LUCIA

Lors de la fabrication (appelée saponification), le mélange de sels de sodium ou de potassium avec les acides gras de l’huile crée les fameuses molécules-bulles.
Lorsque l’on frotte entre ses mains mouillées le savon, il se forme une émulsion entre l’eau, les molécules-bulles de savon et… les particules de saleté. Celles-ci sont des proies de choix pour les molécules-bulles. Elles se précipitent pour piquer ces particules, s’agglutinant autour, leur tête restant en contact avec l’eau. Il se forme donc trois types de bulle. Les «propres», ne contenant que de l’air, les «moins propres» avec air et un petit peu de saleté, les «sales» avec très peu d’air. Les «moins propres» sont plus fragiles que les «propres» et durent moins longtemps, tandis que les «sales» sont petites et peu visibles. A quantité égale de savon, une eau propre donnera donc une mousse plus stable et abondante qu’une eau sale.

Lors de la fabrication appelée saponification
(méthode de saponification à froid pour nos savons naturels Gaiia).
le mélange de sels de sodium ou de potassium avec les acides gras de l’huile crée les fameuses molécules-bulles.

Lorsque l’on frotte entre ses mains mouillées le savon, il se forme une émulsion entre l’eau, les molécules-bulles de savon et… les particules de saleté.

Celles-ci sont des proies de choix pour les molécules-bulles. Elles se précipitent pour piquer ces particules, s’agglutinant autour, leur tête restant en contact avec l’eau.

Il se forme donc trois types de bulle :
* Les «propres», ne contenant que de l’air.
* Les «moins propres» avec air et un petit peu de saleté.
* Les «sales» avec très peu d’air.

Les «moins propres» sont plus fragiles que les «propres» et durent moins longtemps, tandis que les «sales» sont petites et peu visibles.

A quantité égale de savon, une eau propre donnera donc une mousse plus stable et abondante qu’une eau sale.

En variant les ingrédients du savon et leurs proportions, on peut jouer sur la quantité de mousse produite. On peut constater cet effet à chaque fois que l’on prend une douche ou un shampooing. Plus on sera sale, plus il sera difficile d’avoir beaucoup de mousse.

Pour nos savons,  l’huile de noix de coco à été choisie pour son pouvoir moussant…

Grâce au pouvoir moussant, on peut déterminer la capacité d’un savon à laver, soit son pouvoir lavant. En effet, lorsqu’on mélange du savon avec de l’eau, de la mousse se forme, il y a alors plus de tensioactifs pouvant émultionner une tache. Donc plus il y a de la mousse, plus le savon est efficace.

(Source photo: savon LUCIA.)

6 réponses
  1. Franck
    Franck dit :

    @Kafée : C’est vrai que j’ai tendance à vulgarisé mes articles, mais si il y a une demande pour des articles orientés plus « petit chimiste » Philippe vas se faire un plaisir de partager sa passion en entrant dans les détails sur des sujet plus sérieux.

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  2. ka fée
    ka fée dit :

    Merci de m’avoir m’expliqué cela plus en détail. J’ai hâte de lire votre article à ce sujet car c’est vraiment très intéressant. Cela fait plaisir de trouver quelqu’un maîtrisant le côté scientifique du savon.

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  3. Philippe
    Philippe dit :

    @ Kafee: J’envoie un petit post avant de faire un article plus scientifique sur le phénomène de bulle/mousse!

    Effectivement, Franck a un petit peu ‘imagé’ le phénomène!

    En revanche faire un lien entre la mousse et le pouvoir lavant d’un savon naturel est assez juste. Les huiles dont la composition est riche en acides gras satures type laurique et myristique donnent un savon au pouvoir détergent et moussant important. Ils produisent aussi un savon tres dur. On peut citer les huiles de coprah (btw je prefere nettement appeler cette huile de noix de coco!) , Palmiste, Babassu. Les sels de savons obtenus avec ces huiles sont en effets plus ‘gourmands’ en huile/saleté(!) que les autres sels obtenus par saponification d’acides gras a chaine longue (acide oleique, linoleique). Un excès de ces huiles dans une formule produira un savon ‘trop’ détergent qui aura un action trop forte sur le film lipidique voir sur l’epiderme produisant uns sensation d’irritation. Un pourcentage de ces huiles supérieur a 35% est donc fortement déconseillé; ou alors il faut ‘surgraisser’ le savon a un taux trop élevé qui en perturbera les propriétés physiques.

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  4. ka fée
    ka fée dit :

    Bonjour,

    J’ai entendu dire à plusieurs reprises que la mousse ne lavait pas. Mais à ce que j’aie compris dans votre article ce serait plutôt le contraire. La mousse laverait donc mieux puis que les tensioactifs seraient mieux dispersés. Est ce bien ça ?

    Répondre

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