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Rhhaaaa ! Je meurs d’envie de parler de certains scandales alimentaires aujourd’hui, mais je préfère en remettre une couche sur d’autres scandales et pratiques en cosmétique.

L’histoire des cosmétiques avec Annie Leonard.

En juin 2010 nous avons découvert cette vidéo très didactique d’Annie Leonard et de son collectif : storyofstuff.org qui à réalisé déjà pas mal de vidéos comme le désormais célèbre l’histoire des objets (The story of stuff) qui revendique déjà plus de 15 000 000 vues ! Du coup en juillet 2010, Philippe la traduite en français et j’ai posé ma voix dessus.

Attention c’est édifiant, clair et bien documenté. Je vous recommande donc chaudement la lecture de cette animation.

Et en français plus de 50 000 vues monsieur !

La vidéo en version originale a été visionnée plus de 3 500 000 de fois sur divers sites depuis sa création. La version française, “Traduction & Voix Off By Gaiia” plus de 50 000 vues en total.
D’autres l’ont traduit en italien, japonais, espagnol, hébreux etc… vous imaginer le nombre total de vues dans le monde ?

De plus en plus de gens savent et le font savoir…

Oui, de plus en plus de personne font bouger les choses et proposent des alternative aux travers d’entreprises, de mouvements, de philosophies ou d’associations comme :

La “Nouvelle Cosmétique”.
Des entreprises qui repartent de zéro pour créer des cosmétiques naturels sans plastique, sans pétrole, de façon raisonnée et raisonnable.

– La Cosmétique “Home-made”.
Une énorme communauté trés active, qui réalise et partage expériences, recettes et cosmétiques.
Il suffit de taper “cosmeto home made” sur votre moteur de recherche pour voir l’étendue du mouvement.

La “Slow Cosmétique”.
Une association de consommateurs qui prône une cosmétique plus sensée et dont voici un des slogans :

Libérez-vous du Brainwashing Cosmétique & Consommez la beauté AUTREMENT​ !

Et  j’en oublie certainement beaucoup… Mais après avoir vu cette vidéo, vous ne pourrez plus dire : “Je ne savais pas !” (elle fait un peu peur cette dernière phrase j’ai l’impression)

(Sources : http://storyofstuff.org/cosmetics/)

Rien à voir avec les savons. Des tentatives d’arnaques aux faux chèques de banque semblent pulluler sur le net en ce moment. Celle qui nous est arrivée est plutôt bien montée et joue comme d’habitude sur le registre de la compassion / comprehension pour vous soutirer de l’argent bien évidement.

En voici les étapes :

1 – Le premier contact.
Vous louez / vendez un bien sur des sites type leboncoin / Ebay / Vivastreet. Les arnaqueurs vous y repèrent et ils vous envoient un email.
(Dans notre cas, ils désiraient louer notre chambre d’hôtes pour deux mois).

Quelques indices :
– Le mail est issue d’une messagerie difficile à tracer par IP (gmail dans notre cas).
– Le mail est traduit en Français et concerne quelqu’un vivant à l’étranger (Notre contact se disait être Sud-Africaine vivant a Pretoria et travaillant dans la cosmétique).
Mais bon, ce n’est pas la première fois que nous sommes en contact ou en affaires avec des personnes vivants à l’étranger et ayant une adresse type gmail. Donc pas de méfiance, au contraire, nous étions super content de rencontrer une Sud-Africaine et d’échanger avec elle (Une soit disant Lisa Fletcher).

2 –  Les présentations.
Ce voyage devait être un voyage d’affaire, travaillant dans le domaine de la cosmétique naturelle pour le compte d’une entreprise Sud-Africaine, elle devait passer deux mois dans la Drome au seing d’un labo de cosmétiques Bio.
La drome étant une référence en matière d’entreprises et laboratoires de cosmétique Bio, non seulement nous ne nous sommes pas méfiés mais au contraire, ça nous paraissaient éminemment crédible.

3 – La première transaction.
Après avoir validé par échanges d’emails les modalités du séjour et son montant, précisé l’heure, le jour d’arrivée et les moyens de transports de l’aéroport jusqu’à chez nous.
La soit disante Lisa nous assure que son employeur vas nous envoyer un chéque de banque correspondant à un mois de loyer d’avance en guise de caution.
Allon y comme ça…

4 – Les premiers doutes.
Entre deux et a notre demande Lisa (faut bien lui donner un nom, même si derriere se cachent un Henri et un Johnny) nous donne le nom de son employeur ainsi que sa propre photo, et là, premiers doutes, cette entreprise est Canadienne et non pas Sud-Africaine. Mais bon, le monde étant un petit village global…

5 – La deuxième transaction.
Et puis nous recevons bien un chèque de banque quelques jours plus tard suivi d’un email embêté nous indiquant que son employeur s’est trompé dans la somme (1 zero de plus quand même) et comme elle nous fait confiance (ben voyons !) nous pouvons l’encaisser et lui renvoyer la différence caution déduite par Western Union.

Recapitulons :
1 chéque de banque de la deutsch bank de Frankfurt écrit en Allemand et avec un zéro en trop, envoyé d’Angleterre  par une société Sud-Africaine dont le siège social est à Toronto au Canada et vérification faite grace à la dernière fonction de Google (Images Similaires) je retrouve la photo de Lisa Fletcher sur des sites de rencontres Russes et Hébreux !
Fin du bal…

Comment ça marche ?
C’est simple, si la victime n’effectue pas un minimum de recherches comme nous l’avons fait, elle encaisse le chèque histoire de vérifier si il est bon. Et la c’est le drame, les banques vous créditent la somme immédiatement sur votre compte, vous vous sentez rassuré et vous envoyez la somme d’argent demandée par les arnaqueurs via Western Union. Mais voilà, vérification faite (en général une bonne semaine plus tard) la banque vous informe que ce chèque est un faux et là patatra, vous êtes marrons !

Voilà, preuve qu’avoir confiance dans le genre humain n’exclu pas une certaine vigilance.
Et si un jour vous rencontrez une Lisa Fletcher, ne soyez pas trop dur, c’est peut-être la vrai !

Plus d’infos par ici…

Décidément, c’est à croire que les agences de “com” qui travaillent pour les leaders du savon / shampoing liquide industriel adorent se tirer des balles dans le pied !

Décryptage d’une opération de greenwashing basée sur la culpabilité, l’action citoyenne, le Bio, le développement durable et qui n’est qu’un gros “foutage” de gueule au final.

Cette fois ci, se sont les savons et shampoings DOP qui s’y collent avec leur campagne “Adopte un déchet”. Dés l’ouverture du site ils affichent un landeau bourrés jusqu’a la gueule de détritus, ça donne le ton. Page suivante, une plage de sable avec des détritus savamment mis en scène. On trouve tout ce que l’homme peut produire comme déchet source de pollution maritime, pêle-mêle, une bouteille d’eau et de lait, une conserve métallique et une canette de bierre, un jerrican, des sacs plastiques et un bidon d’huile.

Il manque un super déchet dans ce tableau, ça saute au yeux les gars : Pas un seul emballage de gel douche et de shampoing liquide ! A croire qu’une industrie qui produit pratiquement autant de bouteilles en plastique que l’industrie des sodas, de l’eau ou du lait ne pollue pas les plages. Scoop ! Les bouteilles plastique DOP ne s’approchent pas des plages ou elles restent dans l’eau, ou elles sont 100% biodégradables ?

Objectif de l’action DOP : 1 tonne de déchets ramassée !  soit 5 euro par kilo adoptés sur leur site pour une somme total de 5000 euro. 5000 euro, c’est même pas le tiers du quart du millième de ce que leur à couté leur dispositif de “com” qui en fait ne sert qu’a promouvoir leur dernière gamme : DOP Nature.
Disont les choses clairement, on met en avant une action citoyenne qui n’est en réalité qu’ un élément du plan de communication de cette marque et ça représente quoi au final 5000 euro pour une entreprise comme l’Oreal ?

Passons au produit, sur leur page Facebook une amie de la marque à posé cette question:

Question : “Les produits de gamme Dop Nature sont-ils écocertifiés ou intègrent-ils la charte Bio Cosmétique ?”

Réponse : “Bonjour, DOP Nature s’engage à concevoir des shampooings 90% d’origine naturelle, aux ingrédients bio, dont les formules sont 94% biodégradables, sans silicone, sans colorant, sans paraben. A date, ils ne sont pas écocertifiés.”

Rien que ça, pour moi c’est super louche, je m’explique. Pour des entreprises de cette taille, quant on veux obtenir un label Bio, rien de plus facile il existe des labels pas trop exigeants spécialements taillés pour les industriels. Conclusion, la mise en avant de cette phrase sur le site : “Aux ingredients BIO” peut laisser penser que tous les ingredients sont bio non ? Sur les boites il est notés par exemple : “Aux extraits d’agrumes BIO”. Donc en gros, le bio peut ne représenter que 0,1% du produit mais est mis en avant comme argument trompeur pour le consommateur.

Ma conclusion :
A force d’utiliser le terme BIO à toutes les sauces, on risque de banaliser de vrais produits Bio et des labels exigeant comme “Nature & Progrès”. Que DOP investisse de l’argent et de l’énergie en travaillant sur le développent de vrais alternatives aux emballages plastiques. Plutôt que de jouer sur la corde de la sensibilité verte pour vendre un nouvel emballage aux codes “nature” pour un produit qui existe dans leur gamme depuis des années. Et quid du reste de leur gamme alors ? Si on nous présente DOP Nature comme un produit sans paraben, sans silicone et autres cochonneries cela signifie que depuis des lustres le reste de leur gamme en est bourrés ?

J’suis vert… de colère !

C’est proprement scandaleux ! A cause de la directive européenne dite Traditional Herbal Medicinal Products Directive (THMPD), la commercialisation et l’utilisation des plantes médicinales pourrait devenir très difficile voir impossible et ce à partir du 1er mai 2011.

Extrait d’un article du figaro par Marie-France Calle :

“Décrétée en 2004, la THMPD vise à réglementer l’usage de ces plantes qui circulaient jusqu’ici librement. Le but n’est pas, affirme l’UE, d’interdire les plantes médicinales, mais d’en règlementer l’usage. Elles devront être soumises au même traitement que les médicaments et être testées cliniquement avant de pouvoir être brevetées. Alors seulement, elles auront droit de cité dans l’UE… Inutile de dire qu’une telle démarche entraîne des coûts énormes. Sans compter le manque à gagner pendant la période probatoire. Peut-on demander à ceux qui en font le commerce aujourd’hui de payer des milliers d’euros pour faire breveter des feuilles et des racines utilisées depuis des milliers d’années ? La plupart n’ont pas les mêmes moyens que les grands laboratoires pharmaceutiques.”

La médecine Chinoise, nos remedes de région,  la médecine Ayurvédique, a partir du 1er mai, tous les produits et ces plantes seront interdits dans l’Union européenne (UE). Sauf s’ils ont été dûment brevetés… Choquant pour des pays comme l’Inde ou la Chine, où ces médecines sont millénaires et notoirement reconnus pour leurs effets thérapeutiques.

C’est encore une enorme victoire des “labos”  pharmaceutique qui doivent se frotter les mains. Qu’importe alors pour eux si la moitié des médicaments du marché ne soigne pas ou soigne mal, ou provoque des effets secondaires énormes, qu’importe, puisque dans quelques jours ils auront verrouillés tout le système ne laissant aux malades aucune autre alternative que de consommer leurs produits.

Je vois déjà le marché noir avec la Suisse, ou d’autres pays simplement pour obtenir une tisane de thym medicinal ! Il y a d’ors et déjà des actions entamés contre cette directive, notamment le gouvernement Indien par le biais de leur ministère de la Santé et de la Famille qui à envoyé une délégation à Bruxelles pour tenter d’arracher un délai de 10 ans à l’Union européenne.

Nous pouvons de notre cotée, signer des pétitions, comme par exemple sur le site www.defensemedecinenaturelle.eu qui vous le propose après la lecture d’une vidéo édifiante ou directement sur cette page signerlapetition.php.

Décidément, le 21eme siècle ne sera pas seulement spirituel, mais aussi celui des salauds sans limite !