« Tambouilleuse » depuis 4 ans, l’idée de faire de ma passion un métier me démange. Mais c’est tout de même effrayant de franchir le cap. Je contacte plusieurs savonniers professionnels, tous loin de chez moi, pour éviter tout problème éventuel de concurrence. Mais je ne reçois aucune réponse positive… Pas facile de trouver un stage en savonnerie !

Grâce à l’ADIE (aide à la création d’entreprise), je rentre en contacte avec Franck. On se donne rendez-vous à Chabeuil pour un premier contact, histoire de voir si le courant passe, et ça match !
Je me demande si je fais une ou deux semaines de stage …

« Ouh-la-la, deux semaines ce n’est pas assez »

Me dit Sandrine, stagiaire chez Gaiia à ce moment là. Banco ! Je signe pour quinze jours !
Me voilà donc, fin octobre parée d’un petit carnet, stylo et paire de gant mappa. Quel accueil ! Philippe et Franck ne sont pas avares en conseils et petites astuces qui me seront bien utiles et m’éviteront biens des déboires de débutante ! C’est dans une ambiance chaleureuse et bienveillante que j’ai eu le plaisir de travailler avec eux !

Travailler … Je n’ai pas eu l’impression que ce soit du travail … je me suis régalée pendant quinze jours !

Je pensais être plutôt au point sur la partie fabrication, mais de passer de 2kg à 35kg de pâte de savon, ça change tout (le matériel, la réaction des ingrédients …). J’ai même pu réaliser ma propre recette et tester par la même occasion de nouvelles matières premières, une sacrée chance !

Logée au camping sous tente, Sandrine, Franck et Philippe ont tous eu pitié de moi lorsque la météo s’est dégradée. Ils se sont même proposé pour m’héberger, mais c’était mal me connaître. Habituée aux voyages natures à pied, à vélo ou en canoë, ce n’est pas une météo capricieuse qui va m’effrayer !

Ce stage a été une belle aventure professionnelle mais aussi humaine, j’ai rencontré des personnes ouvertes au partage. Du bonheur en barre ( de savon bien sur !).