Dans la lignée de mon « post » du 22 juillet 2010, Le savon est dans le sac ! ou j’expliquais pourquoi nous ne voulions pas d’emballage plastique autour de nos savons, ce soir ARTE nous propose justement une émission sur la méconnaissance des substances dangereuses contenues dans les emballages hermétiques…

Face à la hausse du nombre de substances toxiques dans les aliments, scientifiques et consommateurs donnent l’alerte.

À l’heure où les produits « longue conservation » sont de plus en plus prisés, les clients ne soupçonnent pas l’existence de substances dangereuses dans les emballages hermétiques et dans les aliments avec lesquels ils sont en contact. C’est le cas du Bisphénol A, que l’on trouve dans les contenants en plastique rigide et qui peut provoquer des maladies cardiaques ou affaiblir le système immunitaire. Même risque avec les phtalates utilisés pour plastifier les matériaux servant au conditionnement. Agissant comme des hormones, ils peuvent entraîner la stérilité chez les hommes. Nombre de produits figurent sur la liste des substances interdites par l’Union européenne mais comme celle-ci importe massivement des produits venus d’Asie, où les réglementations ne sont guère restrictives…

C’est Eric Allodi d’Integral Vision chargé de promouvoir le concept « Cradle to Cradle » en france qui m’en a informé par e-mail. et qui me dit :

« Ce reportage mettra en évidence la toxicité des « micro-déchets » et proposera des solutions par l’éco-conception. Il présentera, notamment, comment l’approche Cradle to Cradle peut répondre à cette problématique. »

Cradle to Cradle, de la théorie à la pratique et à la certification :
Le concept Cradle to Cradle permet de faire émerger sur le marché des produits certifiés, innovants et performants sur les plans économique, écologique et social. Il s’agit de produits dépourvus de toute substances toxiques et éco-conçus pour être quasi-indéfiniment recyclés à travers des circuits fermés biologiques (ex : tissus compostables, cosmétiques biodégradables) ou techniques (ex : moquettes dépolymérisables ou semelles thermo-recyclables). En fin de vie, chaque objet réintègre son circuit d’origine pour une renaissance prochaine sans perte de qualité ni gaspillage des nutriments qui ont servi à le constituer. L’entreprise peut ainsi se développer sans nuire à l’environnement… et à sa rentabilité puisque désormais ses « déchets » ont de la valeur.

Je regrette simplement que le ticket d’entrée pour obtenir cette certification soit si élevé et du coup pénalise les artisans de l’éco-conception au bénéfice de grosses sociétés.

(L’emballage qui tue, ARTE émission du mardi, 27 juillet 2010 à 21:20 / Réalisateur: Inge Altemeier, Reinhard Hornung)

5 réponses
  1. Nkong Ahmed
    Nkong Ahmed dit :

    je suis cameroun, je fabrique du savon, ou je me suis lance dans la fabric de savon art.
    j’ai compose un bon savon eclaicissant et luttant contre tout probleme de peau, a base de deux ecorses traditionnelles, apres des essai des gens en demande.
    j’avais deux problemes donc vous venez franck de solusionner un, c’est l’achat de petites lettres à frapper le bois ou le métal.
    comment emballer mon savon, car j’ai pas de moyen financier pour le fais d’ailleur les imprimerie coute tres chers chez nous.
    Merci d’avance pour votre réponse, cordialement, Amedy

    Répondre
    • Franck
      Franck dit :

      Je n’ais pas de réponse immédiate, mais je vais y réfléchir. En tout cas le mieux pour vous serais de trouver des matériaux à recycler comme du papier glacé de magazine. ça ne coute rien et ça peut donner un coté « fun » à vos emballages.
      Bon courage Ahmed.

  2. Gisele Moulard
    Gisele Moulard dit :

    Il y a deux ans que je me suis mise à la SAF, et j’en ai fait mon travail en montant une micro-entreprise dans une ville ou il n’y a pas de travail. C’est justement grâce aux informations inquiètantes qui circulent que je me suis auto-formée car je n’ai pas trouvé de centre de formation qui soit abordable pour moi. L’emballage de mes savons restent un point épineux car je n’ai pas encore les moyens de m acheter des tampons pour frapper le dessous de mes savons avec les mentions La fée bio – nom du savon – X gr – N° de lot . Mais le souci c’est que j ai 120 sortes de savons, cela fait beaucoup de tampons… Auriez-vous une solution ecolo et économique à me proposer ? Merci d’avance pour votre réponse, cordialement, gisele

    Répondre
    • Franck
      Franck dit :

      Il existe une solution assez économique, c’est l’achat de petites lettres à frapper le bois ou le métal (on en trouve dans beaucoup de magasin de bricolage, faut demander des lettres à frapper) que l’on fixent ensemble pour tamponner les savons.

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