Je viens de passer une journée aussi nécessaire qu’instructive, même si j’ai un peu de mal à me concentrer tant mon cerveau essaye d’agréger tout ce qui à été vu aujourd’hui !

3 axes ont été abordés sur les obligations à remplir en tant (que fabricant) et importateur. Nous avons travaillés avec Laurent, notre consultant spécialiste des affaires règlementaires en cosmétique et passionné des savons à froid, c’est notamment en partie grace à lui que le « Savon de Marseille » est revenu sur le devant de la scéne il y a quelques années.

a – Faire une déclaration à l’AFSSAP.
b – Comprendre la gestion et la mise en place d’un dossier cosmétique.
c – L’étiquetage.

Pour le plaisir, je vous livre un bout du contexte de la journée :

« Vous fabriquez et importez dans la Communauté Européenne des savons obtenus à partir de saponification à froid. A ce titre, vous devez notamment être déclaré auprès de l’Afssaps (Article L5131-2 du Code de la Santé Publique). Vous mettez sur le marché européen pour la première fois ces savons et devez donc, pour chacun, tenir à la disposition des autorités de contrôle des dossiers appelés communément « dossiers cosmétiques » (Article L5131-6 du Code de la Santé Publique). »

Je sais pas pourquoi, mais je suis lessivé !

15 réponses
  1. Philippe
    Philippe dit :

    @ Swanee: toujours très pertinente!
    Beaucoup de savonniers se plaignent de la règlementation a juste titre… Malheureusement elle existe et nous devons faire avec…
    Aux USA les savonniers (artisans) sont regroupés dans des associations qui ont un certains poids et ils ont évité un durcissement des règlementations a plusieurs reprises: cette activité connait un développement impressionnant dans ce pays!
    Pour l’instant nous utilisons une technique de sapo a froid ‘classique’ et des outils de découpe manuels.
    Pour l’installation, les photos etc… nous publierons dans quelques temps mais vous comprenez qu’il faut prendre certaines précautions afin d’éviter d’attirer inutilement l’attention de certaines ‘officines’ gouvernementales que je ne citerais pas! (en résumé: ne pas tendre la perche pour se faire battre!)

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  2. Swanee
    Swanee dit :

    La règlementation est valable pour l’importateur, le fabricant de cosmétique, le fabricant de matières premières et également le conditionneur de matières premières.
    Elle est stricte, et cela ne va pas en s’arrangeant… elle risque de le devenir encore plus étant donné les dérives.

    C’est vrai que promouvoir le savon à froid sur toutes les niches de marché, à tous les niveaux, c’est un plus pour sa reconnaissance nationale .
    Du savon à froid, pas seulement chez la fleuriste, ou sur le marché, mais aussi en grande distribution, dans les grands magasins…
    Bien sûr cela demande un investissement enorme.
    Qu’il y est des savonniers qui se positionnent pour toucher tel ou tel niche, c’est une bonne chose.
    Lors de mon surf, j’ai découvert un bonne grappe d’artisans savonniers avec un univers particulier, ciblant une clientèle qui leur est propre.
    Exemple : une savonnière qui propose ses savons dans des sabots en bois et des ours crochetés à la main…bien que cela ne me sied pas du tout elle trouve sa clientèle et c’est bien…

    Ce serait extra de voir votre installation dans la savonnerie. Voir une savonnerie fait main à l’échelle semi industrielle voir industrielle en terme de volume. Nous n’avons pas cela en France.

    Le pionnier en France, Codina, a une méthode combinant à la fois, saponification à froid d’une base puis après séchage de 4 semaines, intervention de mélangeur et extrudeuse durant la phase d’ajout des huiles de surgraissage et des HE…

    Je suis vraiment curieuse de voir ce qu’il en est chez vous…

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  3. Luléa
    Luléa dit :

    Vous avez un beau projet, très impressionnant !
    Philippe, ça donne envie d’en savoir plus ton travail à Goa, voir plus de photos de la savonnerie, son environnement, etc… à quand un article de toi ? ;-)

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  4. Philippe
    Philippe dit :

    @ lulea: on espère!! en tous cas on s’organise pour… comme je le disais a Kafee récemment, les ‘grosses’ productions ont pour effet de limiter le champs créatif (au niveau du design surtout). Et en plus l’aspect règlementaire complique les choses (process, + d’ingrédients etc…). Donc notre ligne sera plutôt zen, épurée, concept… ce qui correspond aussi a notre personnalité a Franck et a moi!

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    • kabore richard
      kabore richard dit :

      bonsoir Philippe.
      je me passionne pour la fabrication du savon et il me plairait de pouvoir beneficier de vos conseils et de votre experience. Je suis fonctionnaire mais je compte me reconvertir dans ce metier que j’aime de plus en plus. j’ai découvert ce blog et j’aime les échanges qui s’y font. Richard

  5. Franck
    Franck dit :

    @Tout le monde: Mettre en avant le savon à froid, c’est à dire faire en sorte qu’il soit distribué dans des chaines de magasin amis (type Botanic), c’est le faire connaitre a un plus large publique et par conséquence, aider tout les savonnier(e)s à froid à vendre leurs produits… Nous allons tous y arriver, parce que c’est le bon moment, parce que nous le voulons, et que des pionnier(e)s (Saponnaire entre autres) nous ont montrés la voie !!!

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  6. Philippe
    Philippe dit :

    @ Lulea: quand je dis ‘petits’ c’est par rapport aux grosses savonneries ou aux gros acteurs de la cosmétiques (L’Oreal etc…). Ces normes ne leur posent pas de réels problèmes. Pour nous (donc les petits!), le cout est beaucoup plus difficile a amortir car nos volumes sont très faibles compares aux millions d’unités produites par ces multinationales…
    Laurent est un passionne, très pro, très pédagogue et tres sympa. Tu es en de bonnes mains avec lui!

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  7. Luléa
    Luléa dit :

    Philippe, oui, c’est vrai, c’est une forme de prévention. Mais je suis bien contente d’avoir entendu parler de Laurent, parce qu’il est bien compliqué de savoir si on est dans les clous ou pas.
    Vous vous sentez dans les « petits » ? Je trouve votre projet assez énorme !! Tout est est une question de comparaison, en fait !

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  8. Philippe
    Philippe dit :

    C’est vrai que l’aspect règlementaire peut sembler barbare, pénible, exagérément pointilleux ou disproportionne pour notre activité… et il ne favorise pas les petits comme nous par rapport aux grands groupes. Cependant une règlementation est quand même nécessaire afin d’éviter la mise sur le marché de produits qui pourraient se révéler dangereux pour la santé ou fabriqués par des individus peu scrupuleux.

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  9. Luléa
    Luléa dit :

    Franck, quel écho positif ! ça donne envie de travailler avec lui !
    Ka Fée, l’envie ne me lache pas, mais comme je suis très très prudente je ne sais pas si ça aboutira !!mdr !

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  10. Franck
    Franck dit :

    @Luléa: Très « Pro », et très sympa Laurent, nous avons des valeurs communes sur entre autre la mutualisation des énergies pour faire découvrir au plus grand nombre les richesses et les avantages de l’utilisation quotidienne des savons à froid.

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