Ethicity, présente les résultats de sa septième typologie de consommation durable et confirme la net tendance des Français à être de plus en plus nombreux  impliqués dans le changement et des modes de consommation plus raisonnables.

Essayez de trouver quel type d’acteur de la « conso » vous êtes…



(Extrait de l’article publié par Ethicity, le mardi 18 septembre 2012)

Consommation Durable et Typologie de consommateurs 2012
AUTREMENT C’EST MAINTENANT !

Bonne nouvelle ! Les Français sont encore plus nombreux à se sentir concernés, à être impliqués dans le changement et à choisir un mode de consommation plus qualitatif. A la recherche de plus de bien-être et d’équilibre, en demande d’autrement, regroupant les différents types de consommateurs les plus engagés passe de 40 à 47% de la population.

AUTREMENT….

Les Eclaireurs : 10% (vs 10%)
Les inconditionnels et plus engagés. Ils sont dans une consommation raisonnée et raisonnable. Ils vont chercher à valider et diffuser l’information. Ce sont les plus conscients de l’impact de leur choix de consommation, notamment au niveau social. Leviers du changement : Ils veulent tout (cohérence) et surtout de la transparence et de la crédibilité. A informer et impliquer comme relais social. L’implication des marques dans les enjeux de société devient un critère de choix des produits. Cette cible est influente dans l’ensemble des réseaux : entreprise, associatif et grand public (via le digital).

Les Bio Beaux : 15.4% (vs 14% )
Ils sont un peu plus centrés sur eux-mêmes. Ils recherchent des produits de qualité et des solutions pour leur bien-être. Ils sont les plus hédonistes et assument une consommation plaisir et saine qui participe à leur bien vivre global (ils n’ont pas réduit leur consommation mais se sont davantage tournés vers des produits durables).
Leviers du changement : Bénéfice santé toujours, sans prise de tête, simple (label). Renforcer le lien avec l’histoire du produit et les bénéfices pour la qualité. La santé au travers du bien-être et de l’équilibre avec un décryptage facile des qualités d’un produit (caution label) et de son impact sur le vivant .

Les Verts Bâtisseurs : 9.8 (vs 9 ,4% )
Un groupe stable mais plus dans l’action. Leur comportement majoritaire cette année a été d’acheter moins mais plus de produits durables. Actifs urbains très conscients du malaise et de la limite du modèle actuel. Ils sont constructifs et ont envie de croire en un nouveau modèle .Très ouverts, ils veulent comprendre et sont attentifs aux enjeux du DD dans leurs pratiques de consommation.
Leviers du changement : Bénéfices environnementaux et économiques (pour l’emploi local). Accessibilité prix. Faciliter l’information dans la mobilité. Expliquer, prouver la profitabilité des démarches DD pour l’entreprise. Les aider à définir un nouveau modèle de société intégrant viabilité économique et enjeux de société.

Les Bonne Conduite : 11,7% (vs 6,6% en 2011)
Un groupe en forte augmentation qui met le sens du devoir et des valeurs éthiques avant la recherche du plaisir. Ils ont encore plus changé leurs comportements à l’aide des campagnes de sensibilisation et d’informations. L’exemplarité guide leurs comportements et se traduit au quotidien par une consommation en faveur de l’achat local et de proximité, d’éthique, par des gestes de tris, d’économies des matières premières, de générosité auprès des oeuvres. Pour eux tout est important.
Leviers du changement : Attentifs aux valeurs. Rendre accessible l’information et les solutions (pédagogie et indicateurs simples) pour les aider à être encore plus exemplaires.

Les Eco-restreints 12,4% (vs 15,6% en 2011)
Conscients des enjeux écologiques et notamment préoccupés par le réchauffement climatique, leur implication se concentre sur ce qui leur permet de dépenser moins : des produits trop emballés, ils font plus de choses eux même. Dans la dé-consommation ils doivent arbitrer constamment.
Ce groupe subit le contexte de crise et compose au mieux avec ses contraintes financières. Il peut se radicaliser puisqu’il pense qu’il faut revoir totalement notre modèle de société.
Leviers du changement : Expliquer clairement les économies réalisables dans l’évolution des comportements. Les aider à être acteur dans la société. Leur parler d’astuces, les faire participer, échanger leurs bons plans via les réseaux sociaux, les forums.

…MAIS PAS ENCORE POUR TOUS

Les Perméables 11,8% (vs 9,4% en 2011)
Ils n’ont pas de convictions très fortes mais demandent de la pédagogie sur les bénéfices de la consommation responsable . Il est difficile pour eux de comprendre les informations, ce qui entraine une saturation (messages, choix de produit) avec pour conséquence la méfiance. Ils sont toutefois davantage touchés par les campagnes de sensibilisation sur le développement durable. Ils veulent être rassurés et doivent être encore convaincus de l’importance des enjeux du développement durable. Ils sont principalement sensibles à la dimension locale / sociale du développement durable.
Leviers du changement : Bénéfices sociaux. Leur apporter une information très simple notamment (via les étiquettes sur les produits), et démonstrative.

Les Consophages 13,6% (vs 17,1 % en 2011)
Un groupe en diminution a du mal à composer entre son besoin de consommer, d’exister, de se construire et les enjeux du développement durable, encore perçu comme une mode. Pour eux, les produits responsables sont peu innovants et par là même peu attractifs.
Leviers du changement : Parler d’innovation, de modernité. Utiliser les leviers digitaux (web et mobile). Donner une impulsion par des leviers d’appartenance à un groupe dans le mouvement.

Les Minimiseurs 15.3% (vs 17,9 % en 2011)
Ils sont dans le système et veulent continuer d’en profiter. L’enjeu majeur pour eux est la reprise de la croissance économique. Le développement durable est davantage perçu comme une contrainte. Ils sont davantage sceptiques sur la qualité et la crédibilité les produits durables. Par une vision très « court-termiste, » ce groupe ne priorise pas les comportements responsables. Pour se rassurer, ils considèrent avoir déjà modifié leur comportement. Ce groupe est cependant de plus en plus préoccupé par les problématiques de santé et l’envie de bien être.
Leviers du changement : Démontrer l’intérêt de la croissance durable de manière rationnelle. Intégrer dans les discours des raisonnements « plus de… » plutôt que « moins de… » (bénéfices plutôt que sacrifices)

(Pour voir l’enquete compléte d’Ethicity, c’est par ici…)

Aujourd’hui, diverses réflexions m’incitent à remettre en avant un article Gaiia datant de 2009, en y rajoutant en préambule une réflexion personnelle sur les supports permettant, au cours de l’histoire de l’humanité d’étendre la notion même de liberté :

La parole, le savoir et l’écriture.

Parole, savoir et écriture ont à mon sens plus oeuvré pour la liberté que toutes les révolutions du monde. Mais, même si les supports d’écriture évoluaient avec le temps (pierre, tablette d’argile, papyrus, parchemin, papier, informatique…) ils n’ont jamais été aussi démocratiques et libres qu’aujourd’hui grâce au formidable outil internet. Jusqu’à une époque très récente, toute forme de pensée écrite, devait pour être lue par le plus grand nombre (être publiée donc), passer par le filtre d’un pouvoir en place. Un redacteur en chef, un comité de lecture, un comité de censure, un organe de propagande, bref à aucun moment dans l’histoire de l’humanité l’écrit n’a pu aller directement, sans filtre, de l’auteur au lecteur.

Et grâce au web, c’est aujourd’hui le cas. Si d’aucun considèrent encore comme vulgaire, bêtifiant, voir inutile tous les moyens de communication moderne : Réseaux sociaux, smartphone, informatique etc… L’avenir de nos démocraties passe bien par là et c’est je le pense un phénomène irréversible, bouleversant même au delà de la technologie le réajustement de nos façons de concevoir l’acte démocratique, politique et sociétal.

Dans ce vieil article, j’avais donc essayé de mettre en parallèle le courant de pensée du siècle des Lumières et le web 2.0. Je me rends compte aussi qu’en trois ans les choses ont encore beaucoup évoluées.

Le siècle des lumières, le e-commerce et les média sociaux !

Titre étrange, mais à y regarder de plus prés, la similitude est troublante.

Petite piqûre de rappel :
Le mot « Lumières » définit métaphoriquement le mouvement culturel et philosophique qui a dominé, en Europe et surtout en France, au 18e siècle auquel il a donné, par extension, son nom de siècle des Lumières.

Révolution philosophique et liberté :
Les penseurs de cette époque ont transformé le domaine du savoir (science et philosophie) et de l’art (la littérature en particulier) par leurs questions et leurs critiques fondées sur la « raison éclairée » de l’être humain et sur l’idée de liberté.

Internet :
Les titres de journaux des années 90 : INTERNET le nouvel espace de liberté !
Déclaration des quatre libertés du logiciel libre :
Liberté d’utiliser – Liberté de connaître et d’étudier – Liberté de modifier – Liberté de redistribuer.

Diffusion du savoir :
Un changement important trouve son origine en France, avec les Encyclopédistes. Ce mouvement intellectuel défend l’idée qu’il existe une architecture scientifique et morale du savoir, une structure prévalente et ordonnée et que sa réalisation est un moyen de libération de l’homme.
Le philosophe Denis Diderot et le mathématicien d’Alembert publient en 1751 l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers.

Internet :
Wikipédia encyclopédie libre pour ne citer qu’elle.

Idéal du philosophe du blogueur et de l’activiste :
La figure idéale des Lumières est le philosophe, homme de lettre avec une fonction sociale qui exerce sa raison dans tous les domaines pour :

* Guider les consciences.
* Prôner une échelle de valeurs et militer dans les problèmes d’actualité.
* C’est un intellectuel engagé qui intervient dans la société.
* Un honnête homme qui agit en tout par raison.
* Qui s’occupe à démasquer des erreurs.
* Celui dont la profession est de cultiver sa raison pour ajouter à celle des autres.
* Un défenseur des droits de l’humanité, opposé au despotisme…

On retrouve là tout ce qui compose cette partie de l’internet en réflexion et les actions militantes relayées par le réseau. Mais il est plus difficile au milieu de toutes ces informations de déceler les nouveaux Diderot, Voltaire et Rousseau (le Candide c’est moi bien sur !).

Le sujet et les similitudes sont vastes, mais les Influences de la pensée des Lumières ont été transcendées grâce aux outils de diffusion numérique. L’homme redevient le centre, une idée peut faire du chemin, ce que je fais depuis des années, ce qui est mon métier n’aurait pas été possible il y a seulement 7 ans. L’énergie des Lumières est palpable sur la toile, elle est partout, dans les nouvelles boutiques e-commerce qui réinventent tous les jours la relation client/vendeur, dans les blogs politiques ou de société, dans la tête des programmeurs et des graphistes qui recomposent tous les jours notre « P.P » (Pixel-Paysage), dans l’énergie déployée par ces nouveaux entrepreneurs à communiquer (blog, Facebook, Twitter) non seulement sur leurs produits, mais aussi sur leurs démarches et leurs vies (StoryTelling), demandant aux futurs utilisateurs ou clients de participer à l’élaboration du projet (CrowdSourcing).

Et je me sens à ma place au sein de cette communauté d’esprit et d’énergie.

En phase finale de développement de nouveaux produits, j’ai monté un mini-labo chez mon ami Lynford D’Souza avec l’aide de Sujit sur les rivages de la plage mythique d’Anjuna a Goa… Les moussons généreuses s’éloignent mais nous sommes encore « hors saison ».

C’est calme, c’est profond, c’est vert, c’est luxuriant! Apres plusieurs séjours dans la jungle du Konkan ou la bio-diversite de la faune et de la flore est extraordinaire je reviens vers les rives de la Mer d’Arabie et me remémore ces vers de Vicor Hugo :

 » Il y a des hommes océans en effet. Ces ondes, ce flux et ce reflux, ce va-et-vient terrible, ce bruit de tous les souffles, ces noirceurs et ces transparences, ces végétations propres au gouffre, cette démagogie des nuées en plein ouragan, ces aigles dans l’écume… Tout cela peut être dans un esprit et alors cet esprit s’appelle génie. « 

Bien loin du génie de ce grand homme, j’espère trouver une nouvelle inspiration pour vous proposer des produits exceptionnels et qui ont du sens !

Philippe
Co-fondateur Gaiia