Vous laveriez-vous le visage, le corps, les cheveux avec du liquide vaisselle ?

C’est pourtant ce que vous faites tous les jours sans le savoir !

cusl11_hitchcock0803jpg-631x250

Derrière ce titre et ce sous-titre volontairement tapageurs se cache pourtant une vérité qui pour être démontrée n’a besoin que d’une simple lecture de la liste des ingrédients des divers produits se trouvant dans votre cuisine et votre salle de bain.

Etiquetages et obligations légales :

Avant d’attaquer notre démonstration, il faut signaler que les liquides vaisselles ne sont pas soumis au mêmes obligations légales en matière d’étiquetage que les savons, les gels douche ou les shampoings.

– Les premiers (les liquides vaisselle) étants considérés comme de simples détergents, la réglementation leur impose seulement d’indiquer le type et les pourcentages d’agents tensioactifs (agents lavants synthétiques) employés du genre : 5% ou plus, mais moins de 15 % d’agents de surface anioniques, liste illisible donc pour les consommateurs, étonnant flou artistique pour un des produits entrant quotidiennement en contact avec les mains donc la peau.

– Les seconds (savons, gels douche etc…) sont considérés comme des cosmétiques, ils ont donc l’obligation d’afficher la liste des ingrédients sur les emballages et/ou flacons.

Tous les mêmes et y en à marre !

Alors, quelle peut donc être la différence entre votre liquide vaisselle portant la mention “ultra-dégraissant” et votre gel douche préféré à la fleur de Tiaré ? AUCUNE ! Oui je sais, c’est violent, j’ai eu la même réaction il y a quelques années en me rendant compte que finalement, je me lavais les cheveux et le corps avec du vulgaire “Paic Citron” ! Aie ! Ouch ! Truc de dingue…

Démonstration :

En quoi sont t-ils tous identiques : Simple, c’est la même composition de base, de l’eau et un ou plusieurs agents de lavage (tensioactifs ultra-dégraissants et reconnus comme irritants) des surfactants pétrochimiques répondant aux doux noms de SLS (Sodium Laureth Sulfate ou Sodium Lauryl Sulfate). Suivent les conservateurs, les colorants et les parfums synthétiques.

Des compositions identiques donc avec simplement des textures des couleurs et des odeurs différentes selon les usages.

Voici pour la démonstration les 6 premiers ingrédients donc les plus importants en terme de quantité entrant dans la composition de 3 produits standards :

touslesmemes
Rappelons que les ingrédients sont classés selon l’importance de leur présence dans le produit. Donc les deux ingrédients majoritaires de ces trois produits sont l’eau (AQUA) et le même tensioactif pétrochimique irritant (SODIUM LAURETH SULFATE). Ces trois produits ont donc en commun le même agent nettoyant.

Edifiant non ?

C’est pourtant la triste et stricte vérité, les industriels qui fabriquent des produits d’hygiènes nous prennent pour des “gogos” depuis des décennies. Ils ont, à partir du seul et même produit composé d’eau et de Sodium Laureth Sulfate fabriqué et segmenté des dizaines de produits ou seuls changent les étiquettes et le discours autour d’un ingrédient ou d’un principe actif représentant souvent 1% du produit. Exemple en haut : A la framboise de la vallée du Rhône… ;-)

Alors oui, tous ceux d’entre nous qui se lavent avec des produits liquides sont en droit de poser la question :

Est-ce que toute ma famille, bébé y compris se lave avec du “Paic Citron” ?

Et ben oui, il y a de fortes chances :-(

Question bête, les marques de liquide vaisselle nous conseillent souvent d’utiliser des gants en caoutchouc vu que les produits “ultra-dégraissants” risquent d’être un tantinet irritant à l’usage. Mais vu que la “compo” d’un gel douche ou d’un shampoing est la même qu’un liquide vaisselle de base, dois-je me laver le corps avec des gants “mapa” ? J’en “lolelerais” bien si ce n’était pas si grave et s’il n’y avait pas autant de personnes victimes d’allergies à cause de l’utilisation de produits lavants trop irritants.

times-wash

Quelles sont les alternatives ?

Pour la cuisine et la vaisselle, il y a aujourd’hui beaucoup de PME françaises qui proposent des produits moins agressifs pour la peau sans SLS, souvent “bio” et moins polluants, il suffit de chercher un peu sur internet.

Du coté de la salle de bain, du savon, du savon et encore du savon bien entendu et de préférence doux, surgras et à froid, mais pour tous ceux qui ne peuvent se passer de produits liquides, apprendre à lire la liste des ingrédients (INCI) est presque devenu une obligation pour différencier le “cracra” du moins “cracra” et du pas “cracra” du tout. Préférez toujours des produits liquides proposant des alternatives aux tensioactifs pétrochimiques trop agressifs et irritants, et privilégiez plutôt des tensioactifs plus doux comme par exemple les “Glucoside” et les “Glutamate” : Coco Glucoside ou Lauryl Glucoside, Sodium Cocoyl Glutamate…

Ne plus acheter vos produits liquides au supermarché, mais se diriger plutôt vers des magasins “bio” même si certains labels “bio” sont plus tolérants que d’autres en matières de tensioactifs synthétiques et autorisent malheureusement trop souvent l’Ammonium Lauryl Sulfate. Alors que logiquement, les cosmétiques bio devraient remplacer les tensioactifs agressifs par des tensioactifs doux, non ioniques, mais les logiques industrielles empruntent souvent des chemins opposés au bon sens et aux intérêts des consommateurs.

La MarketPlace “Slow Cosmétique”

Pour des achats en toute sécurité, rendez-vous les yeux fermés  sur la toute récente marketplace de la “Slow Cosmétique” : www.slow-cosmetique.com où vous pourrez choisir des gels douche ou des shampoings doux portants tous la mention “Slow” comme tous les autres produits et marques récompensés par cette énergique et active association de consommateurs. Vous y retrouverez aussi les savons Gaiia qui ont obtenu une mention pour la deuxième année consècutive avec 2 étoiles, oui m’sieur dame, on en est pas peu fiers !

A voir aussi : GEL DOUCHE : COMMENT CHOISIR ?

Diffusé dans l’émission la Quotidienne le 15/05/2015 sur France 5. Les premières images montrent comment tous les produits d’hygiène liquides sont fabriqués industriellement. Et puis cela me fait plaisir parce que l’adresse de l’Association des Nouveaux Savonniers (l’ADNS) www.saponification.org à été citée plusieurs fois par les journalistes de l’émission devenus presque tous utilisateurs des savons surgras à froid et ils en vantent joyeusement les mérites à la fin de la chronique :-)

thomas

Et puis, pour conclure et même si cela n’a rien à voir avec le sujet, attention, les flacons de tous ces produits liquides sont difficiles à recycler et génèrent beaucoup de pollution et de dépenses énergétiques lors de leurs fabrication.

7 réponses
  1. Spy
    Spy dit :

    Cet article est d’une rigueur scientifique affreusement nulle. Et en plus de ça ne fait que désinformer le lecteur. Désolé je suis etudiant chimiste en formulation et je ne peux pas laisser passer ça. Oui le tensioactif est le même dans ces produits. Le principe d’un tensioactif est de décaper les graisses. Hors que ce soit celle de votre visage, de vos cheveux ou de votre assiette, le Sodium Laureth sulfate est une molécule capable d’enlever toutes ces graisses donc pourquoi ne pas l’utiliser pour toutes ces applications ? De plus, les concentrations de tensioacitf ne sont pas du tout les mêmes dans un shampooing et un liquide vesseille. Et dans les produits cosmetiques sont ajouté d’autres ingrédients loin d’être négligeable puisqu’ils permettent de lisser le cheveu, contrer l’irritation du Laureth Sulfate, protéger le cuir chevelu etc etc. Ce que vous dites dans votre article est faux à un point incroyable. C’est comme si je vous dit “il y a du sel dans les pâtés pour chat, et il y a du sel dans vos chips, est-ce que vous mangeriez de la pâté pour chat?”. Sans même faire de chimie Zonzon avait flairé l’idiotie de l’article.

    Répondre
    • Franck
      Franck dit :

      Cher Spy, le fait que vous soyez étudiant chimiste en formulation prouve par le contenu de votre réponse à quel point vous, vos professeurs et l’industrie de la cosmétique conventionnel fonctionne encore et toujours sur les ruines d’un vieux monde. De plus, vous ne faites que confirmer mes dires en disant vous même que les liquides vaisselles et les gels douches sont les mêmes produits et que les Sulfates sont irritants. Alors pour lutter contre l’irritation des SLS on vous apprends à ajouter des rustines synthétiques… Je vous pose la question, pourquoi ne pas plutôt proposer des produits non irritants simplement naturels ?

  2. FéeNat'
    FéeNat' dit :

    Bonjour Franck, et un grand merci pour cet article ! C’est très instructif. :)

    Les industriels surfent sur le flou de l’étiquettage, et mettent à mal notre santé, c’est à la fois révoltant et désolant.

    Pour apporter mon témoignage… Effectivement, la situation est “dramatique”. Je fais partie de ces personnes qui souffrent depuis de nombreuses années d’allergies (sous forme d’eczéma) sur les mains à cause d’ingrédients contenus dans les gels douche, liquides vaisselle, lessives liquides, etc. Bref, les produits nettoyants liquides en général. Mon allergie vient principalement des conservateurs (métylisothiazolinone, et compagnie… on remplace des poisons (parabènes…) par d’autres jusqu’à ce qu’ils soient interdits et qu’on nous en trouve des pires!), mais le “terrain” à été préparé par la sécheresse de ma peau, ô combien de fois par jour décapée par des tensioactifs “durs”, contenus dans tous ces produits utilisés quotidiennement et souvent !

    Alors, Zonzon, pour vous répondre à mon tour, les SLS (ainsi que les ALS) sont pointés du doigts depuis de nombreuses années, déjà dans les shampooings, où ils sont accusés d’agresser le cuir chevelu et d’entraîner une surproduction de sébum, en dépit d’autres ingrédients dans les formules. D’ailleurs les personnes qui arrêtent d’utiliser ces shampooings qui en contiennent retrouvent en quelques semaines ou mois des cheveux normaux, pour vous dire à quel point les autres ingrédients de la liste n’ont pas d’efficacité pour rééquilibrer la formule et réduire/compenser le pouvoir décapant de ce tensio-actif.
    Il me paraît donc logique que ces tensioactifs agressent la peau en général… Et le scandale, c’est qu’ils ne sont pas signalés lorsqu’il s’agit de produits d’entretien pour la maison, ce qui permet de les utiliser, apparement, à toutes les sauces, et sans se préoccuper du confort et de la santé du “consommateur” (je dirais même “sur-consommateur” de détergents) ! Ils suffit alors de modifier un peu les parfums et colorants (que nous avons été conditionnés, depuis notre jeunesse, à associer à “une odeur de produit vaisselle” ou encore “de lessive”, histoire de ne pas les confondre), on leur donne des noms différents pour que les gens ne s’en servent que pour un usage précis (ben oui, on ne va quand même pas dire aux “consommateurs” qu’en réalité ils n’ont pas besoin de 40 produits différents à la maison, des fois qu’il leur prendrait l’envie de consommer moins !), on saupoudre d’un peu de marketing, et hop : le tour est joué ! Vous avez tout une floppée de produits de nettoyage se ressemblant dans vos placards.
    (Et au passage, vive les problèmes de peau, n’est-ce pas !)

    Pour ma part, afin de déjouer tout cela, et parce que ma santé, et aussi ma vie professionnelle (à cause d’arrêts du travail, entre autres, mais hélas c’est pas le pire), en dépendaient, ma seule solution a été, depuis plusieurs années, de me tourner vers l’utilisation quasi-exclusive de savon pour (presque) tout faire : lessive à la main, vaisselle, douche et mains, vitres, nettoyage de la cuisine, des carrelages… Et ces savons sont des savons de Marseille traditionnels (mon stock a des décennies ! dommage qu’il s’épuise si vite), des savons d’Alep, et des savons à froids, et SURTOUT PAS les soit-disant savons industriels des grandes surfaces qui ne sont que de vulgaires détergents bourrés de conservateurs (là encore), et que ma peau, devenue durablement sensible et asséchée, ne supporte plus. Et devinez quoi ? Et bien ça marche ! Adieu les crèmes aux corticoïdes, et les bandages sur les mains. Et vive les vrais savons !! (et là ce n’est pas ironique du tout ;) )

    Pardonnez-moi pour ce pavé où je donne l’impression de raconter ma vie, mais cet article me semble d’une importance majeure, et je voulais apporter un exemple concret des dégâts causés par les tensio-actifs agressifs sur la peau.
    Et en fait si, Zonzon, je crois qu’il y a bien lieu d’être alarmiste.

    Encore merci, Franck, de prévenir vos lecteurs par ce genre d’articles. Très agréable de vous lire.

    D’ailleurs, je voulais vous demander, où peut-on trouver la liste INCI des produits nettoyants, comme dans les exemples de votre article ?

    Répondre
  3. Franck
    Franck dit :

    Bonjour Zonzon !

    Je comprends bien que mes affirmations vous heurtent, vous effraient même, mais c’est pourtant la réalité. Une vérité sur laquelle règne une véritable “omerta” mais qui est un fait.

    Et c’est précisément parce que dans les deux principaux ingrédients communs à tout ces produits on trouve le même agent lavant, nettoyant, dégraissant principale (SODIUM LAURETH SULFATE) un tensioactif pétrochimique décapant dont la seul fonction est de dégraisser que j’affirme que ces trois produits sont les mêmes.

    Les produits suivants dans les listes INCI ne sont pas là pour laver, mais pour réduire et contre balancer l’impact irritant des SLS, suive les épaississeurs, les colorants, les parfums, les silicones et bien sur les conservateurs.

    C’est un peu comme les carburants, le diesel, les sans plomb et le super sont différents dans leurs appellations, mais leur origine, leur composition de base, leur fonction et les lieux de productions sont les mêmes, c’est du pétrole transformé qui a pour but de servir de carburant.

    Répondre
  4. Zonzon
    Zonzon dit :

    Cet article relève du sophisme.
    Ce n’est pas parce que deux ingrédients sont communs aux compositions que le raccourci “je me lave avec du paic” peut-être fait. Il s’agit d’une base à laquelle s’ajoutent d’autres composants. C’est comme dire “un livre est composé de papier, le papier-toilette aussi : vous torcheriez-vous avec un livre ?!”
    Je ne suis pas chimiste mais c’est logique que ces ingrédients mélangés changent le résultat de la composition en fonction de l’utilisation qui en est faite. Après il faut se pencher sur la composition complète afin de déterminer sa nocivité, qui dit que l’un des agents utilisés dans le savon n’adoucit pas l’effet de l’ingrédient commun aux deux produits?
    De plus il est conseillé de trouver des produits à base de “coco-glucosyl, sodium glocoyl…” Or dans les exemples on voit du coco-machin et sodium truc, composés dérivés…? Il serait donc plus intéressant de se pencher sur ces dérivés (s’il en sont, sont-ils nocifs?) et sur la nature des produits entrants dans la composition (glycérine, allô c’est cancérigène) que de se baser sur les deux premiers de la liste.
    Un article qui pourrait être intéressant mais manque juste de fond. Attention aux titres alarmistes sans réelles démonstration. Il y a tellement de produits dangereux utilisés par les favricants qui nous empoisonnent jour après jour, soyons précis.

    Répondre
    • Lise
      Lise dit :

      Bonjour Zonzon

      les “2 premiers produits de la liste” comme vous dites sont si vous l ignorez ceux qui représentent la plus grosse proportion du produit puisque les ingrédients sont classés par ordre décroissant en fonction de leur dosage , alors oui le gel douche ou le liquide vaisselle c est exactement la meme chose . les ingrédients secondaires ne changent en rien le résultat de la composition du produit en revanche laver sa peau comme on lave une assiette …. faudrait un peu ouvrir les yeux et arreter d etre hypnotiser par le dieu marketing qui vous fait avaler n importe quoi

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.