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Enfin débarrassé de la boue et des brumes d’un obscur hiver plus sale qu’il n’a été froid, je sors de trois mois d’apnée, délesté enfin des foutus onze kilos de cet autre qui fut moi, fruit d’un régime autocrate, surveillant comme une mère trop attentive mon alimentation, mon physique et surtout mon foutu moi « inside » !

Le truc dans les petites boites comme Gaiia c’est qu’il en va souvent de nos produits comme de nous même… Est-ce qu’un objet peut faire une petite déprime ? je ne sais pas, mais pour les savons Gaiia, j’ai appelé cela : « La méchante rupture de stock » ou « le reflet de mon incompétence » cela se passe parfois quand le produit se suicide, se trouvant peut-être trop beau dans le miroir, ne méritant pas ce qui lui arrive etc etc…
Les objets ont-ils peur eux aussi de la réussite ?

Mes savons, ces drôles d’objets organiques m’ont accompagnés dans de noirs dédales ou aucun Minotaure ne m’a permis de retrouver mon lustre en se sacrifiant pour ma propre rédemption, ou m’évitant la gestion inconséquente de quelques clients, ne trouvant ni excuses ni résilience au travers d’un remboursement Paypal incapable de laver tout mes affronts… Le seul monstre qu’il a fallut vaincre, c’est moi. Enlever la poussière accumulée sur mon lotus intérieur après en avoir retrouvé le chemin. Puis, reconquérir ma flamme, mon désir et ma passion pour repartir, agile et leste sur les ailes de « Gaïa ». A l’assaut de toutes les incohérences accumulées, des certitudes hideuses et regarder le monde enfin tel qu’il est et non comme je voulais qu’il soit.

Qu’il est doux camarade de poser la dernière pièce d’une armure désormais trop lourde, s’assoir à l’abri de soi, contempler l’architecture de son nouveau destin et se pardonner enfin en se laissant aller a la compassion, la sienne comme à celle des autres. Il n’y a aucune fatalité, nous écrivons nous même a l’avance l’histoire de notre propre « Karma » sans nous en rendre compte tout en laissant le mérite à des dieux (gourous / amis / conseil / famille) parfois trop égoïstes pour ce soucier d’autre chose que du chant de leurs propres gloires.

Je ne sais toujours pas si les objets ont une âme, mais l’aventure des savons Gaiia m’a sauvé de bien des choses, me permettant d’en apprendre plus sur moi que Freud, Lacan et même toi, Michel Onfray, auriez pu le faire en 10 ans de discussions quotidiennes. C’est mon printemps, le printemps du sens et du coeur, le printemps d’une démocratie intérieure retrouvée, un printemps où j’ai envie de tout dévorer en recrachant les pépins seulement là ou la vie pourra renaitre !

C’est le printemps des savons Gaiia, fabriqués en France par des savonniers de talent, le printemps d’une belle histoire Belge, drôle, tendre, ou notre nouvelle mythologie personnelle ne s’écrira ni dans la fureur ni dans l’impatience des inquiets.

C’est le sacre de notre printemps et de mon putain de feu sacré retrouvé…

 Alléluia camarades !