Dés lors qu’il s’agit de concevoir un produit dit « Eco-conçu » comme nos savons, on ne peut éluder la question de l’emballage qui devient à lui seul aussi complexe à rendre « Eco-frendly » que le coeur de notre projet, vendre des savons 100% naturels.

La première réponse qui vient a l’esprit est celle de l’utilisation de papier recyclé, mais attention tout les papiers et cartons recyclés se trouvant dans le commerce non pas étés purgés de leurs anciennes encres d’impressions (procédé trop onéreux), des encres composés d’huiles minérales donc au potentiel toxique. Dans le cas des  savons Gaiia, nous avons opté pour du carton sans traitement blanchissant et recyclable (pas recyclé).

Pour la protection interne du produit, pas de plastique, mais du papier gras sulfurisé.

Et puis en dernier lieu se pose la question des encres à utilisés, et là, la réponse n’est ni simple ni limpide. La seule alternative aux encres minérales sont les encres végétales, le seul élément qui les différencie est donc l’origine de l’huile, huile qui rentre dans la composition des encres jusqu’à 80%.

Avec quoi produit-on de l’huile végétale pour encre, avec les même végétaux que pour les bio-carburant, Colza, Lin, Soja, Tournesol, Maïs… Mais aussi de Palme, ce qui nous pose le même problème qu’avec nos savons à cause de la déforestation massive et la culture intensive de la Palme. Pour les savons, nous l’avons résolu de la manière suivante : Nous connaissons notre producteur, il est local, et produit de manière raisonné. Nous maitrisons donc ce point, mais pour l’encre, comment savoir ? (Les étiquettes sont plus opaques que sur les cosmétiques Américains).

D’un autre coté, il ne faut pas faire d’angélisme, produire des huiles végétales peut être aussi extrêmement polluant, leur production peut rejeter des nitrates, polluer les cours d’eau et nappes phréatiques, contribuer à l’effet de serre. Ces plantes peuvent, en outre, entrer en concurrence avec des cultures alimentaires. Comment être sur que les producteurs n’utilisent pas des engrais chimiques, des herbicides, des fongicides, des insecticides, des régulateurs de croissance ou encore une irrigation intensive. Auquel cas le bénéfice écologique gagné d’un côté serait perdu de l’autre.

C’est-entre-autre pour cette raison que nous avons voulu rendre la surface imprimé de nos boites la plus petite possible. Mais à ce jour nous n’avons pas encore résolu ce problème d’encre, je crois que comme tout les éco-convaincus, nous tentons de faire de notre mieux, en trébuchant parfois mais sans succomber aux diktats et autres fondamentalisme écologiques. Quoique ;-)

Hier, à l’occasion de notre traduction en Français de la vidéo « The Story of Cosmetics » un ami journaliste m’a demandé quels étaient pour moi les meilleurs savons indiens.

« A part les savons Gaiia fabriqués a Goa bien sur ? »
Dis-je.
« Of course ! »
C’est écrié ce seigneur de l’orthographe.

Et bien, voici ma liste :
N°1 dans mon coeur le : MYSORE au Bois de Santal.
N°2 sur ma peau le : CHANDRIKA savon Ayurvédique, Patchouli, Cannelle, Gingembre…
N°3 dans ma salle de bain : MEDIMIX au 18 herbes (Ayurvédique aussi).

J’ai volontairement choisi des savons Indiens industriels qui prouvent bien qu’il est possible de faire de la qualité à grande échelle. Bien entendu, en ce qui concerne la saponification à froid le « process » de fabrication limite les grosses séries. Et c’est tant mieux.

Mais à choisir, pour moi le meilleur du meilleur sont les savons naturels Gaiia, j’utilise en ce moment le « Soyeux » qui comme son nom l’indique glisse sur ma peau comme un vent chaud caressant le dos des vagues dans le sud de la Corse.

On à aimé leur travail et trouvé leur vidéo très didactique, alors Philippe la traduite et j’ai posé ma voix dessus. C’est trés intéressant, même si au USA les normes sont différentes qu’en Europe (en notre faveur pour l’étiquetage par exemple). Ils parlent entre autre chose de « Bio-accumulation », n’hésitent pas à dénoncer certaines marques peu scrupuleuses, expliquent ce qui se trouve dans la plupart des shampoings de supermarchés… Tout ça dans une animation très claire. Je vous recommande donc chaudement de ne rien prévoir pour les minutes suivantes et de lire cette vidéo très instructive.

(Sources : http://storyofstuff.org/cosmetics/)

Dans la lignée de mon « post » du 22 juillet 2010, Le savon est dans le sac ! ou j’expliquais pourquoi nous ne voulions pas d’emballage plastique autour de nos savons, ce soir ARTE nous propose justement une émission sur la méconnaissance des substances dangereuses contenues dans les emballages hermétiques…

Face à la hausse du nombre de substances toxiques dans les aliments, scientifiques et consommateurs donnent l’alerte.

À l’heure où les produits « longue conservation » sont de plus en plus prisés, les clients ne soupçonnent pas l’existence de substances dangereuses dans les emballages hermétiques et dans les aliments avec lesquels ils sont en contact. C’est le cas du Bisphénol A, que l’on trouve dans les contenants en plastique rigide et qui peut provoquer des maladies cardiaques ou affaiblir le système immunitaire. Même risque avec les phtalates utilisés pour plastifier les matériaux servant au conditionnement. Agissant comme des hormones, ils peuvent entraîner la stérilité chez les hommes. Nombre de produits figurent sur la liste des substances interdites par l’Union européenne mais comme celle-ci importe massivement des produits venus d’Asie, où les réglementations ne sont guère restrictives…

C’est Eric Allodi d’Integral Vision chargé de promouvoir le concept « Cradle to Cradle » en france qui m’en a informé par e-mail. et qui me dit :

« Ce reportage mettra en évidence la toxicité des « micro-déchets » et proposera des solutions par l’éco-conception. Il présentera, notamment, comment l’approche Cradle to Cradle peut répondre à cette problématique. »

Cradle to Cradle, de la théorie à la pratique et à la certification :
Le concept Cradle to Cradle permet de faire émerger sur le marché des produits certifiés, innovants et performants sur les plans économique, écologique et social. Il s’agit de produits dépourvus de toute substances toxiques et éco-conçus pour être quasi-indéfiniment recyclés à travers des circuits fermés biologiques (ex : tissus compostables, cosmétiques biodégradables) ou techniques (ex : moquettes dépolymérisables ou semelles thermo-recyclables). En fin de vie, chaque objet réintègre son circuit d’origine pour une renaissance prochaine sans perte de qualité ni gaspillage des nutriments qui ont servi à le constituer. L’entreprise peut ainsi se développer sans nuire à l’environnement… et à sa rentabilité puisque désormais ses « déchets » ont de la valeur.

Je regrette simplement que le ticket d’entrée pour obtenir cette certification soit si élevé et du coup pénalise les artisans de l’éco-conception au bénéfice de grosses sociétés.

(L’emballage qui tue, ARTE émission du mardi, 27 juillet 2010 à 21:20 / Réalisateur: Inge Altemeier, Reinhard Hornung)

Soyez moderne, envoyez un télégramme !

My-telegram.com est un site au délicieux look de service télégraphique américain des années 50. Aussi facile qu’un e-mail mais tellement plus sensuel… Dactylographiez vos pensées au son de la machine à écrire directement sur le Telegram. Le Telegram est idéal pour un petit mot d’amour, une demande en mariage, une invitation, des remerciements…

La version mail est gratuite mais vous pouvez aussi opter pour la version papier qui marquera encore plus les coeurs et les esprits. Votre message est imprimé sur un bristol couleur caramel estampillé et cacheté My Telegram. Vos écrits sont ensuite distribués par la poste à votre destinataire ravi qui lui trouvera un petit goût de madeleine télégraphique.

Il existe même un Gadget Windows Vista à télécharger pour envoyer des télégrammes gratuits par e-mail directement depuis le bureau. Lien ICI

L’excellent livre « Pour un jardin sans arrosage » d’Olivier Filippi est une de nos lectures d’été, comment créer un jardin sec sans arrosage ? Cela fait deux ans que nous tournons autour de ce sujet et l’ouvrage de O. Philippi vas nous aider à formaliser tout ça. Un chantier à penser dès maintenant pour choisir les plantes que nous planterons au printemps prochain.

« Pour de nombreux jardiniers, la sécheresse est devenue une préoccupation majeure. Les restrictions d’arrosage fréquentes, la prise de conscience que l’eau est une ressource précieuse, inscrivent le jardin dans une perspective nouvelle.

Créer un jardin sans arrosage est non seulement possible, mais extrêmement gratifiant. En jardinant avec la sécheresse, on peut réaliser un jardin remarquable, à la fois beau et original. La principale difficulté réside dans le peu d’informations disponibles : ce n’est pas tant la sécheresse qui est un problème mais la méconnaissance des plantes et des techniques adaptées. Pour aider les jardiniers à évoluer vers une pratique nouvelle du jardinage, Clara et moi menons, depuis de nombreuses années, une recherche approfondie sur les plantes tolérant la sécheresse. Dans ce livre je vous propose une aide concrète en partageant notre expérience, près de vingt ans de travail quotidien avec les plantes pour jardin sec. »

L’auteur possède une Pépinière à Meze dans le Languedoc, et un site internet avec pleins de conseils de plantation, une vrai mines d’informations.

Deux photos prises dans le cadre de mon entrainement hebdomadaire histoire de maitriser un peu la bête, un Canon EOS 350D vieux de quatre ans que je n’utilisais qu’en mode automatique jusqu’à ma rencontre avec le maitre Yoda de la photo. Depuis je « shoot » à droite et à gauche, histoire à terme de pouvoir produire des photos de nos produits « qui claquent » à mettre dans la boutique en ligne.

PS : Ce bouldogui n’est pas maitre Yoda !

Impossible de déloger la « Callas » de ce Colissimo reçu il y a plusieurs semaines, mais je crois que je préfère ça plutôt que le « squatt » de clavier, le  : Laisse moi tranquille je dors sur ton scanner ou bien le : Il est super chaud ton disque dur externe j’adore ! j’vais y laisser quelques poils…

Ca ferait presque une bonne pub pour le calendrier de la poste non ?

C’est pas le tout de créer de magnifiques savons, mais il faut bien les protéger aussi ! Nous ne voulions pas d’emballage de type Cellophane plastique, c’est vrai quoi, on fait tout pour être « eco-durable » et à la fin du processus, Vlan ! On colle du plastique la dedans parce que c’est pas cher, c’est pratique et que tout le monde s’en fiche de la petite enveloppe de plastique (J’invente rien, je l’ais entendu). Ben nous on ne s’en fout pas du plastique, ni là ni ailleurs.

Mince, cela fait des années que systématiquement à l’épicerie, à la Pharmacie ou etc… Je refuse quant on me tend un petit sac platique si je peux, soit mettre mes achats dans ma sacoche (pas celle de Robert Hue, plutôt dans ce genre : aureart.com) mes poches, ou simplement à la main. Et tout les petits gestes et achats du quotidien pour éviter le suremballage, les bouteilles plastiques, préférer le verre, la terre, enfin tout ça pour coller une enveloppe de plastique sur nos produits que je chéri comme la mère son enfant ! Surement pas !

Voici donc la photo du prototype de ce que pourrais bien être l’emballage de nos savons Gaiia. Un sac en papier type sulfurisé comme pour la cuisine, avec simplement quelques trous pour oxygéner le savon et sentir son parfum. Voilà…

Philippe s’est arrêté à la maison avant de filer à Rome et de repartir en Inde. Nous avons donc travaillé dimanche après-midi à l’ombre en dégustant un thé vert aromatisé qui s’appelle : ‘En attendant la pluie’ ça ne s’invente pas ! Nous avons travaillé sur le carton de nos boites Gaiia, la texture, le grammage, la couleur, la marque en relief ou pas (embossage), l’imprimeur à les fichiers et il attend notre feu vert pour démarrer la production.

Mais nous avons surtout travaillé sur les échantillons d’huiles essentielles directement ramenés d’une ville secréte en Inde (voir cet article), huiles que nous voulons à terme proposer dans un coffret découverte, nous avons donc commencé à faire notre selection…


Les flacons seront opaque à cause du soleil, nous voulons en trouver des bleus. Les flacons blancs sur la photo sont les échantillons testés dimanche, entre autres :

Noix de Muscade – Cèdre – Girofle – Tea Tree – Gingembre – Ylang-Ylang – Nard Jatmansi – Benjoin – Patchouli – Vétiver – Nagarmotha – Lavande – basilic – Thym… Il nous en faut une vingtaine pour notre premier coffret.

Et puis, Philippe m’a aussi ramené des beurres végétaux pour que je me rende compte de la qualité. De gauche à droite :

Beurre de Sal (Shorea Robusta), beurre de Mangue, beurre de Kokum (qui ne pousse qu’à Goa). Juste comme ça sur la peau c’est un régal! difficile de trouver plus naturel.

Je ne me suis jamais autant lavé les mains en aussi peu de temps que ce dimanche là, ou nous avons aussi testé tous les savons de la première production