Auteur : Lise Abiven, Sorbonne Université

Une fois à l’intérieur de notre organisme, le Covid-19 est difficile à combattre, alors ne le laissons pas entrer ! Nous pouvons nous protéger nous, nos proches et la population en général grâce à un geste simple : le lavage régulier des mains. Comment un geste aussi simple peut-il être efficace contre un virus si virulent ?

Qu’est-ce qu’un virus ?

Un virus est un objet de taille nanométrique, d’environ 100 nanomètres de diamètre. Il est 100 fois plus petit qu’une cellule humaine et 1 million de fois plus petit qu’une balle de tennis. Cette nanoparticule se compose d’une enveloppe virale, formée d’une membrane lipidique (c’est-à-dire du gras) et de protéines, encapsulant une macromolécule codant le génome du virus.

Schéma d’un virus avec ses principales composantes chimiques : à l’intérieur, il y a le matériel génétique du virus. Il est enveloppé dans une membrane lipidique (grasse), composée de différentes protéines. Sur l’enveloppe de certains virus, des protéines en pointe, « Spike » en anglais, agissent comme des clefs pour ouvrir les portes de nos cellules, et permettre au virus de pénétrer à l’intérieur.
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Comment le savon détruit les virus ?

Les principes actifs du savon sont des tensioactifs, des molécules qui peuvent être assimilées à des pieds-de-biche, utilisables à l’échelle nanométrique pour démanteler le virus. Ces molécules sont composées d’une partie qui aime l’eau et d’une autre qui aime les corps gras, on les qualifie d’amphiphiles (« amphi » veut dire « double » en grec). La membrane du virus est un corps gras, comme l’huile par exemple.

Tensioactif : une partie qui aime l’eau et les composés aqueux ; une partie qui aime le gras et les composés gras.
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La partie hydrophobe des tensioactifs contenus dans le savon s’accroche à la membrane du virus et, au moment du rinçage, la partie hydrophile est attirée par les molécules d’eau. La résultante des forces exercées sur le virus entraîne la rupture de sa membrane grasse, décomposant l’enveloppe, puis la molécule d’ARN. Le virus devient inactif et se décroche de la peau grâce à l’action des tensioactifs, du frottement des mains et du débit d’eau.

Action du savon sur un virus : les tensioactifs du savon se fixe sur l’enveloppe du virus et agissent comme des pieds-de-biche, déchirant la membrane, qui se disperse au rinçage.
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« Faites l’expérience suivante : Verser un peu d’huile dans l’eau. Les deux corps ne se mélangent pas. Ajouter maintenant du savon et agiter. Que se passe-t-il ? Des microgouttes d’huile se forment dans l’eau sous l’action du savon. On appelle ces particules des micelles. Sous cette forme, l’huile est soluble dans l’eau. »

Pourquoi le virus devient inactif après un lavage des mains avec du savon ?

Un virus n’est pas un organisme autonome : il a besoin d’une cellule hôte pour se reproduire. Le virus y rentre par le même principe qu’une clé dans une serrure. Les protéines S (pour Spike en anglais signifiant pointe), présents au niveau de l’enveloppe virale des coronavirus, se fixent à certains récepteurs cellulaires. Le virus est ensuite internalisé. Une fois à l’intérieur de la cellule, le « virus père » se divise en plusieurs « virus fils » qui iront à leur tour contaminer les cellules voisines. Le Covid-19 est un virus à ARN. Cela signifie que son génome est codé sous forme d’ARN, pour acide ribonucléique. L’ARN, tout comme l’ADN, est composé d’une suite de briques chimiques appelés les nucléotides. Par rapport à un virus à ADN, le Covid-19 gagne du temps ! En effet, l’ARN permet la synthèse directe de protéines, alors que l’ADN doit être d’abord transcrit en ARN avant d’être traduit sous forme de protéines.

Comment le virus pénètre dans une cellule et s’y multiplie.
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Lorsque nous lavons nos mains avec du savon, on l’a vu, le savon démantèle l’enveloppe du virus. Ce dernier n’a plus la clé pour entrer dans nos cellules. L’ARN viral est également détruit car il devient accessible aux tensioactifs du savon : en effet, la macromolécule d’ARN possède des groupements hydrophobes ayant une forte affinité avec la partie qui aime les corps gras des tensioactifs. Ces derniers vont séparer les briques chimiques composant l’ARN de la même manière qu’ils agissent sur la membrane lipidique du virus. Le virus est maintenant décomposé en petites parties qui vont se lier aux molécules de tensioactifs du savon pour créer des micelles, solubles dans l’eau.

Il se passe le même phénomène que lorsque nous rendons l’huile soluble dans l’eau en ajoutant du savon. En conclusion, un lavage de mains au savon et à l’eau décompose le virus et le prive de sa capacité à pénétrer dans les cellules, le rendant inactif. Il débarrasse également la peau des fragments de virus comme il le fait pour toutes autres matières grasses (saletées). L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de se frotter les mains pendant 20 secondes pour une action efficace sur toute la surface des mains.

Et le gel hydroalcoolique ?

L’alcool en solution dans l’eau (de 60 % à 90 % en volume) dénature certaines protéines de l’enveloppe virale, rendant le virus incapable d’entrer dans une cellule.

Par contre, contrairement au savon qui « lave », le gel hydroalcoolique n’est pas efficace sur des mains sales. L’alcool est désactivé par la présence de matières grasses présentes en trop grande quantité sur la peau (souillures visibles). Le gel hydroalcoolique doit être utilisé sur une peau sèche, non souillées et sans blessures. Ainsi, l’OMS préconise un lavage des mains au savon et à l’eau lorsque nous sommes chez nous et l’utilisation du gel hydroalcoolique lors de nos déplacements pour les courses ou le travail.

Pourquoi le virus s’attache davantage à certaines surfaces plutôt qu’à d’autres ?

Une personne contaminée peut déposer des « gouttelettes » respiratoires, vectrices du virus, sur une surface (plastique, métal, cartons, peau humaine). Une personne non infectée qui touche cette surface peut contracter le virus si elle porte ensuite ses mains à sa bouche, son nez ou ses yeux. Une étude parue dans le The New England Journal of Medicine au début du mois de mars 2020 indique que le Covid-19 peut être détecté jusqu’à 24 heures sur du carton et trois jours sur du plastique ou de l’acier inoxydable. Même si le virus reste vivant un certain temps sur une surface, très vite, il devient trop faible pour nous contaminer efficacement. Au bout de quelques heures, il n’est probablement plus actif.

L’adhérence des virus aux surfaces se fait principalement via des interactions hydrophobes et électrostatiques. Le virus a une affinité plus ou moins importante avec certains types de matériaux en fonction de ses propriétés physico-chimiques, par exemple la morphologie de son enveloppe, ou sa « charge de surface » qui dicte les interactions électrostatiques. Pour l’instant, le lien entre les propriétés physico-chimiques des virus et la contribution des différentes forces d’interaction n’est pas encore bien établi, mais la physique des principales forces d’interactions en jeu est connue.

Les interactions hydrophobes sont fréquentes dans notre vie quotidienne : si vous déposez une goutte d’eau sur une table, elle n’est pas absorbée par la surface. Le revêtement de la table est hydrophobe et a donc une bonne affinité avec la membrane lipidique du virus.

Pour comprendre les interactions électrostatiques, il faut penser que les contraires s’attirent, et que la matière est constituée d’atomes. Un atome est formé de particules élémentaires chargées positivement – les protons – et négativement – les électrons. De manière générale, la matière est neutre et tend à le rester. Cela signifie qu’elle comporte autant de charges positives que de charges négatives. Les interactions électrostatiques résultent d’un mouvement des électrons d’un corps vers un autre. Elles permettent à la matière de revenir à un état de neutralité lors d’un déséquilibre des charges. La composition chimique de l’enveloppe d’un virus peut lui conférer une charge de surface neutre, positive ou négative.

Interactions entre un virus et une surface : les interactions hydrophobes en rose ont lieu car le virus possède une membrane lipidique, c’est-à-dire grasse. Les interactions électrostatiques en noir dépendent des « charges de surface » du virus, et de la surface.
Lise Abiven, Author provided

Si cette charge est négative, le virus va avoir une bonne affinité avec les matériaux ayant une charge positive, c’est-à-dire pouvant présenter un défaut d’électrons en surface comme le papier ou le nylon. Si la charge de surface du virus est positive, ce dernier sera attiré par des matériaux pouvant présenter un excès d’électrons en surface comme certaines matières plastiques telles le PVC ou le film cellophane.

Le développement d’un vaccin contre le Covid-19 est un travail au long cours. Tous ensemble, nous débutons un marathon visant à ralentir sa propagation. En comprenant le virus, sa composition physico-chimique, ses mécanismes d’action et son mode de propagation, nous comprenons aussi les raisons qui rendent les gestes barrières efficaces pour nous protéger et protéger les autres. Mettons-nous dans la peau du virus et nous nous laverons les mains de la bonne manière et au bon moment.The Conversation

Lise Abiven, Doctorante, Sorbonne Université

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Si l’on connait depuis des années le terme « surgras », utilisé dans une multitude de produits lavants, les adeptes de savons connaissent moins bien l’origine du surgras (mode de fabrication & ingrédients) et ses vertus pour la peau.

Qu’est-ce qu’un savon surgras ?

Un savon surgras est un savon doux, enrichi en agents surgraissants comme :

  • des huiles végétales,
  • des beurres végétaux,
  • de la glycérine ou des agents d’origine animale (ex : la Lanoline, cire obtenue à partir de la graisse de laine).

C’est la présence d’agents surgraissants qui protègent, hydratent et aident à la restauration du film gras de la peau (film hydrolipidique).

Existent-ils plusieurs types d’agents surgraissants ?

Les agents surgraissants sont le plus souvent d’origine végétale (huile, beurre) ou naturelle comme la glycérine. Mais il arrive que l’on puisse trouver des agents d’origine animale, comme la lanoline, exclusivement dans des savons surgras industriels de grandes marques, vendus en pharmacie ou grandes surfaces.

Quels sont les différences entre les types de savons surgras ?

Les différences sont liées essentiellement aux modes de fabrication du savon.

Savon surgras industriel vendus en pharmacie (type Rogé Cavaillès, Neutrapharm, Bioderma et beaucoup d’autres…)

La première chose à savoir, et la plus importante, est que toutes ces marques de savons utilisent la même base lavante industrielle fabriquée à l’avance.

Cette base est ensuite utilisée, sous forme de chips de savon (bondillons), ou graisse animale (sodium tallowate) pour certains car moins chère. A ce stade de la fabrication, la glycérine est retirée alors qu’en fin de processus elle sera rajoutée en en très petite quantité sous sa forme naturelle ou de synthèse.

Mais alors pourquoi les marques industrielles de savons font-elles cela ? Premièrement, parce que la glycérine, naturellement issue du procédé de saponification, encrasse et bloque les machines industrielles. Deuxièmement, parce que la glycérine naturelle étant une matière première très chère, les grandes marques préfèrent la revendre à prix beaucoup plus élevé, ou la valoriser en l’introduisant dans la formule de leurs crèmes.

Méthode de fabrication :

  • empatage & malaxage de pâte à savon déjà prête
  • ajout en phase final d’agents surgraissant
  • pourcentage moyen du surgras d’un savon industriel : entre 1 et 1,5 % (quand l’information est communiquée)

Cette méthode est la même pour 99% des savons « bio » de grandes marques vendus en boutiques ou supermarché bio (type Melvita, l’occitane bio, weleda…). La seule différence consiste en l’utilisation de chips de savon réalisées à base d’huile bio.

Savon surgras à froid (type savon Gaiia et beaucoup d’autres…)

Le terme « savon à froid » pourrait devenir un jour synonyme de savon surgras, puisque le « surgraissage » à base d’huiles végétales est dans l’ADN même de cette méthode de fabrication. Ensuite, les savons à froid sont saponifiés par des savonniers qui n’utilisent pas de chips de savon déjà prêtes. Ils choisissent leurs huiles, ils créent des formules uniques. Ils fabriquent leurs savons en prenant le soin de laisser toute la glycérine, naturellement formée lors de ce processus.

Méthode de fabrication :

  • saponifié à froid par des savonniers de métier.
  • Obtention du surgras 3 temps :
  1. Surgraissage dans la formule : Une partie des huiles ne sera pas transformée en savon et restera à l’état d’huile.
  2. Surgras en enrichissement : Ajout d’huiles ou de beurres après le processus de saponification.
  3. Glycérine naturelle issue de la saponification.
  • Pourcentage moyen du surgras d’un savon à froid : entre 5 et 8,5 %.

Les bienfaits d’un vrai savon surgras :

Notre peau possède en surface un film protecteur appelé film hydrolipidique. Ce film naturel protège la peau de plusieurs façons :

  • Il protège notre peau des agressions extérieures.
  • Il hydrate et assouplit en empêchant l’évaporation de l’eau contenue dans la peau.

L’eau calcaire et dure, l’utilisation répétée de gels douche ou de produits lavants trop décapants, la météo et la pollution peuvent altérer ce film. La peau n’assure alors plus son rôle de barrière protectrice : elle se déshydrate, devient sèche et perd de sa souplesse.

Les huiles et la glycérine qui constituent les agents surgras d’un savon ne sont pas totalement éliminées au rinçage et laissent ainsi sur la peau un léger film protecteur. Hydratant votre peau en douceur sans aucune sensation de tiraillement.

Un savon surgras pour quel type de peau ?

Un savon surgras peut être bien entendu utilisé par tout le monde (bébé et grands). Il est l’allié, parfait des peaux sèches, sensibles, atopiques et convient à toutes les parties du corps.

Mythe et réalité : du savon pour le visage ?

La plupart des savons industriels peuvent êtres décapant pour les peaux sensibles, vu qu’ils ne contiennent pas de surgras et très peu, voir pas du tout, de glycérine. En revanche, un savon, doux et surgras par nature, est non seulement à recommander pour le visage mais aussi sur des zones plus sensibles et intimes.

C’est quoi un vrai savonnier ?

La réponse est très simple, c’est quelqu’un qui transforme ses huiles en savon, pas une entreprise qui achète des chips de savon déjà prêtes et qui se contente d’y ajouter un parfum, une couleur, ou 1% d’huile d’amande douce pour dire que leur savon est un savon surgras !

Sauvons notre peau et la planète avec un savon surgras, saponifié à froid, doux, hydratant et écologique !

savons-saf

Petit rappel sur ce qu’est un savon à froid

Le savon à froid est le résultat d’un mélange de corps gras (ex: huiles végétales) et d’un agent alcalin (ex: soude, potasse, cendre…). Le savon et la glycérine résultent de la réaction chimique appelée saponification.

Un savon à froid est un savon de qualité, la chose est maintenant reconnue mais il y a aussi et surtout des enjeux culturels ! Ah bon ? Lesquels ?

  • Les dernières vraies savonneries de Marseille ferment les unes après les autres sans être aidées par la région ou l’état.
  • Une appellation non protégée laissant 99% de la production hors France et sans huile d’olive, ce qui est scandaleux alors que le savon est un objet du patrimoine français et reconnu comme tel dans le monde entier…

BONNE NOUVELLE : le savon à froid redevient peu à peu un emblème culturel, le symbole du nouveau savon français de qualité !
Quand nous avons lancé Gaiia, le savon à froid était trop peu valorisé. Rares étaient les personnes à en connaitre ses vertus. Après 10 ans de dur labeur sur le sujet nous sommes fières de constater, aujourd’hui, l’engouement pour le savon à froid. Mission réussie !

 

1- LA LISTE DES INGREDIENTS (INCI)

Reconnaître un savon à froid commence par une lecture de l’INCI (liste des ingrédients). En effet, c’est le premier des réflexes à avoir pour différencier un savon à froid d’un savon industriel. En revanche, ce n’est pas si simple.
La plupart des savons industriels étant fabriqués à partir de bondillons de savon (chips ou copeaux de savon tout prêts, sans glycérine, fabriqués pour la plupart à base de palme en Indonésie) ou à partir de graisse animale (Sodium tallowate, graisse non noble comme des déchets d’abattoir, os etc…).

La méthode la plus simple est de lire les deux premiers ingrédients cités, si ces deux premiers ingrédients sont :
• « sodium palmate » puis « sodium palm kernelate » = Savon industriel
• « sodium tallowate » puis « sodium palm kernelate » = Savon industriel
• « sodium tallowate » puis « sodium cocoate » = Savon industriel invariablement,

Les deux combinaisons des deux premiers ingrédients ne sont jamais des savons à froid.

Il existe deux types d’INCI chez les savonniers à froid :

CAS N°1 :  Sont mentionnées les matières premières mises en œuvre avant la saponification. Les huiles conservent leurs noms (ex : cocos nucifera oil / huile de noix de coco). Ici aucun doute n’est possible, puisque l’INCI prouve que c’est bien le savonnier lui-même qui à saponifié ses huiles.

CAS N°2 : Sont mentionnés les ingrédients présents après saponification (ex : sodium cocoate / huile de noix de coco saponifié transformée en savon). Ici le sodium + le nom de l’huile peuvent troubler à un non initié et laissent penser qu’il s’agit d’un savon à base de bondillons, ce qui n’est évidemment pas le cas chez un savonnier à froid.

Les conservateurs et agents de chélation pétrochimiques aussi sont de bonnes pistes : EDTA, Tetrasodium Glutamate, BHT… vous n’en trouvez jamais dans un savon à froid.

 

2 – SAVON A FROID & INGREDIENTS EN FRANCAIS

Un savonnier à froid à une grande connaissance des huiles végétales, c’est sa matière première, la base, l’ingrédient qui fera toute la différence dans sa formule.

En règle générale, la liste des ingrédients est souvent traduite en français pour que les utilisateurs soient correctement informés. Un savonnier à froid est fier des ingrédients mis en œuvre dans ses formules, alors il en parle volontiers et avec transparence. Parfois les huiles utilisées sont des huiles locales voir même, très rares, cela peut être aussi un bon indicateur.

 

3 – FORME / TEXTURE/ TRANSPARENCE

En grande majorité (mais il existe quelques exceptions) la forme du savon et sa découpe sont de bons indicateurs, il est rare que des savonniers à froid professionnels coulent leurs savons dans de petits moules individuels. Donc le plus souvent les savons à froid sont rectangulaires avec des bords assez francs et semblent être coupés à la main. Ils peuvent êtres aussi de forme ronde (autre type de moule), mais pratiquement jamais ovales, arrondis ou d’une forme tarabiscotée. C’est le cas pour l’essentiel des savonniers à froid. Toutefois je connais 2 ou 3 savonniers qui coulent leurs savons individuellement dans des moules de type « cupcake », forme de cœur, fleurs…

Les savons à froid sont aussi plus gras au toucher, d’une texture moins compacte ou moins homogène et moins rêche qu’un savon industriel.

La transparence d’un savon saponifié à froid (Pour le fun)
Mettez un savon à froid qui ne contient ni colorant, ni poudre, ni argile mais uniquement du savon, devant une lumière. Vous verrez qu’il sera légèrement translucide tandis qu’un savon industriel restera complètement opaque. Cela ne doit pas non plus être l’unique critère de sélection.

 

savons naturels à froid Gaiia

Transparence des savons naturels à froid Gaiia, gage de qualité

 

4 – UN LOGO SAF / MENTION DE SAPONIFICATION A FROID

 logo-SAF-uniqueOn peut aussi reconnaitre un savon saponifié à froid (SAF) grâce au logo de Saponification à Froid. Ce dernier est de plus en plus répandu. Certains savonniers à froid n’ont  pas désiré apposer de logo sur leurs emballages mais dans tous les cas de figure, même sans le logo SAF, la mention : « Savon à Froid » ou « Savon par saponification à froid » est toujours présente et gage de qualité.

 

5 – UNE MENTION SLOW COSMETIQUE

De plus en plus de savonniers à froid reçoivent la mention « Slow Cosmétique ». Mais même sans label Bio ou mention Slow Cosmétique, un savon SAF est par nature et philosophie plus « biologique » et écologique, dans sa conception globale et sa composition, que tous les savons « bio » industriels du marché. Un label bio ne permet donc pas d’identifier sur cette seule base un savon à froid.

6 – LE TYPE DE MARQUE & RESEAU DE DISTRIBUTION

Bon, là c’est simple, vous pouvez d’emblée rayer toutes les grandes marques présentes dans la grande distribution classique. Ce sont tous des savons industriels réalisés à base de bondillons.

Aucune grande marque industrielle ne produit de savon à froid. Son procédé de fabrication et ses quatre semaines d’affinage (cure) n’est pas assez rentable aux yeux des industriels.

Les savons à froid se trouvent plutôt en boutique Bio/produits naturels, sur les marchés, en herboristerie et surtout sur Internet.

7 – GOOGLISER LA MARQUE / ASSOCIATION DE SAVONNIERS

Pour ceux qui ont un peu de temps avant un achat, une recherche Google pour vérifier la réputation des produits et de la marque ou une simple visite sur le site du fabricant est souvent très instructive. Une réponse peut être trouvée dans les pages « qui sommes nous » et « mode de fabrication ».

Il est possible aussi en cas de doute sur un savon ou un fabricant de questionner l’association de savonniers à froid comme l’ADNS (Association Des Nouveaux Savonniers)  : www.saponification.org qui gère la distribution du logo « SAF », ou tout simplement consulter la liste (non exhaustive) des savonniers à froid adhérents : Liste ADNS des adhérents « Pro ».

En résumé, l’INCI, le logo SAF ou une mention « savon à froid » vous permettront d’identifier un savon saponifié à froid. Le dernier test étant sans conteste de l’essayer pour enfin l’adopter !

 

Je souhaite découvrir la gamme de savons naturels à froid Gaiia.

 

La qualité d’un produit doit-elle se juger uniquement sur le produit fini ?

Doit-on aussi prendre en compte comment et par qui sont réalisés les matières premières du dit produit  ?

Leur mode de production est-il polluant ou pas ?

Chez Gaiia nous considérons que toutes les étapes nécessaires à la fabrication d’une matière première sont aussi importantes que le produit fini.

Un produit fini peut-il être considéré comme vertueux pour l’environnement si un de ces principaux composant est fabriqué par des industriels de la pétrochimie polluante ?

Actuellement, la grande majorité des shampoings solides présents sur le marché contiennent un (voir plusieurs) tensioactifs de synthèse et qui représente un gros pourcentage du produit fini . Il s’agit de molécules régulièrement utilisées en tant qu’agent émulsifiant ou stabilisant (gels douche, shampoings, liquides vaisselles etc…). Leur synthèse s’inscrit dans les processus de fabrication utilisés en chimie conventionnelle, décrits comme polluants, non respectueux de l’environnement, et entrainant ainsi l’apparition de nombreux produits secondaires non-transformables.

L’un des tensioactif les plus utilisé pour la fabrication de cosmétiques solide comme le shampoing solide est le SCI (Sodium Cocoyl Isethionate). Il s’agit d’un tensioactif dérivé de l’huile de coco. Il existe également le Sodium Isethionate, non issu de coco.

Ces deux molécules sont elles mêmes issues de voies de synthèse longues, chacune d’entre elles produisant de nombreux déchets parfois réutilisables, parfois non exploitables ou non recyclables.
En effet, ces molécules indésirables sont, pour la plupart, chlorées et donc difficiles à recycler. Extrêmement toxiques, elles peuvent, si elles ne sont pas prises en charge, détériorer l’environnement et les milieux aquatiques. La chimie du souffre reste également très polluante car elle utilise de l’acide chlorhydrique et d’autres acides forts, en fortes concentrations, détruisant ainsi la faune et la flore.

C’est pourquoi, dans nos produits Gaiia, nous n’utilisons pas de tensioactifs de synthèse . Tous nos savons et shampoing solide sont créés et formulés uniquement à partir du processus de saponification à froid, permettant ainsi de transformer l’ensemble de nos matières premières en savons. Aucun produits secondaires n’est alors formé et rejeté.

Exemple d’une synthèse menant au Sodium Isethionate + produits secondaires polluants

  • (1) : pyridine
  • (2) : 2-hydroxyethanesulfonyl chloride
  • (3) :2-pyridin-1-ium-1-ylethanesulfonate
  • (4) :Sodium isethionate
  • (5) :Sodium 2-chloroethanesulfonate monohydrate
  • (6) : sodium 2-hydroxyethane-1-sulfonate-1-d

Avec cet exemple, on comprends clairement que pour obtenir et vendre 1 produit (entouré en vert) on en créer 3 (entourés en rouge) qui ne servent à rien et qui sont polluants.


Principaux fournisseurs / producteurs de SCI et autre ingrédients pétrochimiques :
Innospec Inc., Clariant International, BASF SE, Huanggang Yongan Pharmaceutical Co., Ltd, Galaxy Surfactants, AkzoNobel NV, Jeen International Corporation, KIYU New Material Co., Ltd. , Henan Surface Chemical Industry Co Ltd


savon de Marseille dermatologique

Enfin ! Un Savon de Marseille vraiment dermatologique !

Comme vous savez déjà, je ne suis pas française. Mais avec le temps, je viens de comprendre quelques traditions culturelles de la France, comme….

  1. Lavande dans le dressing pour repousser les petits insectes.
  2. Le quignon de la baguette est sacré. Vous pouvez pas le prendre comme cela sans rien dire. (Mes excuses à mon beau père !)
  3. Les vacances sont quelque chose de très SERIEUX.
  4. On prend l’apéro et APRÈS on passe a table.
  5. Une abondance d’araignées = une maison saine. (*je prends la maison malsaine svp*)
  6. Et ma grand-mère a toujours fait sa lessive avec du Savon de Marseille…

Le linge, le Savon de Marseille sert à cette tâche là…. Quand il est fabriqué à chaud, au chaudron.

Je m’explique. La méthode de fabrication au chaudron chauffe la pâte du savon à une température haute pendant des jours. La pâte est ensuite « nettoyée » plusieurs fois avec de l’eau et enfin avec un relargage afin d’éliminer les impuretés et enlever la glycérine issue de la saponification. Donc, ce que nous obtenons est une lessive efficace, un futur détergent solide… Mais, une peu trop détersif pour les peaux les plus sensibles ou il s’avère un peu décapant et abrasive, même si c’est un savon naturel.

Chez Gaiia, nous cassons un peu tous les codes en modernisant et en sublimant cette recette tout en la respectant. Nous voulons changer l’image du Savon de Marseille utilisé par notre grand-mère et sa précieuse lessive. Nous prenons la même recette mais quand elle est réalisée par saponification à froid, cela crée uns sacrée différence pour la peau !

Comme tous nos savons surgras à froid, notre Savon de Marseille contient de la glycérine naturellement issue de la saponification et du surgras. Pas de chauffe à haute température pendant des jours. Pas de relargage gaspillant de l’eau. Notre Savon de Marseille à froid bénéficie d’une incroyable douceur pour tous les types de peaux. Un vrai soin cosmétique qui ne sèche pas la peau et qui ne tiraille absolument pas. Soyons honnête, notre peau ne devrait pas être traitée comme du linge sale !

Et voilà notre crédo ! Nous ne devrions pas nous contenter d’un savon de ménage détergent quand on peut profiter de tous les bénéfices cosmétiques d’un Savon de Marseille à froid.

Notre Savon de Marseille surgras est un savon dermatologique doux et hydratant pour le corps et le visage, un savon naturel adapté pour à tous les types de peau et surtout les peaux très sensibles, comme celle de bébé.

N’agressez pas votre peau, sauvez-la ! Avec un Savon de Marseille dermatologique Gaiia.

Kasey.


Finally, A Savon de Marseille that is true skin care!

So, as you know by now. I’m not from here. But I have come to learn some French traditions and culture after my time spent in this country.

Lavender goes in the closet to keep away bugs
The end of a baguette is sacred and you can’t just take it (excuses to my father in law)
The French take their holidays SERIOUS
First l’apero. THEN we can start the meal.
Abundance of spiders mean the house is healthy, *ill take the unhealthy house please*
And grandma always did her laundry with Savon de Marseille.

Laundry. That’s what the Savon de Marseille is made for…..when is it made in a cauldron!

Let me explain. The fabrication method “au chaudron” for a savon de Marseille heats up the soaps paste to high temperatures. The paste is washed with a “salting out” in order to remove its impurities and the glycerin that develops naturally is also removed. What we are left with is efficient laundry soap, but a bit too efficient to the fact that it can be abrasive on one’s skin, even if it is natural. Haven’t you noticed that the two “different” soaps being marketed are the exact same thing?

Here at Gaiia, we are proposing to break one of these fondly held traditions. Switch up the vivid memories of grandma and her cherished laundry soap. So lets say we take the same recipe and put it through cold process saponification, what are the results?

Like all of our cold process soap, our Savon de Marseille contains natural vegetable glycerin AND surgras. No extensive heating and no salting out. Our cold process Savon de Marseille allows for incredible softness and is gentile for all skin types. It is a true cosmetic soap that does not dry out or pull at your skin. Because lets be honest, our skin shouldn’t be treated the same as our dirty laundry.

And that’s the point! We shouldn’t have to settle for a laundry detergent when we can enjoy all the benefits of a Savon de Marseille fabricated à froid!

Our Savon de Marseille surgras is skin care at its best! Moisturizing pour the body and equally the face and 100% natural, it can be used on the most sensitive of skins like that of a baby to the more rugid and dried out.

Kasey.

Depuis quelques temps certaines marques (surtout LUSH) communiquent puissamment sur l’allégation Produits / Cosmétiques auto-conservés. Ce matin, la « boss » d’un magasin voulant revendre nos savons me posait même la question :

Vos savons à froid sont-ils auto-conservés ?

La réponse est oui mais mérite un peu d’explication pour dégonfler le ballon :-)
Tous les savons peuvent être considérés comme des produits auto-conservés ce qui veux dire en clair, sans conservateurs ajoutés à condition qu’ils ne contiennent pas de molécules citées à l’annexe V ou considérées comme conservateur au regard du règlement européen sur les cosmétiques. En allant un peu plus loin, tous les cosmétiques Gaiia, sans eau comme nos baumes déodorants et nos savons à froid peuvent aussi se targuer d’être auto-conservés puisque ils n’ont pas besoin de conservateurs.
Je trouve ça un peu pompeux comme argument marketing, tout cela dans le seul but de se différencier des concurrents qui utilisent la terminologie « sans conservateurs » évidement.

Pourquoi nos savons surgras pourraient aussi se dire auto-conservés ?

L’absence d’eau dans nos savons et nos baumes (ou en quantité infinitésimale) réduit ou supprime le risque de développement bactériologique d’une part. D’autre part, des ingrédients (comme certaines huiles essentielles, des argiles…) ou le produit lui même (le savon par exemple) remplissent la fonction de conservateur antimicrobien et se suffisent à eux même.

Je conclurais par un conseil tout simple pour ceux qui cherchent des cosmétiques exempts de conservateurs : Choisissez des cosmétiques sans eau ! c’est déjà un bon début :-)


Les savons Ayurvédiques Gaiia sont des savons à froid traditionnels enrichis avec 6,5% / 7,5% d’huiles végétales. Ils contiennent 7,5% de glycérine végétale produite naturellement au cours de notre processus de fabrication à froid. Spécialement formulés pour les peaux sèches / sensibles / grasses en Inde à Goa par un maitre savonnier français Philippe Maradan en collaboration technique avec le Dr Vikram Andrew Naharwar du laboratoire Ayurvédiques Amsarveda, leader mondial dans les produits naturels Ayurvédiques depuis plus de 53 ans.


LES ACTIFS DE NOTRE SAVON AYURVEDIQUE VATA

Pour peaux sèches

Aloe barbadensis (Aloe vera)

l’Aloe vera est l’une des plantes les plus populaires dans la cosmétologie moderne. Toutefois, seuls quelques extraits sont réellement utiles. Les qualités hydratantes de l’Aloe vera sont légendaires et notre extrait contient plus de 50% de polysaccharides reconnues pour leurs propriétés hydratantes et protectrices.

 

 

 


 

huile de graines de Moringa

L’huile de graines de Moringa est très riche en acides gras insaturés et possède des propriétés anti-septique et des propriétés anti-inflammatoires. Elle est utilisée pour traiter les brûlures, les blessures, les piqûres d’insectes.

 

 

 


Glycyrrhiza glabra (Réglisse)

L’une des plantes les plus polyvalents de la nature, un édulcorant naturel, anti-ulcéreux, anti cancer et aussi l’un des ingrédients les plus puissants dans la cosmétologie moderne. Ses propriétés anti-oxydantes protègent la peau, ses propriétés anti-inflammatoires aident à la guérison des éruptions cutanées, traitement de l’eczéma et participe à la régulation de sébum dans la peau.

 

 

 


Centella Asiatica

Une plante populaire en cosmétologie moderne, cicatrisante, antibactérienne et régénérante utilisée pour faire des crèmes cicatrisantes, anti-vergetures… ses extraits ont la capacité d’augmenter la synthèse du collagène et de prévenir et réduire rides et ridules. Cet extrait très efficace est utilisé dans nos savons.

 

 

 


LES ACTIFS DE NOTRE SAVON AYURVEDIQUE PITTA

Pour peaux sensibles / mixtes

Aloe barbadensis (Aloe vera)

l’Aloe vera est l’une des plantes les plus populaires dans la cosmétologie moderne. Toutefois, seuls quelques extraits sont réellement utiles. Les qualités hydratantes de l’Aloe vera sont légendaires et notre extrait contient plus de 50% de polysaccharides reconnues pour leurs propriétés hydratantes et protectrices.

 

 

 


Rubia cordifolia (Manjistha)

Aussi connu sous le nom de Garance indienne, cette plante est utilisé dans les maisons indiennes depuis des milliers d’années et est réputé pour donner de l’éclat à la peau. Elle s’utilise en cataplasmes pour réduire les inflammations cutanées et est efficace en cas de dépigmentation ou pour soulager les brûlures.

 

 

 


Azadirachta indica (Neem)

Huile de Neem est anti-bactérienne et anti-fongique. L’utilisation de l’huile de Neem dans nos savons à froid sert à deux utilités. elle possède des propriétés anti-bactériennes et antifongiques pour ceux qui ont de l’acné et d’autres problèmes de peau ainsi que l’ajout à la teneur en acides gras naturels du savon en le rendant incroyablement doux et doux.

 

 

 


Hemidesmus indicus (Anantmool)

L’Anantmool est largement utilisé pour atténuer les imperfections cutanées. C’est un excellent nettoyant pour la peau qui apaise les irritations et irruptions cutanées et aide à guérir les cas modérés d’acné. L’extrait de cette plante enrichi le savon avec une solution très efficace pour les imperfections et l’équilibrage du dosha pitta.

 

 

 


Hedychium spicatum (Kapoor kachri)

Communément appelé le lys de Gingembre, a une place spéciale en Inde pour la peau et les soins capillaires. Son odeur séduisante à la réputation d’apaiser le dosha pitta et est incluse dans la plupart des formulations de produit de soins de la peau en Inde. En calmant le dosha agressif de pitta, cet extrait apaise la peau enflammée par son action anti-inflammatoire.

 

 

 


LES ACTIFS DE NOTRE SAVON AYURVEDIQUE KAPHA

Pour peaux grasses

Rubia cordifolia (Manjistha)

Aussi connu sous le nom de Garance indienne, cette plante est utilisé dans les maisons indiennes depuis des milliers d’années et est réputé pour donner de l’éclat à la peau. Elle s’utilise en cataplasmes pour réduire les inflammations cutanées et est efficace en cas de dépigmentation ou pour soulager les brûlures.

 

 

 


Pterocarpus santalinus (bois de Santal rouge)

L’une des plantes les plus réputés pour les soins de la peau, l’extrait de bois de santal rouge favorise un teint éclatant et aide dans la résolution des problèmes d’acné.

 

 

 

 


Mentha piperita (menthe poivrée)

La Menthe Poivrée est un anti-bactérien et un anti-inflammatoire. Rafraîchissantes, apaisantes, astringentes, purifiantes et toniques, la Menthe Poivrée permet aussi d’apaiser les irritations, les démangeaisons, les rougeurs et les coups de soleil.

 

 

 

 


Garcinia indica seed butter (Beurre de Kokum)

Le beurre de kokum possède d’excellentes qualités d’agent émollient (assouplit et adoucit la peau) et ne laisse pas la peau grasse lorsqu’il est appliqué.

 

 

 

 


Simmondsia chinensis oil (Huile de Jojoba)

L’huile de Jojoba est unique car très proche du sébum humain. Calmante et assouplissante, cette huile pénètre facilement dans la peau sans laisser de sensation de gras. Elle protège la peau contre la déshydratation et les rides.

 

 

 

 


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Mais pourquoi c’est si long entre deux ruptures de stock !
C’est quoi cette « cure* » dont vous nous parlez tout le temps, à quoi ça sert ?

Pourquoi attendre entre quatre à six semaines avant de pouvoir vendre vos savons à froid.

1 – L’EVAPORATION
L’eau est nécessaire pour faire du savon, mais une fois réalisé, notre savon n’en à plus besoin. La période de « cure* » nous permet de laisser à l’eau le temps de s’évaporer au maximum.

2 – LE BONIFIER
Comme le vin et le fromage, les savons à froid se bonifient avec le temps. Les faire vieillir, c’est les faire durcir, c’est les rendre aussi plus doux pour la peau.

3 – PLUS RICHE EN MOUSSE
Nos savons seront aussi bien plus riche en mousse et crémeux au bout de six semaines que de quatre. Et pour les plus patients, si vous pouvez les garder chez vous au sec, à l’abri de la lumière, c’est au bout de six mois qu’ils s’exprimerons le mieux tout en étant encore plus dur et plus long à fondre.

Cette période de cure à la savonnerie est donc fondamentale pour obtenir un bon savon à froid, doux, hydratant et surgras. Nos savons demandent beaucoup de temps et de patience pour délivrer au final un soin lavant d’une grande qualité dermatologique et environnementale.

*Cure : Période de séchage à la savonnerie juste après la fabrication des savons à froid sur des étagères aérées dans une salle spéciale.

 

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Dans un monde normal…

Dans un monde normal, un honnête homme n’a pas à déambuler dans la vie affublé d’un t-shirt imprimé en gros caractères Helvetica Neue : « JE SUIS UN HONNETE HOMME, VOUS POUVEZ ME FAIRE CONFIANCE » !

Dans un monde moral…

Dans un monde moral, nous n’aurions pas à signifier que l’on fait bien des choses et qu’on tend à les faire bien, ce serait une évidence.

Dans un monde humble…

Dans un monde humble, l’artisan livrerait sa tâche quotidienne. Tout le monde saurait que de part sa fonction et l’humaine dimension de son oeuvre, il ne trahirait jamais la matière au bénéfice du matériel.

Dans un monde glorieux…

Dans un monde glorieux, nous serions tous les héros d’un quotidien simple où nous aurions le pouvoir de changer le monde, celui d’être des « Bruce Willis », des « Han Solo », des « Pierre Rabhi », des « Claude et Lydia Bourguignon »… aptes à sauver la planète en de multiples répétitions, à nos rythmes, simplement avec les cinq prochains euros de notre porte monnaie et de notre libre arbitre retrouvé.

Dans un monde réaliste…

Dans un monde réaliste, nous interdirions toutes les productions dangereuses pour la santé et l’environnement, sans aucune putain de concession, et je devrais jeter mon iPhone et mon Imac aux orties tant que leur production restera sujette à caution !

Dans un monde Bio…

Dans un monde Bio, tout serais 100% bio parce qu’il n’y a pas d’autre choix, pas d’autre voie. Dans un vrai monde bio, l’humanité, la faune et la flore aussi auraient une vraie place,  bien au centre. L’humanité oeuvrerait pour elle même, dans sa globalité, sans restriction et le seul sanctuaire, la seule divinité serait notre terre.

Dans un monde logique…

Dans un monde logique, il n’y aurait ni Dîme, ni Gabelle, ni redevance à payer pour prouver que l’on produit de la qualité puisque tout le monde y serait tenu par conviction et / ou éducation.

La politesse sauve le monde mais les concessions elles, oeuvrent à sa destruction quand la raison nous fait écrire poubelle sur une poubelle et jamais trésor sur ce qui fait la vie.

Non, nous n’avons pas besoin de label Bio, parce que nous le sommes vraiment et que nous sommes bien plus encore !

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Quand il ne reste plus que quelques petits bouts de vos précieux savons échoués sur le bord de la baignoire, rabougris, secs et tristes de ne plus avoir vos faveurs le matin, avant de les jeter, faisons le tour de quelques alternatives économiques et récréatives pour les réutiliser :

1. Créez des boules de savons décoratives.

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Comment faire des boulettes de savon avec tous vos petits morceaux tout ramassés ?
Easy ! Les râper, ajouter un peu d’eau chaude pour faire des copeaux suffisamment malléable et façonner des boules à la main un peu comme les boulettes de tante Danielle. Assurez-vous de les stocker dans un endroit où ils peuvent tranquillement sécher et durcir pendant une semaine ou deux et le tour est joué.

2. Faire un savon exfoliant.

Trouver des petits sacs en filet, puis remplissez les de morceaux de savons. La combinaison des mailles et du savon rend l’ensemble idéal pour exfolier votre peau en douceur.

3. Transformer les en vrai savon liquide.

Comment faire votre propre savon liquide avec des reste de savons solides ?
Pour commencer, ramassez quelques morceaux de savons et mettez les dans un mixeur avec un peu d’eau tiède. Mélangez pendant environ 20 secondes sur un réglage moyen jusqu’à l’obtention d’une texture crémeuse, ajouter plus d’eau si nécessaire et vous voilà avec du savon liquide, dingue ! Mais attention, comme ce savon liquide là ne contient aucun conservateur,  je vous conseille de l’utiliser dans les jours suivants ou d’ajouter quelques gouttes de conservateur naturel comme du « Cosgard » pour le garder plus longtemps.

4. Rafraîchir vos vêtements stockées.

Beaucoup d’entre nous stockons à l’écart les vêtements d’une saison à l’autre, comment éviter les petites odeurs de renfermé ? Facile ! Laissez simplement des morceaux secs de savons parfumés dans les tiroirs ou l’armoire. Cela permet de retrouver une bonne odeur fraiche et propre quand vous les sortirez à nouveau dans quelques mois.

5. Soyez Rasoir.

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Hommes et femmes peuvent faire usage des restes de savons pour se raser la barbe ou les gambettes, cela mousse moins qu’une crème de rasage standard, mais la glisse et l’hydratation seront meilleures. Comme pour les boulettes, vous pouvez chauffer vos copeaux de savons avec de l’eau puis couler le mélange dans des bols et laisser le tout sécher tranquillement. (prévoir un blaireau pour l’utilisation)

6. Prendre un bain relaxant.

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Pourquoi gaspiller de l’argent avec des huiles de bain ? Sortez votre râpe à nouveau et jeter les copeaux de savon parfumé dans l’eau chaude pour une soirée de détente. (N’oubliez pas les bougies et le vin).

7. Faites des savons ludiques.

– Mettez tout vos petits morceaux de savons dans le pied d’une paire de vieux collants couper-nouer pour obtenir une jolie patate de savon :-)

– Vous pouvez aussi mouiller vos bouts de savon à l’eau tiède et les coller sur une jolie corde un par un pour obtenir un savon à pendre au dessus d’un robinet dans le jardin par exemple.

– Ou aussi utiliser nos sacs en bambou par ici…

Donnez une seconde chance à vos savons :-)

Sinon, si vous n’avez ni le temps ni l’envie, ou simplement que vous trouvez mes idées stupides ou digne d’un atelier maternelle, pas de problème, une fois vos savons usés jusqu’au bout, repassez une commande chez Gaiia :-)

insta


Source photos :
Les boules de savons : Source Image : http://appalachianheritagesoaps.com/blog/2011/11/17/bulk-soap-making-soap-balls/

Les sacs filest : Image source : http://www.consciousbath.com/index.php?p=1_12_Gift-Packages-Accessories

Les savons liquides : Image source : http://www.onegoodthingbyjillee.com/2012/06/make-your-own-resort-quality-liquid-hand-soap-for-pennies.html