Le savon jaune de mon enfance!

Si il y a bien un objet qui à sa simple évocation reveille en moi un cortège de souvenirs, c’est bien le savon jaune mural de mon enfance. Cette “madeleine de Proust” jaune m’a accompagné de la maternelle en passant par le pensionnat, dans les lavabos de la caserne, puis plus tard dans l’atelier de “maquettes et design” ou j’ai travaillé. Ce savon jaune mural était finalement comme la projection et le reflet de l’autorité, à l’école, à l’armé, au travail. Je crois qu’à l’époque je detestais cette objet tant pour sa symbolique que pour son odeur! Alors que aujourd’hui, la nostalgie et le sourire attendri, je me met en quête de cette relique pour l’installer dans le jardin à l’abri près du robinet, et pourquois pas plus tard mettre un de nos savons Gaiia sur ce support en laiton chromé…
provendi
A l’origine de cet objet mythique, une entreprise des Alpes nés dans les années 50 ‘PROVENDI‘. Sa première vocation était d’offrir une alternative propre, inviolable, à la savonnette qui trempait dans les lavabos de tous types de collectivités et toilettes publiques. L’original Provendi, avec son support unique en laiton chromé est toujours fabriqué avec le même soin, il retrouve les faveurs d’un public nostalgique de l’école, et trouve sa place dans bon nombre de foyers, comme objet utile et décoratif, aussi bien en Europe, qu’aux USA…

Alors, je ne chercherais même pas à connaitre la composition de ce savon m’évitant ainsi toute forme de deception, quant a sa fabrication, les savons solides rotatifs sont fabriqués à partir de bondillons de Coco palme, Olive. Après ajout des colorants et parfums ces bondillons sont mélangés, puis affinés avant d’être boudinés puis pressés.

(Source photo : Zangra.com)

12 réponses
  1. François
    François dit :

    Bonjour
    Il existait aussi pour les travailleurs une version de couleur bleue avec des particules de sciure ,ça grattait les mains et ça enlevait bien le cambouis..

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    • Il y avait aussi la « pâte Arma » savon humide présenté dans un petit seau et mélangé à du sable fin afin de mieux décaper les mains incrustées d’encre d’imprimerie.
      Il y avait aussi la « pâte Arma » savon humide présenté dans un petit seau et mélangé à du sable fin afin de mieux décaper les mains incrustées d’encre d’imprimerie. dit :

      Je ne cherche meme pas à connaitre la composition de ce terrible savon. C’est vrai qu’il pouvait se conserver durant des mois pour ne pas dire des années. Il était prévu pour un usage intensif. A coté de celui-ci nos coins lavabos du preau de l’école étaient equipé de l’essuie-mains mural, un grand anneau en torchon qui se déroulait en boucle entre deux rouleaux de bois. Heureusement que la couleur d’origine du torchon était grise. Mais quand même, avant de finir par être changé le rouleau en coton devenait extrêmement sombre, et d’une teinte encore plus indéfinissable.

  2. Ninoou
    Ninoou dit :

    ah… j’ai cherché sur google suite à une discussion boudoir/ADNS, on est plusieurs à être nostalgique alors Franck… et alors les ingrédients qu’il y avait, on ne sait pas??

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  3. Olivette
    Olivette dit :

    Ce n’est pas de ce savon dont vous avez la nostalgie, c’est de votre enfance! Ah, l’horrible jaune du savon scolaire! Par contre, avec une autre couleur, je dis pas…

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  4. Benjamin
    Benjamin dit :

    C’est vrai que ça fait un bail que je n’ai pas eu l’occasion d’en voir. C’est vrai aussi qu’un objet qu’on détestait dans notre enfance peut devenir un vecteur de tendresse aujourd’hui. Je me rappelle qu’il y en avait un chez ma grand-mère à la campagne et je détestais son odeur.
    Aujourd’hui j’aimerai bien en avoir un dans ma cuisine, pour le fun :)

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