leur page Facebook une amie de la marque à posé cette question:

Question : « Les produits de gamme Dop Nature sont-ils écocertifiés ou intègrent-ils la charte Bio Cosmétique ? »

Réponse : « Bonjour, DOP Nature s’engage à concevoir des shampooings 90% d’origine naturelle, aux ingrédients bio, dont les formules sont 94% biodégradables, sans silicone, sans colorant, sans paraben. A date, ils ne sont pas écocertifiés. »

Rien que ça, pour moi c’est super louche, je m’explique. Pour des entreprises de cette taille, quant on veux obtenir un label Bio, rien de plus facile il existe des labels pas trop exigeants spécialements taillés pour les industriels. Conclusion, la mise en avant de cette phrase sur le site : « Aux ingredients BIO » peut laisser penser que tous les ingredients sont bio non ? Sur les boites il est notés par exemple : « Aux extraits d’agrumes BIO ». Donc en gros, le bio peut ne représenter que 0,1% du produit mais est mis en avant comme argument trompeur pour le consommateur.

Ma conclusion :
A force d’utiliser le terme BIO à toutes les sauces, on risque de banaliser de vrais produits Bio et des labels exigeant comme « Nature & Progrès ». Que DOP investisse de l’argent et de l’énergie en travaillant sur le développent de vrais alternatives aux emballages plastiques. Plutôt que de jouer sur la corde de la sensibilité verte pour vendre un nouvel emballage aux codes « nature » pour un produit qui existe dans leur gamme depuis des années. Et quid du reste de leur gamme alors ? Si on nous présente DOP Nature comme un produit sans paraben, sans silicone et autres cochonneries cela signifie que depuis des lustres le reste de leur gamme en est bourrés ?

J’suis vert… de colère !