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Dans un monde normal…

Dans un monde normal, un honnête homme n’a pas à déambuler dans la vie affublé d’un t-shirt imprimé en gros caractères Helvetica Neue : « JE SUIS UN HONNETE HOMME, VOUS POUVEZ ME FAIRE CONFIANCE » !

Dans un monde moral…

Dans un monde moral, nous n’aurions pas à signifier que l’on fait bien des choses et qu’on tend à les faire bien, ce serait une évidence.

Dans un monde humble…

Dans un monde humble, l’artisan livrerait sa tâche quotidienne. Tout le monde saurait que de part sa fonction et l’humaine dimension de son oeuvre, il ne trahirait jamais la matière au bénéfice du matériel.

Dans un monde glorieux…

Dans un monde glorieux, nous serions tous les héros d’un quotidien simple où nous aurions le pouvoir de changer le monde, celui d’être des « Bruce Willis », des « Han Solo », des « Pierre Rabhi », des « Claude et Lydia Bourguignon »… aptes à sauver la planète en de multiples répétitions, à nos rythmes, simplement avec les cinq prochains euros de notre porte monnaie et de notre libre arbitre retrouvé.

Dans un monde réaliste…

Dans un monde réaliste, nous interdirions toutes les productions dangereuses pour la santé et l’environnement, sans aucune putain de concession, et je devrais jeter mon iPhone et mon Imac aux orties tant que leur production restera sujette à caution !

Dans un monde Bio…

Dans un monde Bio, tout serais 100% bio parce qu’il n’y a pas d’autre choix, pas d’autre voie. Dans un vrai monde bio, l’humanité, la faune et la flore aussi auraient une vraie place,  bien au centre. L’humanité oeuvrerait pour elle même, dans sa globalité, sans restriction et le seul sanctuaire, la seule divinité serait notre terre.

Dans un monde logique…

Dans un monde logique, il n’y aurait ni Dîme, ni Gabelle, ni redevance à payer pour prouver que l’on produit de la qualité puisque tout le monde y serait tenu par conviction et / ou éducation.

La politesse sauve le monde mais les concessions elles, oeuvrent à sa destruction quand la raison nous fait écrire poubelle sur une poubelle et jamais trésor sur ce qui fait la vie.

Non, nous n’avons pas besoin de label Bio, parce que nous le sommes vraiment et que nous sommes bien plus encore !

13 réponses
  1. magali
    magali dit :

    Bravo pour cet article…!!!! j’ai été embêtée récement par le discours virulent d’un gérant de magasin bio qui ne voulait pas distribué mon produit car pas certifié bio (pour les même raisons que vous)…il préférait vendre ce même produit venant de plus gros producteurs que moi situés à l’autre bout de la France, alors que je me trouve à 20Km de son magasin (revendiquant bien sûr le bio et LOCAL)….on marche sur la tête parfois…
    D’autre part, AUCUN de mes centaines de clients ne m’ont pas acheté mon produit car il n’était pas estampillé « bio »…par contre, lorsque je donne le nom de l’endroit où je récolte, ça suffit pour qu’ils comprennent que cet endroit est bien loin de toute sorte de pollution…c’est ça aussi le local!!! les gens ne sont pas débiles!!!!
    bref….c’est quand même pas gagné tout ça…..;))))
    Bonne continuation

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  2. Franck
    Franck dit :

    Bonjour Olivier,
    Et bien justement non, la presque totalité des huiles végétales utilisées dans nos formules sont Bio justement :-) Seules les huiles essentielles ne sont pas Bio, il faut préciser aussi que pour certaines huiles essentielles « exotiques », certains tout petit producteurs Indiens par exemple n’ont aucune « certif bio » et font pourtant des produits incroyable dont nous n’avons pas envie de nous passer.

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  3. Cedric
    Cedric dit :

    Ça m’amuse de voir qu’il y a toujours des gens pour critiquer pour un oui ou un non et de voir avec qu’elle récurrence ils se font remettre en place par Franck, de manière calme posé et argumenté :) Une vrai leçon. Merci :)

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  4. Franck
    Franck dit :

    Bonjour BV007,
    Tous les savons Gaiia sont fabriqués en France depuis un bon moment et je ne vois pas ou est le problème en ce qui concerne l’Inde ? Philippe le co-fondateur Gaiia fabrique aussi des productions à Goa pour l’Inde. Et quand je proposerais à la vente des savons Ayurvédiques, fabriqués à partir d’huiles végétales et d’extraits de plantes indiennes, cela me semble tout à fait légitime.

    Quand aux huiles végétales locales dont vous parlez, la plupart des savonniers à froid les cumulent avec du beurre de karité et de l’huile de coco, (Afrique et Indonésie) on fait plus locale non ?

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  5. BV007
    BV007 dit :

    Bonjour,
    Dans un monde parfait on ne fabriquerait pas des savons en Inde pour les vendre ici.
    Comme ancien de la com vous faites vraiment très fort.
    Amoureux des savons à froid:Achetez vos savons localement avec des savonniers à froid locaux utilisant des huiles locales.
    Bien sure il faut bien importer des huiles essentielles venant d’un peu partout dans ce cas les savonniers respectueux sourcent du bio équitable distillé localement afin que la valeur ajoutée de cette activité reste chez le producteur.
    Salutations

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  6. Franck
    Franck dit :

    @ Anonyme : Parce que cela n’a rien a voir, les mentions Slow Cosmétique sont remis par un collège de consommateurs. La Slow Cosmétique ne me demande pas de pourcentage sur mon chiffre d’affaire et se base aussi bien sur la qualité des produits que de l’impact environnemental de la fabrication ou des packaging et dernier critère et non des moindre, de l’aspect humain. Il sont aussi bien plus exigeant dans les critères de sélection des marques que la plupart des label bio (a part Nature & Progrès)

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  7. Audrey H.
    Audrey H. dit :

    Dans un monde glorieux, on citerait Claude Bourguignon pour son excellent travail, mais on n’oublierait pas d’y accoler le nom de sa femme Lydia, puisqu’ils mènent leurs projets en duo depuis des décennies.
    Dans un monde équilibré on aurait pas besoin de maintenir une vigilance systématique pour éviter que les femmes soient constamment rendues invisibles et leur travail, attribué aux hommes, à la société, à la nature, ou encore au secteur marchand. Dans un monde parfait, on aurait pas à se positionner « féministe »ou non puisque l’égal traitement de chacun serait la norme.

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