Il y a des études qui tombent et qu’on aimerait pouvoir imprimer en grand, plastifier, et coller partout. Celle publiée début avril 2026 dans Environment International par des chercheurs de l’Inserm, de l’Université Grenoble Alpes et du CNRS en fait partie.
Le message est simple, brutal, et scientifiquement documenté : réduire le nombre de cosmétiques synthétique qu’on utilise et choisir des produits sans phtalates, parabènes et autres perturbateurs endocriniens fait baisser la concentration de ces substances dans l’organisme. En cinq jours seulement.
Pas en un mois. Pas après une cure détox. En cinq jours.
Ce que l’étude dit exactement
Les chercheurs ont suivi une centaine d’étudiantes grenobloises âgées de 18 à 30 ans. Pendant cinq jours, elles ont réduit leur nombre de produits cosmétiques habituels et remplacé leurs produits d’hygiène par des alternatives exemptes de phénols synthétiques, parabènes, phtalates et éthers de glycol.
Les résultats sur les dosages urinaires sont clairs :
- 22 % de phtalate de monoéthyle (MEP), présent notamment dans les fixateurs de parfum
- 30 % de méthylparabène, conservateur classé perturbateur endocrinien possible par les autorités européennes
- 39 % de bisphénol A (BPA), perturbateur endocrinien avéré, interdit comme ingrédient mais qui migre encore via certains emballages
Ce dernier chiffre mérite qu’on s’y arrête. Le BPA est classé « substance très préoccupante » par l’Union européenne. Il est associé à des troubles de la reproduction, du développement de l’enfant, du système hormonal. Et il se retrouve dans les urines de femmes qui utilisent des cosmétiques courants — via les contenants et emballages, même quand il est absent de la formule.
Les chercheurs ont même chiffré l’impact à l’échelle de la population : une réduction généralisée de l’exposition au BPA pourrait prévenir environ 4 % des cas d’asthme chez les enfants exposés in utero, avec des économies potentielles allant jusqu’à 9,7 millions d’euros par an en coûts de santé.
Pourquoi ça nous parle autant
Chez Gaiia, on fabrique des savons en saponification à froid depuis 2009. Pas par effet de mode. Pas parce que « naturel » fait vendre. Parce qu’on est convaincus et maintenant l’Inserm nous le confirme que ce qu’on met sur sa peau finit dans son corps.
La saponification à froid, c’est une méthode artisanale qui préserve la glycérine naturelle du savon, les propriétés des huiles végétales, et qui n’a besoin d’aucun conservateur synthétique, d’aucun phtalate, d’aucun phénol artificiel pour fonctionner. Nos savons sont formulés avec des ingrédients que tu peux lire et comprendre. Pas de liste INCI à décrypter avec un doctorat en chimie.
C’est exactement le type de produit que les chercheurs grenoblois ont fourni aux participantes comme alternative. Un savon simple, propre, sans les suspects habituels.
Une intoxication quotidienne
Une femme utilise en moyenne entre 12 et 16 produits cosmétiques par jour. Chaque produit apporte son lot d’ingrédients, certains inoffensifs, d’autres beaucoup moins. Et c’est l’accumulation, l’effet cocktail qui pose problème. Des substances qui, prises isolément, passent sous les seuils réglementaires, mais dont la combinaison quotidienne et chronique perturbe silencieusement le système hormonal.
Ce n’est pas une théorie complotiste. C’est ce que documente la recherche en épidémiologie environnementale depuis des années, et que cette étude Inserm vient consolider avec des données concrètes sur des vraies personnes, dans leur vraie vie.
La bonne nouvelle et c’est aussi ce que dit l’étude, c’est que l’organisme élimine ces substances rapidement dès qu’on arrête de les ingérer. Le changement n’est pas condamné à être lent ou douloureux. Il peut être immédiat.
Par où commencer ?
Le savon, c’est peut-être le produit le plus simple pour démarrer. On l’utilise tous les jours, souvent plusieurs fois. C’est un produit qu’on laisse sur la peau, qui passe sous la douche mais aussi entre les mains, sur le visage, sur le corps des enfants.
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Remplacer son savon industriel, chargé en SLS, conservateurs et parfums de synthèse, EDTA, par un savon surgras en saponification à froid, c’est un geste petit en apparence, mais radical dans ses implications. C’est exactement le type de substitution que documente l’étude Inserm.
Nos savons Gaiia sont fabriqués à la main, avec des huiles biologiques, sans perturbateurs endocriniens, sans emballage plastique. Ce sont des produits pensés pour être utilisés tous les jours, par tout le monde.
Parce que prendre soin de sa peau ne devrait pas revenir à s’exposer à des substances que son propre corps cherche à éliminer.
Source : Jovanovic et al., « Levers to decrease exposure to harmful chemicals: the case of Personal Care Products and cosmetics », Environment International, 7 avril 2026. DOI : 10.1016/j.envint.2026.110243
