Le savon de Marseille en crise d’identité

Depuis la publication de cet article en 2010, l’UPSM (Union Professionnelle du Savon de Marseille) a créé un label savon de Marseille établi sur les critères suivant :
– les ingrédients utilisés : huiles végétales exclusivement, sans parfum et sans produit de synthèse.
– la méthode de fabrication au chaudron
– son origine géographique bien qu’aucune IGP ne leur ai été accordé à ce jour.

Chez Gaiia nous nous sommes aussi interrogés sur l’identité du savon de Marseille lorsque nous avons créé nos 3 fiers blocs de savon de Marseille certifiés bio, saponifiés à froid avec à 78% d’huile d’olive.
Découvrez les coulisses de cette création dans notre article “Un vrai savon de Marseille, qu’est-ce que c’est ?“.

Le savon de Marseille Made in China comment est-ce possible ?

Le savon de Marseille fabriqué en Chine, comment est-ce possible ?

“AFP – Les derniers fabricants du véritable savon de Marseille, dont la composition originale n’a jamais été protégée, tentent de mettre en place un label afin d’être aisément reconnus par le grand public et faire face à la concurrence, asiatique notamment.”

Il n’existe plus que trois entreprises à Marseille qui fabriquent encore du savon de Marseille à l’ancienne :
– Le Sérail.
– La Compagnie des détergents et du savon de Marseille (CDSM).
– Marius-Fabre.
Sans oublier la Savonnerie de l’Atlantique, basée à Nantes.

La réalité est beaucoup moins folklorique que les accents méridionaux ventant les mérites de savonnette colorées dites de Marseille que l’on trouve sur le vieux port, dans les marchés Français et en grande distribution. La réalité, c’est que la plus grande partie de la production de ce patrimoine national est fabriqués en Chine, Turquie ou Malaisie… Et que ces “savonnettes” n’ont pour la plupart jamais vu d’huile d’olive !

“On a tenté d’établir une charte avec la trentaine de savonniers exerçant en France mais on n’a jamais réussi à mettre d’accord ceux qui mettent en avant le procédé de fabrication – les traditionnels – et ceux qui privilégient la qualité – les modernes”, explique à l’AFP le secrétaire général de Cosmed, Robert Faure.

Du coup, c’est le statu quo et aucun cahier des charges garantissant une qualité, une pureté et un lieu de production n’existe”. En attendant, avec la CDSM et le Sérail, la Savonnerie du Midi vient de déposer un dossier devant les organisateurs de Marseille-Provence, capitale européenne de la culture en 2013 pour mettre en place une “route du savon de Marseille”.

Espérons qu’enfin un jour un label de production locale du Savon de marseille verra le jour pour le bien des producteurs comme des consommateurs.

(Sources : AFP et France24)