L’été sera « Slow », l’été sera « Slow »…

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Militer pour une beauté plus naturelle et plus éthique…

Il y a des projets, des actions, des mouvements humains qui avancent lentement mais avec la tranquille mesure d’un rouleau de beauté naturelle compressant sur son passage le « brainwashing » tapageur des grosses marques de cosmétique conventionnelle.

Il y a des actes militants, des blogs et des livres qui décortiquent la cosmétique pétrochimique, synthétique et polluante avec beaucoup de méthode et de simplicité. Exposant clairement la vérité crue à propos des abus, des dangers et surtout des mensonges de la cosmétique conventionnelle.

Il y a des paroles qui dégonflent tranquillement, une par une, les baudruches de nos certitudes, bousculant avec un large sourire tout le petit monde de la beauté, en nous apprenant à nous défendre contre de faux discours et à décrypter d’illisibles listes d’ingrédients (INCI) tels des « Champollion » d’un nouveau genre : Le mouvement Slow Cosmétique !

C’est au travers de livres et de conférences que ces lanceurs d’alertes de la beauté prêchent une parole pleine de bon sens, celle d’une beauté plus naturelle, d’une cosmétique plus saine, plus éthique et enfin plus raisonnée tant du coté des fabricants que des utilisateurs.

Ce mouvement, cette association de consommateurs créée sous l’impulsion de « Mister Magic Kaibeck » suite au fabuleux succès de son livre : « Adoptez la Slow Cosmétique » en 2012, est une première dans le monde de la cosmétique. Aujourd’hui leur mention est une véritable référence d’éthique et de qualité pour ceux qui désirent donner du sens à leurs achats :

– Donnez du sens à vos achats beauté –
Julien Kaibeck

Mais une fois que le discours est compris et la méthode adoptée, quelles sont ces marques portant la mention « Slow » et où trouver leurs produits de beauté « Slow » ?


1 – L’association « Slow Cosmétique » :
www.slow-cosmetique.org

Cette année, l’association a attribué plus de 42 mentions « Slow », ce sont les membres de l’association eux mêmes qui attribuent les mentions et les étoiles (et oui, comme pour le Guide Michelin :-) selon une liste de critères précis et très pointus, vraiment très pointus.
Vous trouverez la liste des marques par ici : www.slow-cosmetique.org.

Nos savons à froid surgras ont obtenu la mention « Slow Cosmétique » pour la deuxième année et avec deux étoiles !

– Yeah ! Les savons Gaiia ont la mention « Slow » ! –
Franck Peiffer

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2 – La marketplace « Slow Cosmétique » :
www.slow-cosmetique.com

C’est la grande nouveauté de cette année, cette marketplace rassemble tous les produits dont vous avez besoin pour prendre soin de votre peau en mode slow : démaquillage, hydratation, soins ciblés, cheveux, maman et bébé, aromathérapie, faits maison… Tout y est !

Ce site est le fruit d’un gros travail réalisé par des bénévoles en partenariat avec les marques Slow Cosmétique et une start-up française. Visitez-le, partagez-le et faites y vos emplettes slow ! Chaque achat génère un don de 10 % pour cette belle association.

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3 – Le nouveau livre « Slow Cosmétique / Le guide visuel »

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Un livre furieusement didactique écrit par Julien Kaibeck et Mélanie Dupuis, illustré par la talentueuse Scarlatine.

Un guide 100% illustré pour apprendre à chouchouter votre peau au naturel !

Les savons à froid y sont présentés sur une double page comme l’un des 10 ingrédients phares de la Slow Cosmétique et surtout, notre méthode de fabrication : La saponification à froid est citée en exemple tout au long du livre.

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Vous trouverez leur livre directement chez l’éditeur, pas la peine de faire bosser Amazon : les éditions Leduc à cette adresse : Slow cosmétique, le guide visuel.

Quand je vous disais que l’été sera « Slow » :-)


A force ta tête c’est la Silicone Vallée !

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Cet article est en partie une réponse à ma maman avec qui nous avons tenté de décrypter la liste des ingrédients (INCI) de ses nouveaux cosmétiques.

Que sont exactement ces silicones ?

Les silicones sont des substances qu’on trouve partout en cosmétique :
Ex : Crèmes, Sérums, Shampoings, Démêlants, Mousse coiffante, Anti-âge, Anti-cerne…

Ils sont très utilisés puisqu’ils apportent douceur, brillance et fluidité aux cosmétiques. En gros c’est le type d’ingrédients pratiquement mis par défaut par les « formulateurs » tant les bénéfices pour le produit (et les fabricants) sont nombreux.

Les silicones, substances de confort, n’apportent rien à votre peau en terme de bénéfice, se sont des molécules inertes.

Les reconnaître dans la liste des ingrédients…

Dans la plupart des cas, leurs noms se finissent en …cone ou …siloxane.
Ex : dimethicone, cyclomethicone, cyclopentasiloxane

Ils sont présents dans des produits de marque comme : Elsève, Loréal, Le Petit Marseillais, Dessange, Garnier, Dop, Ushuaia etc… En fait, il est pratiquement impossible de trouver un shampoing sans silicone.

Les plus utilisés sont : le Dimethicone et le cyclopentasiloxane.
Le dimethicone, est un des silicones avec un haut poids moléculaire, il est lourd, gaine très bien le cheveu, mais c’est aussi le plus difficile à « ôter », de par son insolubilité dans l’eau, ce qui à terme peut alourdir le cheveu, et peut s’accumuler sur le cuir chevelu… Le cyclopentasiloxane, en revanche, est soluble dans l’eau, est très volatil contrairement au diméthicone, et donc ne s’accumule pas.

Dans les produits cosmétiques, il s’agit souvent d’une combinaison, des 2… En formulation, on joue sur les proportions, pour obtenir des touchers différents, des propriétés différentes etc…

(Source : www.lecosmetologue.com)

Les silicones sont-ils dangereux ?

La réponse à cette question n’est pas simple, certains diront que non, que ce n’est pas prouvé scientifiquement. Mais c’est aussi ce que l’on disait à propos de pas mal de substances avant quelles ne soient interdites dans les formules ou simplement devenues suspectes.

Les silicones et votre peau, vos cheveux…

C’est un fait, les silicones donnent l’impression que votre peau est plus douce (artifice en plastique), que vos cheveux sont plus soyeux et qu’ils se coiffent et se démêlent plus facilement, qu’ils sont brilliants et super souples. Mais il faut aussi savoir que la présence de silicones compense les effets desséchants des tensioactifs (substance pétrochimique lavante) présents dans les shampoings, gels douches et savons liquides.

Oui mais… Il y a une contre-partie à toute cette batterie d’avantages supposés :

Un effet occlusif et étouffant !

L’accumulation successive des silicones a tendance à étouffer la peau et le cuir chevelu, d’autant que certains silicones sont très résistants au lavage. Cela peut se traduire par des cheveux qui deviennent raplapla et qui graissent plus vite, d’où des lavages plus fréquents voir quotidiens et c’est le début de la spirale infernale : l’utilisation quotidienne d’un produit pour combattre les effets négatifs causés par ce même produit.

Les silicones et l’environnement…

C’est clairement une catastrophe écologique supplémentaire. Les silicones sont des molécules chimiquement inertes mais leur stabilité les rendent pratiquement indestructibles. Ces substances, comme tant d’autres finissent dans les nappes phréatiques, les rivières et sont assimilés par la faune et la flore et par nous même au final.

Conclusion :

Pour nous, une des préoccupations de la Nouvelle Cosmétique et de la Slow Cosmétique est d’aller au-delà du questionnement sur la composition du produit lui-même, mais d’avoir une vision plus large, plus globale sur l’impact des produits que nous réalisons. Il faut absolument que les gros acteurs de la cosmétique se decident un jour à appréhender les effets et causalités de leurs créations plutôt qu’une rentabilité immédiate.

Alors oui, personne aujourd’hui ne peut dire avec certitude si les silicones, plastiques et autres parafines utilisés dans la plupart des cosmétiques sont dangereux faute de preuves. Mais franchement, le bon sens devrait nous suffire pour nous demander si l’accumulation quotidienne et les mélanges de toutes ces substances entre elles ne peuvent être ni anodins ni dénués de risque non ?

Vous vous en doutez…

Les produits Gaiia ne contiennent évidemment pas de silicone ou tout autres cochonneries pétrochimique et sont 100% biodégradables !
Avec nous votre tête ne risque pas de ressembler à la silicone ou la plastique vallée…

 

(*Zohan : héros du film « Rien que pour vos cheveux » – Phrase culte : Je veux rendre les gens soyeux comme la soie ! avec : Adam Sandler et John Turturro)

(Source et extraits : L’excellent blog : lecosmetologue.com)

La Nouvelle Cosmétique expliquée !

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Préambule à charge.

Il n’aura échappé à personne que les lignes bougent dans le monde de la cosmétique, et les différentes orientations choisies par certaines marques vont bien au delà de la mise en avant de tel ou tel nouvel actif miracle, breveté,  issu de la pétrochimie et à qui parfois on donne un nom de plante. Non, il existe une vraie rupture initiée il y a un certain nombres d’années par quelques laboratoires pionniers mais aussi par un groupe de filles résolues à fabriquer leurs propres cosmétiques à la maison (la cosméto home-made). Bien entendu, l’un comme l’autre on été moqués voir étrillés par la pensée unique des gros acteurs de la cosmétique pétrochimique des années 50, cosmétique qui peuple encore 99% des linéaires de supermarché.

Les différences avec la cosmétique « traditionnelle ».

C’est une autre façon de penser la cosmétique et surtout et c’est là où se situe la vraie différence, une autre façon de la fabriquer !

Il s’agit d’une philosophie globale plutôt que de simples différences. D’un coté vous avez une industrie cosmétique pétrochimique qui crée ses produits sur une base pétrochimique commune, à base d’eau, d’huile minérale inerte, de plastique, de silicone et de paraffine, que du pétrole en somme. De l’autre, une cosmétique qui à tout repris a zéro en termes de développement et de fabrication et dont les bases sont toujours des ingrédients végétaux ou naturels. Pas de pétrole, pas de silicone, pas de plastique , pas d’agents polluants, pas de conservateurs douteux etc…

La philosophie du plus et celle du moins.

Sans parabens, sans ceci, sans cela… Voilà la philosophie de l’industrie de la cosmétique pétrochimique actuelle, on ne change rien, on se contente de supprimer (jamais de leur propre chef, mais sous la contrainte d’une nouvelle législation européenne ou de l’action d’associations de consommateurs) un ingrédient suspect par un autre parfois encore plus nocif. La dérive ultime de ce type de fabrication reste sans conteste le risible gel douche Sanex 0%, qui affiche comme une gloire : contient 0% de parabens, 0% de colorants, 0% de phtalates et 0% de phenoxyethanol.  Il est intéressant dans ce cas précis de constater d’une part, que le « RIEN », le « SANS » ou le « Zéro » devient un plus produit, un argument voire une qualité, mais aussi que par voie de conséquence tout les autres produits de la marque continuent d’être fabriqués avec les cochonneries supprimées dans le Sanex 0%.  Et le plus grave pour finir : Cela veut dire que depuis des dizaine d’années nous nous tartinons le visage, les cheveux et le corps avec de parfaites saloperies sans qu’à aucun moment l’une ou l’autre de ces marques ne se soit excusée auprès de ses utilisateurs maltraités !

J’enfonce le clou.

Cette cosmétique là, avec ses fausses promesses et ses postures pseudo-scientifiques est en réalité une industrie de la bidouille, qui ne crée plus rien depuis des années, qui se contente de recycler de vieilles formules (pétrochimiques) au gré des désirs du département marketing, des changements de modes des consommation ou des ingrédients stars du moment.

L’argan est à la mode ? Ok les gars, reprenez toutes nos vielles formules, rajoutez 1% d’huile d’Argan, faites mousser et donnez ça aux « pubards », y vont nous faire une « comm » aux petits oignons !

Et la « Nouvelle Cosmétique » alors ?

La « Nouvelle Cosmétique » a, elle, dès le début adopté la philosophie du plus :
Du plus naturel, du plus écologique, du plus éthique, du plus responsable, du plus logique, du plus simple enfin.

Cette philosophie basée sur des cosmétiques fabriqués avec autre chose que du pétrole et qui faisait sourire il n’y a pas si longtemps, ébranle aujourd’hui les consciences des plus sceptiques en contraignant même de très gros industriels à revoir leurs copies, en surface malheureusement (publicités / marketing / greenwashing) mais pas en profondeur (ingrédients / fabrication / éthique / pratiques commercial).

Cette nouvelle cosmétique est une vraie lame de fond qui s’inscrit dans un changement de société qui me parait inéluctable et qui touche à tous les domaines. Le mouvement vers cette nouvelle ère a déjà pris des formes diverses, l’essor du « Bio », la cosmétique « home-made », des pratiques comme le « layering » et parmi les acteurs les plus actifs de ce changement le mouvement « Slow Cosmétique » initié par Julien Kaibeck (lire : « Adoptez la Slow Cosmétique« ) dont nous nous sentons très proches.


La place du « Bio » là-dedans.

Et bien, même si je conseillerais toujours dans le doute entre deux produits de choisir le produit estampillé « Bio », les choses ne sont pas si simples.
Par exemple, prenons un produit issu de la « Nouvelle Cosmétique », comme cette chantilly de Karité à la Vanille Omum. Même sans label « Bio » cette émulsion créée à partir de produits naturels comme du beurre de Karité, de l’Aloé Vera, de l’huile de Sésame, un macérât de Vanille et rien d’autre, ne contiendra aucune pétrochimie ni conservateur nocif ou polluant parce que ce n’est tout simplement pas dans la philosophie de cette nouvelle cosmétique.

Tandis que, et c’est souvent la cas, pour faire d’un produit pétrochimique non « Bio » un produit pétrochimique « Bio » il suffit selon la tolérance du label choisi de garder la même composition de base et d’y adjoindre un ou des ingrédients « Bio ».


Pour les derniers sceptiques…

Pour les derniers sceptiques, ceux qui pensent que les « Big Boss » de l’industrie cosmétique pétrochimique sont tellement gros et puissants qu’ils sont indéboulonnables.  Je citerai en exemple le cas de « Kodak » le géant de la photo argentique pendant plus de cent ans. Une des boites les plus riches de la planète encore dans les années 90. Des p’tits gars, ingénieurs chimiste qui se marraient en voyant se développer sous leurs yeux la photo numérique. Ils n’y ont pas cru, ils se sont moqués, ils étaient très gros et ils sont maintenant à genoux et très très morts.

En plus, le plus idiot dans l’histoire est que c’est un gars de Kodak qui a inventé la photo numérique !

A suivre…

(Source photo : Stephan Beutler)

 

Article recyclé, philosophie et internet !

Aujourd’hui, diverses réflexions m’incitent à remettre en avant un article Gaiia datant de 2009, en y rajoutant en préambule une réflexion personnelle sur les supports permettant, au cours de l’histoire de l’humanité d’étendre la notion même de liberté :

La parole, le savoir et l’écriture.

Parole, savoir et écriture ont à mon sens plus oeuvré pour la liberté que toutes les révolutions du monde. Mais, même si les supports d’écriture évoluaient avec le temps (pierre, tablette d’argile, papyrus, parchemin, papier, informatique…) ils n’ont jamais été aussi démocratiques et libres qu’aujourd’hui grâce au formidable outil internet. Jusqu’à une époque très récente, toute forme de pensée écrite, devait pour être lue par le plus grand nombre (être publiée donc), passer par le filtre d’un pouvoir en place. Un redacteur en chef, un comité de lecture, un comité de censure, un organe de propagande, bref à aucun moment dans l’histoire de l’humanité l’écrit n’a pu aller directement, sans filtre, de l’auteur au lecteur.

Et grâce au web, c’est aujourd’hui le cas. Si d’aucun considèrent encore comme vulgaire, bêtifiant, voir inutile tous les moyens de communication moderne : Réseaux sociaux, smartphone, informatique etc… L’avenir de nos démocraties passe bien par là et c’est je le pense un phénomène irréversible, bouleversant même au delà de la technologie le réajustement de nos façons de concevoir l’acte démocratique, politique et sociétal.

Dans ce vieil article, j’avais donc essayé de mettre en parallèle le courant de pensée du siècle des Lumières et le web 2.0. Je me rends compte aussi qu’en trois ans les choses ont encore beaucoup évoluées.

Le siècle des lumières, le e-commerce et les média sociaux !

Titre étrange, mais à y regarder de plus prés, la similitude est troublante.

Petite piqûre de rappel :
Le mot « Lumières » définit métaphoriquement le mouvement culturel et philosophique qui a dominé, en Europe et surtout en France, au 18e siècle auquel il a donné, par extension, son nom de siècle des Lumières.

Révolution philosophique et liberté :
Les penseurs de cette époque ont transformé le domaine du savoir (science et philosophie) et de l’art (la littérature en particulier) par leurs questions et leurs critiques fondées sur la « raison éclairée » de l’être humain et sur l’idée de liberté.

Internet :
Les titres de journaux des années 90 : INTERNET le nouvel espace de liberté !
Déclaration des quatre libertés du logiciel libre :
Liberté d’utiliser – Liberté de connaître et d’étudier – Liberté de modifier – Liberté de redistribuer.

Diffusion du savoir :
Un changement important trouve son origine en France, avec les Encyclopédistes. Ce mouvement intellectuel défend l’idée qu’il existe une architecture scientifique et morale du savoir, une structure prévalente et ordonnée et que sa réalisation est un moyen de libération de l’homme.
Le philosophe Denis Diderot et le mathématicien d’Alembert publient en 1751 l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers.

Internet :
Wikipédia encyclopédie libre pour ne citer qu’elle.

Idéal du philosophe du blogueur et de l’activiste :
La figure idéale des Lumières est le philosophe, homme de lettre avec une fonction sociale qui exerce sa raison dans tous les domaines pour :

* Guider les consciences.
* Prôner une échelle de valeurs et militer dans les problèmes d’actualité.
* C’est un intellectuel engagé qui intervient dans la société.
* Un honnête homme qui agit en tout par raison.
* Qui s’occupe à démasquer des erreurs.
* Celui dont la profession est de cultiver sa raison pour ajouter à celle des autres.
* Un défenseur des droits de l’humanité, opposé au despotisme…

On retrouve là tout ce qui compose cette partie de l’internet en réflexion et les actions militantes relayées par le réseau. Mais il est plus difficile au milieu de toutes ces informations de déceler les nouveaux Diderot, Voltaire et Rousseau (le Candide c’est moi bien sur !).

Le sujet et les similitudes sont vastes, mais les Influences de la pensée des Lumières ont été transcendées grâce aux outils de diffusion numérique. L’homme redevient le centre, une idée peut faire du chemin, ce que je fais depuis des années, ce qui est mon métier n’aurait pas été possible il y a seulement 7 ans. L’énergie des Lumières est palpable sur la toile, elle est partout, dans les nouvelles boutiques e-commerce qui réinventent tous les jours la relation client/vendeur, dans les blogs politiques ou de société, dans la tête des programmeurs et des graphistes qui recomposent tous les jours notre « P.P » (Pixel-Paysage), dans l’énergie déployée par ces nouveaux entrepreneurs à communiquer (blog, Facebook, Twitter) non seulement sur leurs produits, mais aussi sur leurs démarches et leurs vies (StoryTelling), demandant aux futurs utilisateurs ou clients de participer à l’élaboration du projet (CrowdSourcing).

Et je me sens à ma place au sein de cette communauté d’esprit et d’énergie.

Adoptez la SLOW COSMETIQUE !

Si il y a bien un livre à mettre entre toutes les mains en ce moment, c’est celui de Julien Kaibeck (www.lessentieldejulien.com) : Adoptez la SLOW COSMETIQUE !

« Consommer moins et mieux… », dès la préface de jean-Pierre Coffe le ton est donné :

« Le livre de Julien Kaibeck dresse un constat alarmant sur les cosmétiques conventionnels. Si les femmes et les hommes qui liront ce livre ne se posent pas des questions fondamentales sur le devenir de la peau de leur visage et de leur corps, c’est que le genre humain sera gagné par l’inconséquence, la bêtise, et définitivement soumis au diktat publicitaire… »

Julien nous brosse avec humour mais sans concession un portrait de l’industrie cosmétique conventionnelle actuelle et de son grand lavage de cerveau, nous liste les produits dangereux, nous apprend à lire les étiquettes et nous donne de vrais bons conseils pleins de bon sens et issue de sa solide expérience professionnelle dans un univers où le plus souvent l’ingrédient principale est l’eau (qui ne pénètre jamais la peau) et où certains packaging coutent deux fois plus cher que le principe actif !

« Crèmes de jour, de nuit, soins antirides miracles, shampooing aux mille vertus, gels douche relaxants… Avons-nous vraiment besoin de tous ces produits ? On sait déjà qu’ils feront souffrir notre portefeuille et la planète… Ne devrait-on pas les consommer avec plus de discernement »
Julien Kaibeck.

Les savons à froid, s’inscrivent tout naturellement dans cette mouvance, Julien ne s’y est pas trompé et a gentiment cité les Savons Gaiia en page 212 ainsi que l’ADNS, l’Association Des Nouveaux Savonniers.

Alors rendez-vous service, adoptez la Slow Cosmétique et les savons Gaiia !

Behind the Beyond Soap !

Sous l’impulsion de Michel et de Swanee deux grands Saffeurs* devant l’éternel…


* Saffeur

Adjectif masculin singulier (Qui n’existe pas encore dans les dictionnaires)
1  – Relatif à la fabrication et au commerce du savon obtenu à froid par l’action d’une base sur un corps gras.
Nom masculin singulier (Qui sera un jour dans les dictionnaires)
2 – Savonnier qui fabrique et vend du savon à froid.


Une rencontre informel entre Savonniers à Froid, blogueuses et acteurs du métier était organisé juste apres le salon « Beyond Beauty », suivit d’un petit concours sympathique entre Saffeurs, Le Beyond Soap : Créer un savon spécialement pour l’occasion !

Petit 1 – Vu que les photos prisent de la soirée avec mon iPhone sont pitoyables et que Ka fée est venu avec son magnifique Canon 550D.

Petit 2 – Vu que Ka fée à déjà publié un super reportage sur la soirée et la présentation des savons avec tout pleins de photos réussies.

Petit 3 – Vu que je ne pourrais en dire plus, ou le dire mieux, je vous invite à aller voir son article directement sur son site : www.soapsession.com/blog/

Mises à jour du 19/09 :
Swanee aussi à écrit un article trés précis sur cette réunion : Voir son blog ici / www.byswanee.blogspot.com

Mises à jour du 23/09 :
Marie nous raconte les souvenirs de la soirée sur son site : secrets-cosmetiques.com

Et Kafée m’a gentiment accordé la permission de publier quelques photos de la soirée :

1 – Un des gagnants de la soirée : Le savon de Raphael.
La tour Eiffel est peinte à la main avec du beurre de cacao sur du papier sulfurisé et tatoué sur le savon lors de la saponification !

2 – L’autre savon gagnant, celui de Swanee (envoutant).
Basé sur une boisson Antillaise « le décollage » à base de Rhum, lait de Coco, Citron vert et sucre de canne !

Ce sont deux savons extrêmements créatifs qui ont fait l’unanimité.

(Source photo noir & blanc : Life magazine / Natahlie Wood et Warren beatty)
(Source photo couleurs Kafée : Life magazine / Natahlie Wood et Warren beatty)

Le mur de l’éco-responsabilité !

Que se soit pour les citoyens ou pour les entreprises, la gestion du mur de l’éco-responsabilité est une notion en constante mutation puisque liée aux ressources et l’environnement de chacun.

Definir cette notion pour les citoyens :

Dés lors qu’un citoyen désire s’impliquer dans l’un des principes environnementaux tels que le développement durable, la gestion des déchets, l’impact carbone etc… Il est rapidement confronté à d’une part, l’aspect matériel de son engagement et aux ressources locales misent à sa disposition pour l’aider à concrétiser sa démarche éco-citoyenne.

Il y a d’un coté le désir d’accomplir et de l’autre, le mur des possibilités. Parce qu’il ne suffit pas de prendre conscience et de vouloir s’engager dans la voie du durable et de l’équitable pour pouvoir le faire, il y a aussi et surtout le porte monnaie !

Les revenus sont le premier frein, le premier mur de l’éco-responsabilité.

le deuxième étant l’environnement même du citoyen, ou selon son lieu de vie, il aura plus ou moins accés aux infrastructures de gestion de la « chose » écologique ou éco-citoyenne. Mais, au cours de sa vie il aura la possibilité de faire reculer ce mur et c’est cela le plus important, ne jamais cesser de faire reculer le mur de l’éco-responsabilité !

Pour les entreprises c’est la même chose.

Les entreprises, grandes ou petites sont soumises à la même loi et au même mur : l’argent et l’environnement. Prenons le cas des savons Gaiia par exemple. Notre farouche volonté éco-responsable s’est frotté et continue à être confronté aux coût liés à notre éthique elle même. La « chose » écologique coute cher en recherche et développement et les matériaux désirés ne sont pas forcément conçus à proximité de notre Savonnerie. Voici donc concrètement les deux mur de l’éco-responsabilité pour Gaiia.

Que faire alors ?

Il faut pousser sans cesse ce mur, sans culpabiliser de n’être pas arrivé là ou voulaient nous pousser nos rêves. Et n’avoir à l’esprit, au cours de l’évolution de notre entreprise humaine ou commerciale de continuer à faire reculer le mur de l’éco-responsabilité pour un jour obtenir, soit la vie, soit les produits de nos rêves.

Indignez-vous !

Ma prochaine lecture ! un petit livre de 32 pages écrit par Stéphane Hessel sur la nécessité de lutter contre toutes les formes d’injustice, une « insurrection pacifique ».

« 93 ans. La fin n’est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance ! » Quelle chance de pouvoir nous
nourrir de l’expérience de ce grand résistant, réchappé des camps de Buchenwald et de Dora, co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948, élevé à la dignité d’Ambassadeur de France et de Commandeur de la Légion d’honneur !

Pour Stéphane Hessel, le « motif de base de la Résistance, c’était l’indignation. » Certes, les raisons de s’indigner dans le monde complexe d’aujourd’hui peuvent paraître moins nettes qu’au temps du nazisme. Mais « cherchez et vous trouverez » : l’écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l’état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au “toujours plus”, à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu’aux acquis
bradés de la Résistance – retraites, Sécurité sociale… Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l’homme… en sont la démonstration.

Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu’il appelle à une « insurrection pacifique ».

(Sources : Photo de la couverture/ Edition Indigéne. Texte de préface / Sylvie Crossman.)

Cosmétiques home-made, émergence d’une nouvelle conscience collective !

Faire ces cosmétiques à la maison est une tendance lourde depuis quelques années pour beaucoup de femmes (je serais curieux de savoir quel est le pourcentage d’homme dans la ‘cosméto’ home-made), et ce pour de multiples raisons qui n’ont rien à voir avec un phénomène de mode, mais sont soit la résultante d’une réalité économique, soit d’une prise de conscience quant aux compositions et la dangerosité de certains produits industriels, ou tout simplement liés au plaisir de créer…

Preuve que cette nouvelle façon de « Consocréer » (J’invente un mot pour l’occasion, c’est la contraction de créer sa consommation) qui passe par le pain fait à la maison, la confection de couches non jetables en coton ou lin biologique, le compostage des déchets « perso » même en ville, de savons naturels ou bio, tout cela démontre bien que ce type de mode de vie est bien ancré dans notre société et dépasse largement le cadre de l’écologie et les clivages de classe pour tendre vers une forme d’éco-citoyenneté, une conscience collective, un élan commun…

Hélène Guinhut journaliste au ‘Monde’ à écrit un article trés intérressant sur le sujet des cosmétiques fait à la maison, et paru aujourd’hui. Voici le début :

Crème anti-âge, lait démaquillant, gel douche, shampooing, ombre à paupières, rouge à lèvres… de plus en plus de cosmétiques sont fabriqués à la maison par des adeptes qui boudent les rayons beauté des grands magasins. La tendance, comme souvent, est née aux Etats-Unis dans les années 1990 avec le savon et le maquillage. Sur Internet, de nombreux blogs français proposent des astuces et des recettes aux « apprentis cosméticiens », qui peuvent aussi s’initier dans des ateliers…

La suite est par là : Les cosmétiques c’est chic…

(Source : Extrait de l’article de Hélène Guinhut, publié dans lemonde.fr le 23.09.10. Et photo de 1956 d’Helena Rubinstein au travail.)

L'homme est bon par nature !

…C’est la société qui le corrompt. ( Rousseau)
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Et l’homme est-il moralement bon pour la nature ou est ce notre société qui l’incite à devenir responsable. La « société » n’est pas la source de tout les maux des hommes, parfois elle lui fait la morale! (Jean-Claude Platon)

(Credit photos : SHOWER MIC™ – sing in the shooOOOOoower – Design: Atypyk)