Suite à mon article du 18 avril 2011 sur la nouvelle gamme de savons Dop : « Dopé au greenwashing !« , l’Oréal à tenu à répondre, a chacun donc de se faire une idée :

« Désolé que notre démarche vous déplaise, elle est pourtant sincère. Ce site avait uniquement pour ambition de sensibiliser les gens à la protection de l’environnement et de promouvoir le lancement de nos nouvelles formules de shampooings et de douches biodégradables.

DOP s’engage concrètement pour l’environnement :
– en promouvant des formules biodégradables, sans paraben, sans silicone, sans colorant, beaucoup moins polluantes que les produits actuellement utilisés par une majorité de Français,
– en finançant à hauteur de 100 000 € un programme de l’ONF jusqu’ici non financé, de nettoyage des déchets sur Oléron suite à la tempête Xynthia,
– en finançant à hauteur de 10 000 € le nettoyage de déchets suite au site www.adopteundéchet.com où nous allons atteindre les 2 tonnes de déchets « adoptés».
– DOP sensibilise également les enfants au respect de l’environnement dans la moitié des écoles françaises.

Nous essayons d’avoir une attitude responsable et volontariste sur ces questions environnementales, bien loin du « greenwashing » que vous évoquez.

Concernant le pourcentage d’ingrédients bio dans nos formules, il dépasse 10%, ce qui est conforme à la charte Ecocert.
Nous tenions juste à rétablir une certaine vérité. En effet, il reste encore du travail, et nous y travaillons. »

(Source photo: Campagne 2010 de La Surfrider Foundation, célèbre pour ses campagnes chocs, afin de lutter contre la pollution et la dégradation des plages comme des océans, basée sur des photos de Ben Stockley, avec pour baseline : « In the sea there’s no such thing as a little bit of rubbish » (en mer, il n’y a rien de tel qu’un morceau de déchet – ?)

15 réponses
  1. Jean-Florent
    Jean-Florent dit :

    Dans un shampoing et un gel douche il y a au moins 60 à 70 % d’eau, donc avoir 10% de Bio cela veut dire avoir entre 25 et 35% de bio dans la matière organique ce qui n’est pas si mal que ça. Les marques devraient plus faire de pédagogie sur ce sujet.

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    • Sabine
      Sabine dit :

      Jean-Florent,

      Je note que 60 à 70 % d’un shampoing au moins est de l’eau.
      Prenons l’exemple d’un shampoing à l’extrait d’olivier bio de dop.
      contenance : 250 ml
      prix : 2.80 €
      prix au litre : 11.20 €

      Si il contient 60% d’eau cela ramène la matière organique à 100 ml
      donc 28.00 € du litre.

      Si il contient 70% d’eau cela ramène la matière organique à 75 ml
      donc 37.33 € du litre.

      le premier argument pour se trouver en rayon de supermarché étant l’accessibilité des prix, il me semble que finalement le produit n’est pas aussi bon marché que cela pour le consommateur final.

      De plus la base lavante est toujours un tensio actif réputé nocif pour les hommes et la nature.

      Un savon SAF coûte entre 35.00 et 50.00 € du kilo. Un petit savon de 100g permet de se laver au moins 2 semaines le corps en entier, cheveux et visage compris, et il est sans impact pour l’environnement.

      Je ne reviendrai pas sur les emballages du dop issus de la pétrochimie tout comme les tensio actifs.

      Il me semble comme de plus en plus de personnes, que le marketing des marques est déjà très et trop souvent utilisé de manière à désinformer le consommateur.
      Le premier travail des marques devrait être de rendre compréhensible la liste des ingrédients et leur impact sur notre corps et notre environnement afin de proposer au consommateur une véritable information et lui rendre son libre arbitre.

  2. Annabelle
    Annabelle dit :

    Il existe des boutons de partage multiplateformes (ceux que je préfère tant il y a de supports possibles aujourd’hui. A titre personnel je jongle avec 5 d’entre eux) ou des dissociés. Je pensai surtout à FB mais aussi Twitter (où vous êtes trop peu actifs !) et Google.

    Mon préféré : http://www.addthis.com

    :-)

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  3. David
    David dit :

    @Franck: Je crois que les sujets « environnement et grands groupe industriels » fournissent toujours des débats passionnés. Merci en tous les cas de nous avoir laisser tribune libre ;-) Et surtout ne changez pas de cap, ni de ton ;-)

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  4. Franck
    Franck dit :

    A tous : Je vous sent un peu à vif sur le sujet ;-)
    @ David: Pour ma part je comprends très bien ton raisonnement qui consiste simplement à dire qu’il en faut pour tout le monde et surtout pour tout les portes monnaies. Et ton passage sur la schizophrénie de certain consommateur est tellement vrai et pas que pour les français !

    @Annabelle: J’en profite pour te passer un MP (je rends le dossier SAF rempli dans la semaine). Et pour le bouton, tu pense à quoi ? Un bouton de partage sur facebook ?

    @Raphael, Swanee, Phil: Entièrement d’accord avec vous !

    @Célia: Bienvenue à bord Célia. Pour ton premier commentaire sur le blog tu as été particulièrement prolixe et engagé, ça fait plaisir!

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  5. David
    David dit :

    @Philippe: Soyons clair, je partage tout à fait qu’une conscience à 110 000 € et que le tour des écoles pour éduquer les futurs consommateurs est pitoyable et je ne comprends même pas que l’on laisse faire ce genre de pratique…

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  6. Philippe
    Philippe dit :

    @ David: je comprends ton point de vue.
    Si tu vas sur le site de cette société, on remarque tout de même le nombre de page destinée aux actionnaires. L’Oreal c’est pas une ONG mais un société dont le seul but est le profit, le cours de l’action et les parts de marche!
    Personnellement, mettre 10% de produit Bio dans un Gel douche ou un shampoing ne représente aucun intérêt surtout que – grâce aux largesses de labels complices comme Ecocert – ces produits contiennent toujours un fort pourcentage qui n’est pas biodégradable. Alors je pense qu’ils devraient assumer leur position d’industriel intéressés par le ‘consommer +’ et admettre qu’ils communiquent sur le bio parce le bio maintenant c’est ‘bankable’. Cette position ne me dérangerait pas du tout car elle est logique.
    Mais sérieusement, s’acheter une conscience avec leurs pauvres 110.000 Euro, leurs misérables 2 tonnes de déchets collectes et pour finir aller dans les écoles pour conditionner des gamins (BIO = DOP!/ Sauvons la planete avec L’Oreal!!) au moment ou ils sont malléables… pitoyable, inadmissible dans une république…

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  7. Annabelle
    Annabelle dit :

    A quand un bouton pour partager ce type d’article facilement ?

    Sinon j’aime beaucoup le hiatus entre les deux discours.
    @David je dirais simplement « il en faut pour tous les goûts… Mais aussi pour toutes les bourses ». A chaque offre sa clientèle, et certes, il y a des paliers entre les deux extrêmes. Reste la capacité de chacun à s’informer, faire des choix et vivre selon ses aspirations et possibilités. Et dans un monde utopique, nous nous aimerions et respecterions tous.
    Ceci dit les avis tranchés ont le mérite de faire bouger les lignes, ce n’est pas un mal en soi.

    Répondre
  8. Raphael
    Raphael dit :

    @Franck : Bravo pour la publication de ce communiqué qui ne fait que renforcer ce que nous savions déjà
    @David : Je suis désolé mais ton commentaire m’a simplement sidéré

    « vous êtes chacun à une extrémité de la chaîne du bio »
    Quand j’achète un produit alimentaire BIO, je m’attends à ce qu’il soit 100% Bio, Dop profite du flou juridique qui existe en cosmétique pour inscrire sur ses produits la mention « BIO » alors qu’il n’en contient que 10%
    « Le marché de masse ne permet pas de produire en grande quantité du bio »
    Les matières premières utilisées dans les produits cosmétiques proviennent de la chimie du pétrole, il n’y a donc pas d’équivalence à établir entre les produits bio et non-bio dans ce cas
    « Le consommateur ne souhaite pas voir le prix des produits du quotidien »
    Avec le litre de pétrole qui va bientôt atteindre les 2 euros, je pense que le consommateur va rapidement voir les prix des produits quotidiens changés

    Désolé David pour cette réponse mais il ne s’agit que de mon opinion personnelle

    Répondre
    • David
      David dit :

      Merci Raphaël pour ta réponse.
      Pour avoir travaillé plus de 15 ans dans la grande distribution, je pense pouvoir affirmer que le consommateur français est un peu schizophrène: il veut des t-shirts à 5€, des jeans à 10€, du shampoing à 1.00€… Bref, il faut tout pour rien, mais en le fabricant en France, avec des matières premières bio… Et bien cela n’existe pas…

      Alors que fait-on?

      On peut voir les choses de 2 façons: se dire que 10% de bio dans un produit est du « foutage » de gueule, mais aussi que 10% de bio dans un produit, c’est le début de quelque chose qui peut bouger. Même si (je l’accorde) on devrait alors revoir l’étiquetage et le droit à l’appellation Bio. [Par contre, la totalité des matières premières utilisées dans la cosmétique ne sont pas issues du pétrole…]

      La condition pour que cela bouge davantage, c’est que cela soit rentable, c’est tout. Et aucune loi ne sera faite dans le sens purement écologique si les lobbies de l’industrie n’ont pas vérifié sa la rentabilité de cette loi, ou directive.
      Ce qui est très intéressant dans tout cela est de voir le côté passionnel de ce type de débat, qui est vite très tranché entre Oui ou Non… Il n’y a pas d’écoute réciproque mais du jugement et des a priori. Marrant mais pas surprenant…

      On ne peut pas faire un virage à 180° sur des choix de sociéts fait par nos ancêtres, mais peut-être pouvons nous pousser la barre et amorcer le changement pour les suivants?

  9. Célia
    Célia dit :

    Je suis d’accord avec Philippe, 110 000 € pour eux c’est faire dont d’un grain de sable :) Ils sont vraiment grand seigneur…
    Tout ça c’est de la communication positive, il cherche juste à verdir un peu leur image de marque. Et pour ce qui est de la communication auprès des enfants dans les écoles je trouve ça presque honteux. Ils vont se faire de la pub jusque dans les écoles et lobotomiser les gamins pratiquement dès le berceau ! Ça devrait être interdit, ce n’est pas à eux de faire ça mais aux collectivités. Bref, restons calme :) …..

    Répondre
  10. Philippe
    Philippe dit :

    Ce qui est extraordinaire dans la réponse de L’Oreal ce sont les 110,000 Euros consacres par cette société pour l’environnement!!! Majesté!! J’ignore leur chiffre d’affaires en France mais leur CA consolidé pour le Monde c’est 19.5 Milliards d’Euros… En plus ca a autant d’impact que quelques spot publicitaires et c’est forcement déductible du résultat…

    Ça, c’est de la philanthropie!!!

    Répondre
  11. swanee
    swanee dit :

    des causes nobles en effet sont soutenu !

    du travail , oui il y en a :

    1- un label bio pour cette gamme DOP NATURE puisque au delà des exigences de la charte du certificateur ecocert…
    2- un packaging recyclable si ce n’est pas encore le cas…
    3- indiqué le % d’ingrédient biologique sur le site … je lis bien 90 % d’ingrédient naturel, 94% d’ingrédient biodégradable…
    Merci pour le droit de réponse qui indique cette vérité : plus de 10% .
    on ne pouvait deviner…

    c’est déjà un pas de fait le changement de formule ceci dit .
    peut être que cela sera généralisé à toutes les gammes DOP petit pas à petit pas …

    Répondre
  12. Zsa Zsa
    Zsa Zsa dit :

    c’est bien les « droits de réponse », et je pense qu’effectivement à un certain niveau de production il doit être bien compliqué de faire ce qu’on voudrait….

    Répondre
  13. David
    David dit :

    Tout d’abord, bravo pour la transparence et d’ouvrir ce droit de réponse.

    Je pense que vous êtes chacun à une extrémité de la chaîne du bio, autrement dit, ce que peut faire Gaïa par sa taille actuelle et sa réactivité, L’Oréal ne peut pas le faire pour de multiples raisons (et pas seulement par leur propre volonté), dont voici (selon mon point de vue) quelques unes:

    – Le marché de masse ne permet pas de produire en grande quantité du bio. Les matières premières disponibles ne le sont pas en quantité suffisante;
    – Le consommateur ne souhaite pas voir le prix des produits du quotidien augmenter sensiblement (ma planète ok, mais d’abord mon portefeuille), ce qui ne permet pas de développer davantage le bio pour les grosses multinationales.

    Par contre, pour les consommateurs qui souhaitent changer de mode de consommation, il y a Gaïa, et l’opportunité que vous offrez de consommer durable. Mais ceci est possible car vous bâtissez votre marque depuis sa genèse sur le développement durable et le bio. Les moyens de production et les matières premières se développeront avec vous. Mais en y réfléchissant, si les grosses et grandes marques avaient toujours fait du bio, vous n’auriez pas créer Gaïa, non? Il est donc normal de vous voir opposé sur ce sujet car vous existez en réaction à la consommation de masse, voire en complément, mais pas à la place de…

    Mon commentaire ne juge aucune des parties. C’est un point de vue purement extérieur… Et toujours un immense bravo pour votre boutique, philosophie et concept ;-)

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